Langue française

  • Démystifier l´épreuve de philosophie au bac par l´exemple et les conseils pédagogiques, telle est l´ambition de ce livre.
    A partir de sujets couvrant la majeure partie du programme, dix professeurs abordent chaque thème en en décortiquant les contenus, les enjeux et les pièges par une méthode de questions-réponses conduite par Raphaël Enthoven. Une fois le thème désossé, les professeurs rédigent une dissertation modèle qui permet à l´étudiant de saisir le passage entre mobilisation des savoirs et mise en forme efficace.
    Ce ne sont pas des « annales du bac », mais une propédeutique de la méthode philosophique.

  • Lectures de Proust

    Raphaël Enthoven

    • Fayard
    • 27 Avril 2011

    Lire et parler de Proust pour le plaisir, à tous les sens du terme : telle est l'ambition des dix philosophes rassemblés ici autour de Raphaël Enthoven. Car le plaisir échappe au dogme : c'est une catégorie qui subvertit la puissance des normes -celles de la société, de l'Etat, des intellectuels, et même des bonnes manières. Au fil de cette promenade érudite à voix haute dans les labyrinthes de La Recherche, où saveur et savoir sont réunis, des philosophes réussissent le tour de force d'instaurer une "distance de proximité" avec l'oeuvre la plus célèbre du XXe siècle.

  • Aucune lecture n´est plus stimulante que les textes de Roland Barthes - dont il est étonnant, à les lire, de se dire qu´il est mort depuis déjà trente ans. Née de l´intolérance au « ce qui va de soi du langage », l'oeuvre de Barthes déchiffre le monde comme un discours à mots couverts, décrypte le réel sans jamais céder à la facilité du procès d´intention, surmonte les apparences sans adopter la rhétorique du soupçon.
    Quoi de plus intéressant, en ces temps de "mode philosophique", que Mythologies, qui s'attache à élever les objets les plus triviaux à la dignité d´un symptôme collectif ?
    Quoi de plus insolent, à l'ère de l'egofiction triomphante, que les cours de Barthes au Collège de France sur le roman, et l'impossibilité de parler de soi ?
    Quoi de plus dérangeant que le scepticisme de Barthes sur la question de la modernité, qui, comme le montre Antoine Compagnon, range paradoxalement l'ancien marxiste dans le camp des antimodernes ?
    Quel discours est plus à contre-courant de l'éloge du métissage que L'Empire des signes de Barthes, qui s'impose, pour parler du Japon, de ne surtout pas comprendre le Japonais ?
    Qui osera encore, enfin, comme le fait ce prince de la littérature, parler d'amour en partant du principe que celui qui aime ne peut pas être celui qui écrit ?Avec Eric Marty (ancien élève et ami de Barthes à qui l´on doit Roland Barthes, le métier d´écrire et l´édition des oeuvres de Barthes aux éditions du Seuil), Tiphaine  Samoyault (écrivain et professeur de littérature comparée à Paris VIII), Marie-Jeanne  Zenetti (doctorante  à Paris VIII, spécialiste de la question du langage chez Barthes), Antoine Compagnon (ancien élève de Barthes, professeur au Collège de France), Meiko Takizawa (doctorante à Paris VII, spécialiste des textes de Barthes sur le Japon), Igor et Grichka Bogdanov (amis intimes de Barthes, témoins privilégiés de la fin de sa vie).

  • La folie

    Raphaël Enthoven

    • Fayard
    • 12 Octobre 2011

    Qui, des deux, est le plus fou : celui qui prend ses désirs pour des réalités, ou celui qui se targue de toujours raison garder ? Celui qui cède aux sirènes de l´onirique et de l´erroné, ou celui qui s´acharne à distinguer le rêve de la réalité ? Rien n´est plus déraisonnable, pour la raison, que la volonté de se distinguer de la folie, nous disent, à leur façon, cinq auteurs qui ont pensé, écrit et vécu la folie. Erasme, Foucault, Nicolas Grimaldi, Antonin Artaud et Jerry Lewis : au fil des discussions, la folie apparaît pour ce qu´elle est, c'est-à-dire non pas l´autre de la raison, mais cette forme de « lucidité supérieure » dont parlait Artaud. De la Renaissance hollandaise au cinéma américain, de la généalogie des institutions psychiatriques à l´expérience de l´internement, cinq conversations avec des passionnés érudits, suffisamment déraisonnables pour prendre la folie au sérieux.

  • Avoir un plan de carrière n´empêche pas, à terme, de prendre sa retraite et d´attendre que le téléphone sonne. Vivre dans l´espoir d´une vie au-delà de la vie n´empêche pas de mourir en se demandant pourquoi. Mourir avec les honneurs, enfin, n´empêche pas de pourrir, sous terre, dans une boîte en bois. C´est dire que, sans savoir si la vie est absurde, nous savons au moins qu´il est absurde de lui donner un sens. On ne demande pas plus à la vie d´avoir un sens qu´on ne demande à l´eau de mer de nous désaltérer. Telle est la thèse commune des cinq auteurs dont il est question dans ce livre : Camus, pour qui l´absurde n´est pas le monde lui-même (trop vaste pour n´être qu´absurde), mais le silence que le monde oppose à la question égocentrique de savoir ce qu´il veut dire ; Kafka dont Le Procès situe l'absurde au coeur des procédures de la vie quotidienne ; Beckett et Ionesco, dont le théâtre traque l'absurde au sein même du langage ; Boris Vian, enfin, dont L'Ecume des jours donne à l'absurde ses lettres de beauté et un air de jazz.

  • « Tout philosophe est un innocent de haute lutte, un résistant, un homme du soleil qui persiste à tenir pour énigmatique l'univers qui va de soi. L'âge adulte est à la portée de tout le monde, mais l'enfance, l'art de l'enfance, le génie ingénu n'est accessible qu'aux grandes personnes qui savent regarder - simplement - ce qu'elles ont sous les yeux. La philosophie n'est pas un choix, mais une bénédiction. La philosophie n'est pas un système, ni un anti-système, mais un écosystème, avec ses prédateurs, ses victimes, ses herbivores et ses seconds couteaux. La philosophie n'est ni un combat de concepts, ni un arsenal d'injonctions, ni même une méthode pour vivre mieux. La philosophie conquiert le monde en le laissant intact ; la philosophie, c'est un jeu d'enfant. »

  • Une jeune fille rêve près de la fenêtre. Le jour entre à flots, caresse les surfaces, épouse les reliefs et dore son visage... Dans cette intimité ouverte et recluse à la fois, les murs et les êtres reçoivent, comme une grâce, l'ondoiement de la lumière, et tout évoque un ailleurs dont le chemin s'est perdu. En un mot, le monde est beau. C'est l'unique leçon de Vermeer. Encore faut-il ouvrir les yeux... Mais comment faire ? Comment regarder ce qu'en général nous voyons sans y prêter attention ? Ou comment voir ce qu'ordinairement nous regardons sans y penser ? En donnant la parole à ces éducateurs du regard qui empruntent le chemin de la connaissance pour en venir à la simplicité même. Au bout du savoir, c'est l'évidence qui nous attend. Et la saveur inaltérée d'un monde stupéfiant, lumineux et serein : le nôtre. Jacques Darriulat a enseigné la philosophie en classe de Lettres supérieures au lycée Henri IV, à Paris, puis la philosophie de l'art à la Sorbonne (Paris-IV). Il est l'auteur d'un site consacré à la philosophie : www.jdarriulat.net Raphaël Enthoven enseigne la philosophie autant que possible, sur toutes les estrades qu'on lui prête. Le goût de transmettre lui vient (entre autres) des cours de Jacques Darriulat dont il fut l'élève en hypokhâgne.

  • Démystifier l´épreuve de philosophie au bac par l´exemple et les conseils pédagogiques, telle est l´ambition de ce livre.
    A partir de sujets couvrant la majeure partie du programme, deux professeurs abordent chaque thème en en décortiquant les contenus, les enjeux et les pièges par une méthode de questions-réponses conduite par Raphaël Enthoven. Une fois le thème désossé, les professeurs rédigent une dissertation modèle qui permet à l´étudiant de saisir le passage entre mobilisation des savoirs et mise en forme efficace. Ce ne sont pas des " annales du bac ", mais une propédeutique de la méthode philosophique.

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