Langue française

  • Un président de la République qui fait son jogging devant les caméras, un footballeur antillais qui interpelle la France sur son passé colonial... chaque jour le sport et la politique agissent l'un par l'autre. Avec un mélange d'érudition, de passion sportive et d'humour, treize écrivains contemporains explorent ce croisement entre deux mondes. Ensemble, avec François Bégaudeau, ils ont écrit ce livre multiple, foisonnant et drôle, qui réveille les mémoires, rappelle des événements essentiels comme la performance de Jesse Owens devant Hitler à Berlin en 1936, le Mundial des généraux argentins en 1978, ou encore La Marseillaise sifflée dans les stades depuis 2001. Chacun y pose forcément des questions dérangeantes (le rugby est-il collabo? le patinage artistique est-il démocrate-chrétien ? la Lazio est-elle vraiment fasciste ?) et plonge dans ces mythologies quotidiennes où le sport en dit beaucoup plus sur la politique que les politiques eux-mêmes.

  • Comment ne pas être inquiet ? Chaque jour, de mauvaises nouvelles sont assenées sur l'état de la planète, celui de notre civilisation ou sur notre santé. Et nous sommes abreuvés de prévisions catastrophistes. La population mondiale s'acroît trop vite ; les ressources naturelles vont s'épuiser rapidement ; le climat va se détériorer gravement ; les produits chimiques affectent notre santé ; le modèle capitaliste s'effondre ; le temps de la suprématie occidentale est terminé ; les grandes épidémies vont revenir ; le djihadisme menace les fondements de notre civilisation ; la prolifération des armes de destruction massive est incontrôlable... Sans compter que le terrorisme nucléaire n'est pas loin. Les gouvernements, les institutions internationales, les ONG et les experts ont tous une part de responsabilité dans cette politique de la peur, nombreux d'ailleurs sont ceux qui en bénéficient. Et si la planète allait bien mieux qu'on ne le croit? Et si l'avenir de l'humanité était beaucoup moins sombre qu'on ne le dit? Les prophètes de malheur ont beaucoup de succès, mais il s'avère qu'ils ont toujours eu tort. À l'encontre des idées reçues, Bruno Tertrais propose ici une autre lecture du monde, qui met l'accent sur des faits souvent ignorés et sur les incertitudes qui entachent les prévisions catastrophistes.
    En s'appuyant sur les dernières statistiques, en procédant à une analyse rigoureuse des faits et à un décryptage des études scientifiques les plus pointues, L'Apocalypse n'est pas pour demain met la compréhension des grands problèmes contemporains à la portée de tous. Ce livre est une véritable invitation à retrouver une vision plus sereine de nos sociétés et de leur avenir, et à croire au progrès au sens noble du terme - c'est-à-dire à l'amélioration de la condition humaine.

  • C'est peu dire, la guerre fait retour. Elle n'est plus une affaire d'États en faillite qui guerroient en périphérie de la démocratie et du droit, mais implique désormais les puissances occidentales. Et lorsque les États-Unis partent en guerre contre l'Irak, lorsque Israël frappe le Liban en 2006 puis Gaza en 2008, les armes donnent une nouvelle jeunesse à la vieille idée de la guerre préventive. Pourtant celle-ci demeure bien mystérieuse. Il est donc urgent d'accorder attention et réflexion à la guerre préventive pour reconsidérer la condamnation a priori et sans appel de l'action américaine fondée sur l'idée qu'elle ne serait que l'émanation de la volonté de puissance. Comprendre la guerre préventive, c'est avant tout faire l'analyse de sa justification. Pour des raisons évidentes, la guerre préventive se veut juste et pourtant elle n'est pas strictement défensive. Les États-Unis sont une grande puissance, un hegemon. Israël est une puissance régionale, pourtant ils ont tous deux besoin de convaincre et élaborent une doctrine de la prévention dont les termes se recoupent. Ce livre montre comment la guerre préventive est indissociable de sa justification en relevant de nombreuses occurrences historiques qui font mieux comprendre les problèmes contemporains posés par la politique de prévention. Il fait voir quel est le trajet de cette idée en suivant les méandres de la tradition de la guerre juste et les âpres querelles juridiques qui opposent les défenseurs des droits de l'homme aux juristes militaires. Dans les faits, il montre comment la tentation de justifier l'action préventive est plus forte aujourd'hui, alors même que les armes sont plus précises, ce qui rend le calcul des chances d'obtenir un succès militaire à moindres frais plus engageant. Cette tendance actuelle à saisir sa chance au jeu de la guerre laisse entrevoir une question aussi simple que forte : la guerre est envisagée comme un pari, dans sa réalisation comme dans sa justification. Mais peut-on vraiment faire le pari de justifier une guerre qui parmi les guerres est la plus hasardeuse qui soit?

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