Sciences humaines & sociales

  • Nous sommes milliardaires en news, mais nous ne savons pas en profiter.
    Pourquoi nous sentons-nous gavés, au lieu d'en faire un festin ?
    Comment ne pas se noyer dans l'actualité ?
    En pratiquant la philosophie.
    Assidûment. Et au quotidien.
    Car elle donne à chaque événement la saveur d'une énigme - ou d'une question.
    Par exemple...
    Valait-il mieux, pour Harvey Weinstein, qu'il se fît prendre ou qu'il restât impuni ?
    Pourquoi est-il dangereux de croire que tous les gens qui nous ressemblent pensent comme nous ?
    Comment l'antique paradoxe du menteur permet-il de comprendre la réaction de Laurent Wauquiez à l'enregistrement pirate de ses propos ?
    Peut-on pratiquer la censure au nom de la tolérance ?
    Le clitoris est-il une arme de guerre ?
    Est-ce librement qu'Anakin Skywalker devient Dark Vador ?
    Si Dieu existait, aurait-on besoin de croire en Lui ?
    Etc.
    Après le succès des Morales provisoires, leur auteur récidive, démonte les idées reçues et enfonce gaiement son scalpel dans la chair du monde.

  • Pourquoi vivre comme une contrainte, ou comme une invasion, le bombardement d'informations dont nous faisons l'objet ? Et si c'était un cadeau ? Une armée de silex ? Une orgie pour la curiosité ?

    L'enjeu de ces chroniques n'est pas de faire briller l'actualité, mais de l'éclairer. La philosophie n'est pas le paquet cadeau, mais un scalpel pour traiter les événements ordinaires (ou non) de l'existence avec l'intérêt qu'ils méritent. Deux règles à cela : comprendre avant de juger, et s'étonner de ce qu'on a l'habitude de voir.

    Si Obélix rejoue une scène de Montesquieu, si les Pensées de Pascal décrivent la détresse au travail, ou si Christine Boutin devient (provisoirement) un personnage de La Fontaine, ce n'est pas par snobisme ni goût du baroque, mais parce que c'est le cas. Et si Proust, Montaigne, Platon, Jankélévitch, Descartes, Bergson ou Spinoza sont inlassablement convoqués, c'est qu'à leur manière ils donnent tous à saisir ce qui dure à l'intérieur de ce qui passe.

    Loin d'être un ouvrage de pop-philosophie qui tomberait en extase devant sa propre capacité à parler du quotidien, ce livre se veut l'exercice d'une admiration sans bornes pour le réel, ses splendeurs et misères, ses paradoxes et (surtout) ses anecdotes.


    Raphaël Enthoven est professeur de philosophie tant qu'il peut, et sur tous les supports qu'on lui donne. Rédacteur de « La Morale de l'Info » sur Europe 1 depuis août 2015, il est aussi l'auteur récent de Little Brother chez Gallimard, Anagrammes pour lire dans les Pensées (Actes Sud) et Dictionnaire amoureux de Marcel Proust, avec Jean-Paul Enthoven (Plon-Grasset).

  • En quoi le dessin d'une mouche au centre de l'urinoir fait-il de l'homme un mouton?
    Pourquoi les gens qui font des 'quenelles' tiennent-ils à montrer qu'ils ont le bras long ?
    D'où vient l'idée saugrenue de fin du monde ?
    Qui dira la tragédie du sac plastique à usage unique, que son immortalité condamne ?
    Comment se fait-il que chaque époque ait eu des gens pour dire que "c'était mieux avant" ?
    Quelle différence entre un twitto et un gladiateur, et entre le 'mode avion' et le souverainisme ?
    Que restera-t-il du vintage quand, dans quelques années, notre passé immédiat n'aura plus que des objets virtuels à offrir en chemin à ceux qui voudront, malgré la fin de l'histoire, partir encore à la recherche du temps perdu ?
    En un mot, comment échapper, face au monde et à ses objets, au triste sentiment de savoir ?
    En gardant à l'esprit que, contrairement à une idée reçue, quand l'imbécile montre la Lune, le sage regarde le doigt...

  • Démystifier l´épreuve de philosophie au bac par l´exemple et les conseils pédagogiques, telle est l´ambition de ce livre.
    A partir de sujets couvrant la majeure partie du programme, dix professeurs abordent chaque thème en en décortiquant les contenus, les enjeux et les pièges par une méthode de questions-réponses conduite par Raphaël Enthoven. Une fois le thème désossé, les professeurs rédigent une dissertation modèle qui permet à l´étudiant de saisir le passage entre mobilisation des savoirs et mise en forme efficace.
    Ce ne sont pas des « annales du bac », mais une propédeutique de la méthode philosophique.

  • Le philosophe de service vient seulement d'apparaître, mais déjà son image le poursuit comme son ombre. C'est une figure tragique à qui l'orgueil et l'opinion imposent de troquer son âme contre une monnaie de singe. L'amour de la sagesse est-il soluble dans le souci de plaire? Le philosophe de service est celui qu'on regarde sans le voir, qu'on entend sans l'écouter, qu'on invente qand on l'invite, et qui s'éteint quand la lumière s'en va.

  • « Tout philosophe est un innocent de haute lutte, un résistant, un homme du soleil qui persiste à tenir pour énigmatique l'univers qui va de soi. L'âge adulte est à la portée de tout le monde, mais l'enfance, l'art de l'enfance, le génie ingénu n'est accessible qu'aux grandes personnes qui savent regarder - simplement - ce qu'elles ont sous les yeux. La philosophie n'est pas un choix, mais une bénédiction. La philosophie n'est pas un système, ni un anti-système, mais un écosystème, avec ses prédateurs, ses victimes, ses herbivores et ses seconds couteaux. La philosophie n'est ni un combat de concepts, ni un arsenal d'injonctions, ni même une méthode pour vivre mieux. La philosophie conquiert le monde en le laissant intact ; la philosophie, c'est un jeu d'enfant. »

  • La folie

    Raphaël Enthoven

    • Fayard
    • 12 Octobre 2011

    Qui, des deux, est le plus fou : celui qui prend ses désirs pour des réalités, ou celui qui se targue de toujours raison garder ? Celui qui cède aux sirènes de l´onirique et de l´erroné, ou celui qui s´acharne à distinguer le rêve de la réalité ? Rien n´est plus déraisonnable, pour la raison, que la volonté de se distinguer de la folie, nous disent, à leur façon, cinq auteurs qui ont pensé, écrit et vécu la folie. Erasme, Foucault, Nicolas Grimaldi, Antonin Artaud et Jerry Lewis : au fil des discussions, la folie apparaît pour ce qu´elle est, c'est-à-dire non pas l´autre de la raison, mais cette forme de « lucidité supérieure » dont parlait Artaud. De la Renaissance hollandaise au cinéma américain, de la généalogie des institutions psychiatriques à l´expérience de l´internement, cinq conversations avec des passionnés érudits, suffisamment déraisonnables pour prendre la folie au sérieux.

  • Le 4e titre de la collection "Questions de caractère' en coédition avec France Culture. Le snobisme ne désigne pas un type d'individu, mais une manière de se comporter à l'égard d'autrui, en partant du principe que nos goûts sont supérieurs au sien. Ainsi, personne n'est plus snob que celui qui méprise les snobs.

    En être ou ne pas en être, telle est la question du snob. Mais a-t-il vraiment le choix ?
    Et si, plus qu'une comédie mondaine, le snobisme était une passion douloureuse, un esclavage ? Le snobisme est un désarroi ou, pire, un divertissement. Et le snob est un clown triste.
    Mais s'il n'est pas risible, c'est qu'il a, parfois, la sagesse de se moquer de lui-même...
    Une réflexion à prolonger en écoutant sur France Culture " Les Nouveaux Chemins de la connaissance " d'Adèle Van Reeth.

  • Démystifier l´épreuve de philosophie au bac par l´exemple et les conseils pédagogiques, telle est l´ambition de ce livre.
    A partir de sujets couvrant la majeure partie du programme, deux professeurs abordent chaque thème en en décortiquant les contenus, les enjeux et les pièges par une méthode de questions-réponses conduite par Raphaël Enthoven. Une fois le thème désossé, les professeurs rédigent une dissertation modèle qui permet à l´étudiant de saisir le passage entre mobilisation des savoirs et mise en forme efficace. Ce ne sont pas des " annales du bac ", mais une propédeutique de la méthode philosophique.

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