Raphaël Enthoven

  • « Gagne du temps. Sois péremptoire, snob ou dogmatique... Mais gagne du temps. Trompe-toi tant qu'il faut. L'instinct est à ce prix. Tu trouveras la faille et planteras l'étendard au coeur battant de la vie. Sois con souvent, génial parfois. C'est la rançon de l'emporte-pièce, le salaire du mépris. Cent sottises pour un aphorisme, comme un diamant scintille au milieu du charbon. Gagne du temps, disait mon père, laisse-moi te faire gagner du temps... »
    Dans cette confession d'un enfant du XXe siècle, entre l'épreuve de la violence et la découverte du courage, Raphaël Enthoven raconte la jeunesse, les amours, les combats, la liberté conquise. Et ressuscite un monde perdu.

  • Certains prétendent que le merveilleux Molière Était (comme tout homme) un sinistre macho. D'autres disent qu'en montrant des aventurières Il a fait au sexisme un enfant dans le dos. Le dramaturge est-il hostile au « second sexe » Ou est-il le premier à défendre ses droits ? Et si les choses étaient un peu plus complexes ? Et si Poquelin était les deux à la fois ?
    Dans une réécriture réjouissante de L'École des femmes, Raphaël Enthoven s'empare de la comédie de Molière pour disséquer notre rapport au désir, à la vieillesse et à la scène où, à force de se prendre pour son rôle, nul ne sait plus ce qui se joue.   

  • Nous sommes milliardaires en news, mais nous ne savons pas en profiter.
    Pourquoi nous sentons-nous gavés, au lieu d'en faire un festin ?
    Comment ne pas se noyer dans l'actualité ?
    En pratiquant la philosophie.
    Assidûment. Et au quotidien.
    Car elle donne à chaque événement la saveur d'une énigme - ou d'une question.
    Par exemple...
    Valait-il mieux, pour Harvey Weinstein, qu'il se fît prendre ou qu'il restât impuni ?
    Pourquoi est-il dangereux de croire que tous les gens qui nous ressemblent pensent comme nous ?
    Comment l'antique paradoxe du menteur permet-il de comprendre la réaction de Laurent Wauquiez à l'enregistrement pirate de ses propos ?
    Peut-on pratiquer la censure au nom de la tolérance ?
    Le clitoris est-il une arme de guerre ?
    Est-ce librement qu'Anakin Skywalker devient Dark Vador ?
    Si Dieu existait, aurait-on besoin de croire en Lui ?
    Etc.
    Après le succès des Morales provisoires, leur auteur récidive, démonte les idées reçues et enfonce gaiement son scalpel dans la chair du monde.

  • Pourquoi vivre comme une contrainte, ou comme une invasion, le bombardement d'informations dont nous faisons l'objet ? Et si c'était un cadeau ? Une armée de silex ? Une orgie pour la curiosité ?

    L'enjeu de ces chroniques n'est pas de faire briller l'actualité, mais de l'éclairer. La philosophie n'est pas le paquet cadeau, mais un scalpel pour traiter les événements ordinaires (ou non) de l'existence avec l'intérêt qu'ils méritent. Deux règles à cela : comprendre avant de juger, et s'étonner de ce qu'on a l'habitude de voir.

    Si Obélix rejoue une scène de Montesquieu, si les Pensées de Pascal décrivent la détresse au travail, ou si Christine Boutin devient (provisoirement) un personnage de La Fontaine, ce n'est pas par snobisme ni goût du baroque, mais parce que c'est le cas. Et si Proust, Montaigne, Platon, Jankélévitch, Descartes, Bergson ou Spinoza sont inlassablement convoqués, c'est qu'à leur manière ils donnent tous à saisir ce qui dure à l'intérieur de ce qui passe.

    Loin d'être un ouvrage de pop-philosophie qui tomberait en extase devant sa propre capacité à parler du quotidien, ce livre se veut l'exercice d'une admiration sans bornes pour le réel, ses splendeurs et misères, ses paradoxes et (surtout) ses anecdotes.


    Raphaël Enthoven est professeur de philosophie tant qu'il peut, et sur tous les supports qu'on lui donne. Rédacteur de « La Morale de l'Info » sur Europe 1 depuis août 2015, il est aussi l'auteur récent de Little Brother chez Gallimard, Anagrammes pour lire dans les Pensées (Actes Sud) et Dictionnaire amoureux de Marcel Proust, avec Jean-Paul Enthoven (Plon-Grasset).

  • En quoi le dessin d'une mouche au centre de l'urinoir fait-il de l'homme un mouton?
    Pourquoi les gens qui font des 'quenelles' tiennent-ils à montrer qu'ils ont le bras long ?
    D'où vient l'idée saugrenue de fin du monde ?
    Qui dira la tragédie du sac plastique à usage unique, que son immortalité condamne ?
    Comment se fait-il que chaque époque ait eu des gens pour dire que "c'était mieux avant" ?
    Quelle différence entre un twitto et un gladiateur, et entre le 'mode avion' et le souverainisme ?
    Que restera-t-il du vintage quand, dans quelques années, notre passé immédiat n'aura plus que des objets virtuels à offrir en chemin à ceux qui voudront, malgré la fin de l'histoire, partir encore à la recherche du temps perdu ?
    En un mot, comment échapper, face au monde et à ses objets, au triste sentiment de savoir ?
    En gardant à l'esprit que, contrairement à une idée reçue, quand l'imbécile montre la Lune, le sage regarde le doigt...

  • Démystifier l'épreuve de philosophie au bac par l'exemple et les conseils pédagogiques, telle est l'ambition de ce livre.
    A partir de sujets couvrant la majeure partie du programme, dix professeurs abordent chaque thème en en décortiquant les contenus, les enjeux et les pièges par une méthode de questions-réponses conduite par Raphaël Enthoven. Une fois le thème désossé, les professeurs rédigent une dissertation modèle qui permet à l'étudiant de saisir le passage entre mobilisation des savoirs et mise en forme efficace.
    Ce ne sont pas des « annales du bac », mais une propédeutique de la méthode philosophique.

  • Le philosophe de service vient seulement d'apparaître, mais déjà son image le poursuit comme son ombre. C'est une figure tragique à qui l'orgueil et l'opinion imposent de troquer son âme contre une monnaie de singe. L'amour de la sagesse est-il soluble dans le souci de plaire? Le philosophe de service est celui qu'on regarde sans le voir, qu'on entend sans l'écouter, qu'on invente quand on l'invite, et qui s'éteint quand la lumière s'en va.

  • Comment élever la philosophie jusqu'aux objets du quotidien? Comment parler du GPS, de la carte de fidélité, de l'iPhone, des capsules Nespresso, des affiches électorales, des zones fumeurs, de la 3D, de France Info, de la baguette de tradition française, du micro-trottoir ou de Lady Gaga sans verser dans la 'mode de la philosophie' qui fait des bulles en pensant le trivial? La dignité des objets que la philosophie se donne est un faux problème. À l'inverse de ceux qui, à force de demander à la philosophie d'être accessible alors qu'elle l'est déjà, en interdisent l'accès autrement que par la porte de service, l'enjeu, ici, n'est pas de descendre jusqu'au monde en simulant l'intérêt qu'on lui trouve, mais de partir de lui comme d'une matière première.

  •     Ce livre ne prétend ni tout dire ni même dire l'essentiel de ce qu'il faut savoir sur le chef-d'oeuvre de Proust. Sa vertu est d'en parler avec amour, sa raison d'être est d'éveiller chez son lecteur le goût de partir, ou de repartir à la recherche du temps perdu. De faire cette expérience inouïe où chacun, devenant progressivement le lecteur de lui-même, regarde soudain le monde comme s'il le voyait pour la première fois.
        Ces onze conversations sont autant de chemins et de lectures possibles dans le continent proustien. Si nous les avions enregistrées un autre jour, elles eussent été totalement différentes, tout en obéissant, comme ici, à la seule loi du coeur, à la liberté sans choix de l'improvisateur à qui une solide connaissance de son objet permet de lui être fidèle sans lui être soumis.

  • Barthes

    Raphaël Enthoven

    Aucune lecture n'est plus stimulante que les textes de Roland Barthes - dont il est étonnant, à les lire, de se dire qu'il est mort depuis déjà trente ans. Née de l'intolérance au « ce qui va de soi du langage », l'oeuvre de Barthes déchiffre le monde comme un discours à mots couverts, décrypte le réel sans jamais céder à la facilité du procès d'intention, surmonte les apparences sans adopter la rhétorique du soupçon.
    Quoi de plus intéressant, en ces temps de "mode philosophique", que Mythologies, qui s'attache à élever les objets les plus triviaux à la dignité d'un symptôme collectif ?
    Quoi de plus insolent, à l'ère de l'egofiction triomphante, que les cours de Barthes au Collège de France sur le roman, et l'impossibilité de parler de soi ?
    Quoi de plus dérangeant que le scepticisme de Barthes sur la question de la modernité, qui, comme le montre Antoine Compagnon, range paradoxalement l'ancien marxiste dans le camp des antimodernes ?
    Quel discours est plus à contre-courant de l'éloge du métissage que L'Empire des signes de Barthes, qui s'impose, pour parler du Japon, de ne surtout pas comprendre le Japonais ?
    Qui osera encore, enfin, comme le fait ce prince de la littérature, parler d'amour en partant du principe que celui qui aime ne peut pas être celui qui écrit ?Avec Eric Marty (ancien élève et ami de Barthes à qui l'on doit Roland Barthes, le métier d'écrire et l'édition des oeuvres de Barthes aux éditions du Seuil), Tiphaine  Samoyault (écrivain et professeur de littérature comparée à Paris VIII), Marie-Jeanne  Zenetti (doctorante  à Paris VIII, spécialiste de la question du langage chez Barthes), Antoine Compagnon (ancien élève de Barthes, professeur au Collège de France), Meiko Takizawa (doctorante à Paris VII, spécialiste des textes de Barthes sur le Japon), Igor et Grichka Bogdanov (amis intimes de Barthes, témoins privilégiés de la fin de sa vie).

  • L'absurde

    Raphaël Enthoven

    Avoir un plan de carrière n'empêche pas, à terme, de prendre sa retraite et d'attendre que le téléphone sonne. Vivre dans l'espoir d'une vie au-delà de la vie n'empêche pas de mourir en se demandant pourquoi. Mourir avec les honneurs, enfin, n'empêche pas de pourrir, sous terre, dans une boîte en bois. C'est dire que, sans savoir si la vie est absurde, nous savons au moins qu'il est absurde de lui donner un sens. On ne demande pas plus à la vie d'avoir un sens qu'on ne demande à l'eau de mer de nous désaltérer. Telle est la thèse commune des cinq auteurs dont il est question dans ce livre : Camus, pour qui l'absurde n'est pas le monde lui-même (trop vaste pour n'être qu'absurde), mais le silence que le monde oppose à la question égocentrique de savoir ce qu'il veut dire ; Kafka dont Le Procès situe l'absurde au coeur des procédures de la vie quotidienne ; Beckett et Ionesco, dont le théâtre traque l'absurde au sein même du langage ; Boris Vian, enfin, dont L'Ecume des jours donne à l'absurde ses lettres de beauté et un air de jazz.

  • La folie

    Raphaël Enthoven

    Qui, des deux, est le plus fou : celui qui prend ses désirs pour des réalités, ou celui qui se targue de toujours raison garder ? Celui qui cède aux sirènes de l'onirique et de l'erroné, ou celui qui s'acharne à distinguer le rêve de la réalité ? Rien n'est plus déraisonnable, pour la raison, que la volonté de se distinguer de la folie, nous disent, à leur façon, cinq auteurs qui ont pensé, écrit et vécu la folie. Erasme, Foucault, Nicolas Grimaldi, Antonin Artaud et Jerry Lewis : au fil des discussions, la folie apparaît pour ce qu'elle est, c'est-à-dire non pas l'autre de la raison, mais cette forme de « lucidité supérieure » dont parlait Artaud. De la Renaissance hollandaise au cinéma américain, de la généalogie des institutions psychiatriques à l'expérience de l'internement, cinq conversations avec des passionnés érudits, suffisamment déraisonnables pour prendre la folie au sérieux.

  • « Tout philosophe est un innocent de haute lutte, un résistant, un homme du soleil qui persiste à tenir pour énigmatique l'univers qui va de soi. L'âge adulte est à la portée de tout le monde, mais l'enfance, l'art de l'enfance, le génie ingénu n'est accessible qu'aux grandes personnes qui savent regarder - simplement - ce qu'elles ont sous les yeux. La philosophie n'est pas un choix, mais une bénédiction. La philosophie n'est pas un système, ni un anti-système, mais un écosystème, avec ses prédateurs, ses victimes, ses herbivores et ses seconds couteaux. La philosophie n'est ni un combat de concepts, ni un arsenal d'injonctions, ni même une méthode pour vivre mieux. La philosophie conquiert le monde en le laissant intact ; la philosophie, c'est un jeu d'enfant. »

  • Raphaël Enthoven et Jacques Perry-Salkow nous convient ici à esquisser une histoire buissonnière de la pensée, dans un livre qui offre à l'appétit du savoir un banquet grave et malicieux, un dialogue incessant où les lettres parlent et où le philosophe répond (ou l'inverse).

  • Le banquet

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    Raphaël Enthoven et Coco adaptent Le Banquet de Platon en bande dessinée !
    C'est l'occasion de découvrir ou redécouvrir ce célèbre dialogue philosophique sous une forme qui fera rire et réfléchir les petits comme les grands.

    Le Banquet de Platon raconte une soirée durant laquelle des poètes et philosophes grecs ont rivalisé pour faire le plus bel éloge de l'amour et tenter d'en donner la définition. À travers ce texte on découvre, sous une langue truculente et didactique, que les Anciens se posaient déjà les questions qui nous hantent aujourd'hui.

    En mettant en scène ce texte philosophique sous forme de bande dessinée, les personnages prennent vie et donnent à des paroles fondamentales les contours hilarants d'une discussion entre amis.

  • Dans ce Dictionnaire amoureux de Marcel Proust, les deux auteurs se sont répartis la tâche : à l'un (Raphaël), l'exploration minutieuse et textuelle d'A la recherche du temps perdu ; à l'autre (Jean-Paul), les variations sur Marcel Proust lui-même.
    Depuis sa naissance, voici un siècle, l'oeuvre de Marcel Proust n'en finit pas d'être assaillie par des hordes de puristes, de snobs ou de fétichistes, dont les exploits ont parfois gâché le pur bonheur de partir à la recherche du temps perdu... D'où ce Dictionnaire amoureux écrit à quatre mains et qui, n'en déplaise aux gardiens du temple, a pris le parti de traiter ce monument de la littérature avec la désinvolture (et l'érudition) qu'il mérite. De " Rhino-goménol " à " Procrastination ", d'" Amour " à " Inversion ", de " Morand ", " Madeleine " et " Cocteau " à " Spinoza ", " Ritz " et " Descartes ", les auteurs gambadent à la fois dans la Recherche et dans la vie de son créateur. Ils auront atteint leur but si cette encyclopédie fragmentaire et dictée par le plaisir avive par intermittence, chez ses lecteurs, le désir de (re)lire le plus grand écrivain de tout le temps.Prix Fémina Essai 2013

  • Inspiré par l'émission du même nom diffusée sur Arte, Imaginez ! explore avec brio et humour des thèmes universels tels que la vie en société, l'identité, la sagesse, la vérité, le langage, la mort ou encore la justice, dans des récits qui dialoguent idéalement avec les illustrations de Chen Jiang Hong. Entre profondeur et légèreté, ces courtes histoires philosophiques aident à vivre et à penser différemment le quotidien.

  • Une jeune fille rêve près de la fenêtre. Le jour entre à flots, caresse les surfaces, épouse les reliefs et dore son visage...
    Dans cette intimité ouverte et recluse à la fois, les murs et les êtres reçoivent, comme une grâce, l'ondoiement de la lumière, et tout évoque un ailleurs dont le chemin s'est perdu. En un mot, le monde est beau. C'est l'unique leçon de Vermeer. Encore faut-il ouvrir les yeux...
    Mais comment faire ?
    Comment regarder ce qu'en général nous voyons sans y prêter attention ?
    Ou comment voir ce qu'ordinairement nous regardons sans y penser ?
    En donnant la parole à ces éducateurs du regard qui empruntent le chemin de la connaissance pour en venir à la simplicité même. Au bout du savoir, c'est l'évidence qui nous attend. Et la saveur inaltérée d'un monde stupéfiant, lumineux et serein : le nôtre.
     
    Jacques Darriulat a enseigné la philosophie en classe de Lettres supérieures au lycée Henri IV, à Paris, puis la philosophie de l'art à la Sorbonne (Paris-IV). Il est l'auteur d'un site consacré à la philosophie : www.jdarriulat.net
     
    Raphaël Enthoven enseigne la philosophie autant que possible, sur toutes les estrades qu'on lui prête. Le goût de transmettre lui vient (entre autres) des cours de Jacques Darriulat dont il fut l'élève en hypokhâgne.


  • Le 4e titre de la collection "Questions de caractère' en coédition avec France Culture. Le snobisme ne désigne pas un type d'individu, mais une manière de se comporter à l'égard d'autrui, en partant du principe que nos goûts sont supérieurs au sien. Ainsi, personne n'est plus snob que celui qui méprise les snobs.

    Le 4e titre de la collection "Questions de caractère' en coédition avec France Culture. Le snobisme ne désigne pas un type d'individu, mais une manière de se comporter à l'égard d'autrui, en partant du principe que nos goûts sont supérieurs au sien. Ainsi, personne n'est plus snob que celui qui méprise les snobs.

    En être ou ne pas en être, telle est la question du snob. Mais a-t-il vraiment le choix ?
    Et si, plus qu'une comédie mondaine, le snobisme était une passion douloureuse, un esclavage ? Le snobisme est un désarroi ou, pire, un divertissement. Et le snob est un clown triste.
    Mais s'il n'est pas risible, c'est qu'il a, parfois, la sagesse de se moquer de lui-même...
    Une réflexion à prolonger en écoutant sur France Culture " Les Nouveaux Chemins de la connaissance " d'Adèle Van Reeth.

  • Démystifier l'épreuve de philosophie au bac par l'exemple et les conseils pédagogiques, telle est l'ambition de ce livre. A partir de sujets couvrant la majeure partie du programme, deux professeurs abordent chaque thème en en décortiquant les contenus, les enjeux et les pièges par une méthode de questions-réponses conduite par Raphaël Enthoven. Une fois le thème désossé, les professeurs rédigent une dissertation modèle qui permet à l'étudiant de saisir le passage entre mobilisation des savoirs et mise en forme efficace. Ce ne sont pas des « annales du bac », mais une propédeutique de la méthode philosophique.

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