Adrien Bosc

  • Capitaine

    Adrien Bosc

    • Stock
    • 22 Août 2018

    Le 24 mars 1941, le Capitaine-Paul-Lemerle quitte le port de Marseille, avec à son bord les réprouvés de la France de Vichy et d'une Europe en feu, les immigrés de l'Est et républicains espagnols en exil, les juifs et apatrides, les écrivains surréalistes et artistes décadents, les savants et affairistes. Temps du roman où l'on croise le long des côtes de la Méditerranée, puis de la haute mer, jusqu'en Martinique, André Breton et Claude Lévi-Strauss dialoguant, Anna Seghers, son manuscrit et ses enfants, Victor Serge, son fils et ses révolutions, Wifredo Lam, sa peinture, et tant d'inconnus, tant de trajectoires croisées, jetés là par les aléas de l'agonie et du hasard, de l'ombre à la lumière. Ce qu'Adrien Bosc ressuscite c'est un temps d'hier qui ressemble aussi à notre aujourd'hui. Un souvenir tel qu' il brille à l'instant d'un péril.

  • Constellation

    Adrien Bosc

    • Stock
    • 20 Août 2014

    Le 27 octobre 1949, le nouvel avion d´Air France, le Constellation, lancé par l´extravagant M. Howard Hughes, accueille trente-sept passagers. Le 28 octobre, l´avion ne répond plus à la tour de contrôle. Il a disparu en descendant sur l´île Santa Maria, dans l´archipel des Açores. Aucun survivant. La question que pose Adrien Bosc dans cet ambitieux premier roman n´est pas tant comment, mais pourquoi ? Quel est l´enchaînement d´infimes causalités qui, mises bout à bout, ont précipité l´avion vers le mont Redondo ? Quel est le hasard objectif, notion chère aux surréalistes, qui rend « nécessaire » ce tombeau d´acier ? Et qui sont les passagers ? Si l´on connaît Marcel Cerdan, l´amant boxeur d´Édith Piaf, si l´on se souvient de cette musicienne prodige que fut Ginette Neveu, dont une partie du violon sera retrouvée des années après, l´auteur lie les destins entre eux. « Entendre les morts, écrire leur légende minuscule et offrir à quarantehuit hommes et femmes, comme autant de constellations, vie et récit. »

  • André Breton, Jacqueline Lamba, Claude Lévi-Strauss, Victor Serge, photographies de Wifredo Lam, Anna Seghers, ce sont quelques-uns des passagers du Capitaine-Paul-Lemerle. À bord, on croise également Germaine Krull, la grande photographe allemande, ainsi qu'un jeune cinéaste, futur scénariste, Raymond Assayas, dit Jacques Rémy.
    Dans Capitaine, Adrien Bosc reconstitue cette traversée de Marseille à Fort-de-France en 1941, la vie sur le bateau de ceux qui fuyaient la France vichyste et leur arrivée en Martinique, parqués dans une ancienne léproserie, le Lazaret. À la fin du livre, il évoque sa rencontre avec Olivier Assayas qui lui ouvre l'album des photographies de Germaine Krull prises durant le voyage, lesquelles viennent, avec émotion, mettre en image son travail de romancier. Une importante série de tirages retrouvés en vrac dans un tiroir de la maison de campagne familiale et identifiés par Olivier Assayas qui en a reconstitué la genèse.
    Leurs recherches parallèles viennent alors se compléter et Un voyage, Marseille-Rio 1941 en est l'aboutissement. Et le prolongement, puisque le trajet, pour Germaine Krull et Jacques Rémy, se poursuit jusqu'à Rio, avec escale en Guyane Française, où Germaine Krull photographie les bagnards libérés et la vie indigène autour du fleuve.
    Un voyage accompagne une exposition de ces photographies et textes inédits aux Rencontres de la photographie d'Arles 2019.

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