Jean-Paul Enthoven

  • Neuf femmes - neuf muses - font l'objet d'un portrait dans la galerie privée, intime, de Jean-Paul Enthoven. Huit femmes célèbres... et une rencontre amoureuse, relation intime qui vient clore une série de mythes au féminin. Quel homme, enfin ne serait pas effrayé à l'idée de rencontrer sa dernière femme ? « Les quelques femmes que je rassemble ici n'ont eu, pour l'essentiel, qu'une existence imaginaire dans ma vie. Le plus souvent elles y ont surgi à leur guise, en des circonstances diverses, comme autant de figures avec lesquelles j'avais d'étranges rendez-vous. Peu importe qu'elles m'aient d'abord déplu ou séduit, lassé ou diverti. Ce qui me trouble, en revanche, c'est que leur manière de s'insinuer dans mon esprit, puis de s'y imposer, ne fut jamais fortuite. » J.-P.E. La dernière femme, Grasset, 2006

  • Pour chaque " entrée ", les auteurs ont également pris le parti de ne pas revenir sur les aspects classiques du proustisme (il existe de nombreux dictionnaires qui s'acquittent déjà, et admirablement, de cette mission), mais de pointer des bizarreries, des " angles ", des " curiosa " inédites : de " A " comme Agonie, à " Z " comme " Zinedine de Guermantes ", de " Datura " à " Rhinogoménol ", de " Kabbale " à " Asperge ", de " Plotin " à " Schopenhauer " ou " Walter Benjamin ", ils se sont ainsi amusés à parler du Proust qu'ils vénèrent depuis toujours, de sa biographie autant que de son génie d'écrivain, veillant chaque fois à apporter de la " valeur ajoutée " à leur texte. Les proustiens de coeur y trouveront leur compte, ainsi que les proustologues de tête. De nombreux extraits de correspondance et de l'oeuvre elle-même sont reproduits dans ce " D.A " volontairement facétieux, érudit et, espérons-le, aussi savant que divertissant.

empty