Langue française

  • « Gagne du temps. Sois péremptoire, snob ou dogmatique... Mais gagne du temps. Trompe-toi tant qu'il faut. L'instinct est à ce prix. Tu trouveras la faille et planteras l'étendard au coeur battant de la vie. Sois con souvent, génial parfois. C'est la rançon de l'emporte-pièce, le salaire du mépris. Cent sottises pour un aphorisme, comme un diamant scintille au milieu du charbon. Gagne du temps, disait mon père, laisse-moi te faire gagner du temps... »
    Dans cette confession d'un enfant du XXe siècle, entre l'épreuve de la violence et la découverte du courage, Raphaël Enthoven raconte la jeunesse, les amours, les combats, la liberté conquise. Et ressuscite un monde perdu.

  • Nous sommes milliardaires en news, mais nous ne savons pas en profiter.
    Pourquoi nous sentons-nous gavés, au lieu d'en faire un festin ?
    Comment ne pas se noyer dans l'actualité ?
    En pratiquant la philosophie.
    Assidûment. Et au quotidien.
    Car elle donne à chaque événement la saveur d'une énigme - ou d'une question.
    Par exemple...
    Valait-il mieux, pour Harvey Weinstein, qu'il se fît prendre ou qu'il restât impuni ?
    Pourquoi est-il dangereux de croire que tous les gens qui nous ressemblent pensent comme nous ?
    Comment l'antique paradoxe du menteur permet-il de comprendre la réaction de Laurent Wauquiez à l'enregistrement pirate de ses propos ?
    Peut-on pratiquer la censure au nom de la tolérance ?
    Le clitoris est-il une arme de guerre ?
    Est-ce librement qu'Anakin Skywalker devient Dark Vador ?
    Si Dieu existait, aurait-on besoin de croire en Lui ?
    Etc.
    Après le succès des Morales provisoires, leur auteur récidive, démonte les idées reçues et enfonce gaiement son scalpel dans la chair du monde.

  • Pourquoi vivre comme une contrainte, ou comme une invasion, le bombardement d'informations dont nous faisons l'objet ? Et si c'était un cadeau ? Une armée de silex ? Une orgie pour la curiosité ?

    L'enjeu de ces chroniques n'est pas de faire briller l'actualité, mais de l'éclairer. La philosophie n'est pas le paquet cadeau, mais un scalpel pour traiter les événements ordinaires (ou non) de l'existence avec l'intérêt qu'ils méritent. Deux règles à cela : comprendre avant de juger, et s'étonner de ce qu'on a l'habitude de voir.

    Si Obélix rejoue une scène de Montesquieu, si les Pensées de Pascal décrivent la détresse au travail, ou si Christine Boutin devient (provisoirement) un personnage de La Fontaine, ce n'est pas par snobisme ni goût du baroque, mais parce que c'est le cas. Et si Proust, Montaigne, Platon, Jankélévitch, Descartes, Bergson ou Spinoza sont inlassablement convoqués, c'est qu'à leur manière ils donnent tous à saisir ce qui dure à l'intérieur de ce qui passe.

    Loin d'être un ouvrage de pop-philosophie qui tomberait en extase devant sa propre capacité à parler du quotidien, ce livre se veut l'exercice d'une admiration sans bornes pour le réel, ses splendeurs et misères, ses paradoxes et (surtout) ses anecdotes.


    Raphaël Enthoven est professeur de philosophie tant qu'il peut, et sur tous les supports qu'on lui donne. Rédacteur de « La Morale de l'Info » sur Europe 1 depuis août 2015, il est aussi l'auteur récent de Little Brother chez Gallimard, Anagrammes pour lire dans les Pensées (Actes Sud) et Dictionnaire amoureux de Marcel Proust, avec Jean-Paul Enthoven (Plon-Grasset).

  • En quoi le dessin d'une mouche au centre de l'urinoir fait-il de l'homme un mouton?
    Pourquoi les gens qui font des 'quenelles' tiennent-ils à montrer qu'ils ont le bras long ?
    D'où vient l'idée saugrenue de fin du monde ?
    Qui dira la tragédie du sac plastique à usage unique, que son immortalité condamne ?
    Comment se fait-il que chaque époque ait eu des gens pour dire que "c'était mieux avant" ?
    Quelle différence entre un twitto et un gladiateur, et entre le 'mode avion' et le souverainisme ?
    Que restera-t-il du vintage quand, dans quelques années, notre passé immédiat n'aura plus que des objets virtuels à offrir en chemin à ceux qui voudront, malgré la fin de l'histoire, partir encore à la recherche du temps perdu ?
    En un mot, comment échapper, face au monde et à ses objets, au triste sentiment de savoir ?
    En gardant à l'esprit que, contrairement à une idée reçue, quand l'imbécile montre la Lune, le sage regarde le doigt...

  • Comment élever la philosophie jusquaux objets du quotidien? Comment parler du GPS, de la carte de fidélité, de liPhone, des capsules Nespresso, des affiches électorales, des zones fumeurs, de la 3D, de France Info, de la baguette de tradition française, du micro-trottoir ou de Lady Gaga sans verser dans la 'mode de la philosophie' qui fait des bulles en pensant le trivial? La dignité des objets que la philosophie se donne est un faux problcme. ´R linverse de ceux qui, ´r force de demander ´r la philosophie detre accessible alors quelle lest déj´r, en interdisent lacccs autrement que par la porte de service, lenjeu, ici, nest pas de descendre jusquau monde en simulant lintéret quon lui trouve, mais de partir de lui comme dune maticre premicre.

  • Le philosophe de service vient seulement d'apparaître, mais déjà son image le poursuit comme son ombre. C'est une figure tragique à qui l'orgueil et l'opinion imposent de troquer son âme contre une monnaie de singe. L'amour de la sagesse est-il soluble dans le souci de plaire? Le philosophe de service est celui qu'on regarde sans le voir, qu'on entend sans l'écouter, qu'on invente qand on l'invite, et qui s'éteint quand la lumière s'en va.

  • L'ecole des dames Nouv.

    Certains prétendent que le merveilleux Molière Était (comme tout homme) un sinistre macho. D'autres disent qu'en montrant des aventurières Il a fait au sexisme un enfant dans le dos. Le dramaturge est-il hostile au « second sexe » Ou est-il le premier à défendre ses droits ? Et si les choses étaient un peu plus complexes ? Et si Poquelin était les deux à la fois ?   Dans une réécriture réjouissante de L'École des femmes, Raphaël Enthoven s'empare de la comédie de Molière pour disséquer notre rapport au désir, à la vieillesse et à la scène où, à force de se prendre pour son rôle, nul ne sait plus ce qui se joue.   

  • Pour chaque " entrée ", les auteurs ont également pris le parti de ne pas revenir sur les aspects classiques du proustisme (il existe de nombreux dictionnaires qui s'acquittent déjà, et admirablement, de cette mission), mais de pointer des bizarreries, des " angles ", des " curiosa " inédites : de " A " comme Agonie, à " Z " comme " Zinedine de Guermantes ", de " Datura " à " Rhinogoménol ", de " Kabbale " à " Asperge ", de " Plotin " à " Schopenhauer " ou " Walter Benjamin ", ils se sont ainsi amusés à parler du Proust qu'ils vénèrent depuis toujours, de sa biographie autant que de son génie d'écrivain, veillant chaque fois à apporter de la " valeur ajoutée " à leur texte. Les proustiens de coeur y trouveront leur compte, ainsi que les proustologues de tête. De nombreux extraits de correspondance et de l'oeuvre elle-même sont reproduits dans ce " D.A " volontairement facétieux, érudit et, espérons-le, aussi savant que divertissant.

  • Inspiré par l'émission du même nom diffusée sur Arte, Imaginez ! explore avec brio et humour des thèmes universels tels que la vie en société, l'identité, la sagesse, la vérité, le langage, la mort ou encore la justice, dans des récits qui dialoguent idéalement avec les illustrations de Chen Jiang Hong. Entre profondeur et légèreté, ces courtes histoires philosophiques aident à vivre et à penser différemment le quotidien.

  • Le 4e titre de la collection "Questions de caractère' en coédition avec France Culture. Le snobisme ne désigne pas un type d'individu, mais une manière de se comporter à l'égard d'autrui, en partant du principe que nos goûts sont supérieurs au sien. Ainsi, personne n'est plus snob que celui qui méprise les snobs.

    En être ou ne pas en être, telle est la question du snob. Mais a-t-il vraiment le choix ?
    Et si, plus qu'une comédie mondaine, le snobisme était une passion douloureuse, un esclavage ? Le snobisme est un désarroi ou, pire, un divertissement. Et le snob est un clown triste.
    Mais s'il n'est pas risible, c'est qu'il a, parfois, la sagesse de se moquer de lui-même...
    Une réflexion à prolonger en écoutant sur France Culture " Les Nouveaux Chemins de la connaissance " d'Adèle Van Reeth.

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