Ecriture

  • Le procès

    Franz Kafka

    • Ecriture
    • 7 Novembre 2017

    Publié en 1925, un an après la mort de Kafka, Le Procès (Der Prozess) n'a rien perdu de sa modernité. Son éditeur et ami, Max Brod, choisit de le présenter comme un roman, dont l'ordre des chapitres - certains inaboutis - tiendra lieu désormais de version canonique.Une narration aux confins de l'absurde et une construction insolite rendent pourtant Le Procès rebelle à toute nomenclature. Quant au style si particulier de Kafka, jouant des doubles sens, du rythme et de la ponctuation, il justifie que, depuis la première traduction française par Alexandre Vialatte (1933), peu se soient risqués à reproduire l'exercice.En retournant aux sources, Stefan Kaempfer propose au lecteur francophone une approche nouvelle du manuscrit de Kafka, chef-d'oeuvre de la littérature moderne. Le cauchemar de Joseph K., se réveillant un matin accusé d'un forfait qu'il ignore, n'en semble que plus réel - et que plus actuel.

  • L'histoire d'une passion aussi dévorante que mythique : celle qui unit le poète Charles Baudelaire et l'actrice Jeanne Duval. Une relation amoureuse qui inspira au célèbre écrivain certains de ses plus beaux poèmes.
    Quand, en 1842, Charles Baudelaire rencontre Jeanne Duval, comédienne au Théâtre de la Porte-Saint-Antoine qui peine à se faire un nom, le jeune homme âgé de vingt et un ans entame tout juste la rédaction des poèmes qui constitueront Les Fleurs du Mal.
    Si la relation passionnelle qui se noue lui inspire certains de ses plus beaux poèmes (" Le serpent qui danse ", " Les Bijoux ", " La Chevelure "...), elle est mal accueillie par ses contemporains. Jeanne est en effet une " mulâtresse ". La couleur de sa peau dérange autant que ses origines populaires, sa gouaille, son gout pour les faubourgs et les guinguettes.
    S'ils sont jaloux, se disputent, se déchirent, se trompent, en viennent même aux mains... les amants demeurent indéfectiblement liés.
    Cette biographie romanesque restitue les tumultes de cet amour, en s'appuyant notamment sur la riche correspon- dance de Baudelaire.

  • " C'est moi, le roi nègre, le roi des caravanes, qui veut ma camelote ? Mes perles de verre, mes pièces de madras, mes belles peaux de panthère, ces cornes d'ivoire et ces fusils ? Tout cet or ? Rimb, roi de l'Afrique lointaine, roi des bédouins et des tribus inaccessibles, roi de rien, qui m'en vais revoir ma mère au lieu-dit de Roche, dans les Ardennes pro- fondes, où givrent trop souvent les champs ! "
    Le 7 avril 1891, Rimbaud, malade, quitte Aden pour la France. En caravane, en litière, en mer, il arrive enfin à Marseille le 20 mai. Sa mère le rejoint à l'hôpital de la Conception pour n'y rester que deux semaines.
    Amputé de la jambe droite, il se désespère et veut revenir à Roche, la ferme familiale où vit aussi sa soeur. Le mal empire. Nouveau séjour à Marseille, cette fois-ci avec Isabelle. Dernière saison, derniers secrets. A-t-il retrouvé la foi ? Quel amour le relie à sa soeur ?
    Alain Vircondelet, au plus près de Rimbaud, accompagne les derniers pas de l'éternel enfant, terrifié par sa mort pro- chaine, hanté par l'idée de Dieu, jamais vraiment renié...

  • Dictionnaire intime ; désordre Nouv.

    Jean-Claude Carrière livre les pièces du puzzle que fut sa vie, dirigée par une curiosité sans limite, ponctuée de rencontres majeures (Buñuel, Brook, Forman...) et de quelques chefs-d'oeuvre du cinéma, du Tambour à Cyrano... " Ce livre est un jeu : il s'agit de choisir sa vie, exercice difficile au début d'un parcours, mais qui devient plus facile, et plus ludique, quand on approche de la fin. Il est possible de mettre ceci en lumière et de laisser cela dans l'ombre, ou même dans le noir... Sans parler des tâtonnements de notre mémoire, qui nous accompagnent fidèlement, comme le mensonge. Et puis, ai-je pensé, cela m'évitera d'écrire mes mémoires, ce qui est toujours la barbe. J'aime mieux vivre ma vie que la raconter. "
    Écrivain, scénariste, parolier, traducteur, metteur en scène, mais avant tout conteur, Jean-Claude Carrière se raconte dans cet abécédaire intime qui va d'Aragon à Wajda, et de Doisneau à Shakespeare, en passant par l'Inde et par Pigalle.

  • Abécédaire intime Nouv.

    Abécédaire intime

    Michel Le Bris

    Spécialiste de Stevenson, auteur prolifique et fondateur du mythique festival littéraire de Saint-Malo, Étonnants Voyageurs, Michel Le Bris se raconte dans cette autobiographie traversée par les embruns et les écrivains du grand large. " Est-il plus grand bonheur qu'une rencontre imprévue, un livre, un poème, quand il vous semble qu'en cet instant, qui peut-être vaudra pour votre vie, quelqu'un vous a fait signe et que vous vous y êtes reconnu ? Vagabonder, courir de livre en livre au bonheur des rencontres, j'y ai consacré ma vie, avide de découvertes, toujours pressé de les faire partager, multipliant les collections, pressant les éditeurs comme s'il s'agissait de cartes au trésor à découvrir de toute urgence. "
    Michel Le Bris a bien souvent passé la ligne d'horizon. Tous ces fragments d'ailleurs composent ici l'autobiographie d'un rêveur éveillé. De sa Bretagne natale aux lointaines tavernes du bout du monde, il égrène ses souvenirs et ses rencontres, évoque les oeuvres qui l'ont façonné, les peintres et les musiciens qui l'ont habité. Chemin faisant, il nous ouvre les portes de son royaume intérieur.

  • Lady Susan

    Jane Austen

    • Ecriture
    • 8 Novembre 2017

    " Quel plaisir exquis de soumettre un esprit insolent, d'oeuvrer pour qu'un être prédisposé à vous haïr finisse par admettre votre supériorité. " Publiées après la mort de Jane Austen en 1817, les oeuvres posthumes présentées dans ce volume sont ici restituées dans leur intégralité.Lady Susan met en scène une veuve souhaitant à tout prix privilégier sa liberté. Désargentée, elle est contrainte d'emménager chez son beau-frère, un riche banquier, pour la fille duquel elle doit trouver un bon parti. Et au jeu de l'amour, les conventions sociales l'emportent souvent...Dans Les Watson, Emma doit retourner vivre parmi les siens, dans le Surrey, après de longues années d'absence. Mais comment combler le fossé qui s'est creusé entre eux... et espérer rencontrer l'amour ?Sanditon, roman inachevé, s'amuse de la prétention des Parker, décidés à faire de leur bourgade un lieu à la mode...Ces trois textes de jeunesse sont une introduction rêvée à l'oeuvre de la plus grande romancière anglaise du xixe siècle, dont ils préfigurent la ne ironie et un sens hors du commun de l'observation.

  • Le pays d'où l'on ne vient pas Nouv.

    Un roman sur le refus des identités assignées, la mémoire de l'esclavage, le racisme, les diasporas par une écrivaine antillaise remarquée.
    De son père, Fèmi ne sait rien, ou presque. Face au silence de sa mère, la jeune Béninoise se lance à la recherche de ses origines. Après une étape en banlieue parisienne, elle gagne la Martinique, patrie de son père. Menant une enquête pour la réalisation d'un documentaire, Fèmi découvre une société en proie au malaise, traumatisée par la colonisation et l'esclavage qui rendent difficile la construction d'un récit sur ses origines.
    Sur place, elle apprend l'arrivée d'une délégation, composée d'administratifs et de scientifiques. Leur objectif ? Effacer la mémoire collective et individuelle des habitants pour briser leurs revendications liées aux réparations de l'esclavage et à la néo- colonisation qui s'accélère. Se met alors en place une farouche rébellion féminine...
    Du Bénin à Paris et de Paris aux Antilles, ce roman met en scène, entre amitiés, secrets de famille et souffrances, l'action de femmes décidées à forger un projet de vivre-ensemble compatible avec les tourments de la mémoire et les défis du présent.

  • Abel Gance, Julien Duvivier, Godard, Audiard, Claude Berri, Sergio Leone... Les plus grands noms du cinéma ont rêvé d'adapter Voyage au bout de la nuit. Aucun n'y est parvenu. À l'aide de documents rares ou inédits, Émile Brami raconte les noces impossibles entre Céline et le cinéma dans un livre illustré. Depuis sa parution en 1932, Voyage au bout de la nuit n'a cessé d'exciter l'imaginaire des producteurs, scénaristes et metteurs en scène. Pourtant, le chef-d'oeuvre de Céline n'a jamais été porté à l'écran, alors qu'À la recherche du temps perdu l'a été plusieurs fois. Comment l'expliquer ?
    Si Céline faisait concurrence au langage filmé, s'essaya à l'art du scénario, aimait les plateaux de cinéma et fit même de la figuration, on ne compte pas les projets avortés d'adaptation de Voyage. À commencer par celui d'Abel Gance, dont subsistent les esquisses d'un scénario.
    Par la suite, plusieurs grands réalisateurs envisageront de s'y frotter : Julien Duvivier, Claude Autant-Lara, Claude Berri, André Téchiné, Louis Malle, Michel Audiard, mais aussi Maurice Pialat et même Sergio Leone, qui s'en serait inspiré pour Il était une fois en Amérique.
    Plus près de nous, François Dupeyron a travaillé neuf mois sur ce projet, avant que Yann Moix ne rêve à son tour d'un Voyage avec Mathieu Kassovitz et Louis Garrel... Mais plus les années passent, plus il devient difficile de se mesurer à cette oeuvre intimidante. Un seul aura réussi à convertir les mots en images : le dessinateur Tardi.
    À l'aide de nombreux documents iconographiques, Émile Brami raconte les noces impossibles de Céline et du 7e Art.

  • Arrivée de sa Russie natale à huit ans, chassée par les pogroms, Rosa Ajivanski s'installe à Paris, où elle apprend le français. Le début d'une histoire de vie à laquelle vient s'accoler la grande Histoire, récit romancé par sa petite-fille, Martine Gozlan.
    Telle cette femme mystérieuse qui s'invite dans la vie de la narratrice, journaliste, en l'abordant dans un café des Gobelins. Surgie d'une autre époque, elle va pourtant se révéler très proche et l'entraîner dans une enquête où remonter le temps, de la Russie natale à l'ancien cours de la Bièvre, la rivière parisienne enterrée, fief des tanneurs juifs, puis à l'Algérie où l'enchaîna un amour malheureux.
    Les destins des deux femmes se croisent au passé et au présent dans ce roman irrigué par la magie du Paris secret, la vie quotidienne d'un journal et les ressacs de la mémoire, de la Lituanie au Constantinois.
    Sur les pas de Rose, la frontière s'efface entre le possible et l'impossible, le songe et la réalité, pour une traversée de la condition féminine sur un siècle, de l'enfermement à la liberté.

  • Déflagration des sens

    Karim Akouche

    • Ecriture
    • 10 Septembre 2020

    Après La Religion de ma mère (" absolument magnifique et terrible ", Arnaud Viviant) et Allah au pays des enfants perdus, Karim Akouche continue à démontrer les scléroses de la société algérienne dans ce quatrième roman.
    L'Algérie bouillonne. Le peuple rumine sa colère. Pour étouffer toute révolte, les autorités arrosent les jeunes de l'argent du pétrole. Kamal Storah, alias Kâmal Sutra, obtient, après une longue période de chômage, une subvention de l'État et achète un minibus. Quelques mois plus tard, c'est la désillusion : il n'y a plus de passagers. Kâmal décide de transformer son minibus en bordel ambulant. Dénoncé par les islamistes, traqué par la police, il fuit vers le Sahara... D'une plume crument réaliste, Karim Akouche use et abuse du droit au blasphème. Son roman, haut en couleur et en révolte, raconte une jeunesse frustrée et sans repères, dans une Algérie schizophrène, suspendue entre archaisme et rêves de liberté.

  • La trompette de Satchmo

    Michèle Hayat

    • Ecriture
    • 16 Janvier 2020

    Esther Karnovsky, émigrée juive de Lituanie, vie malheureuse à La Nouvelle Orléans, sans ses fils et auprès d'un mari distant. La rencontre d'un jeune garçon noir, bagarreur mais doué pour la musique, va changer sa vie. Son nom : Louis Armstrong... Un premier roman qui marie jazz et judéité.

    En 1900, Ester Karnofsky a quitté la Lituanie et les persécutions antisémites pour émigrer à La Nouvelle Orléans. Privée de ses deux fils, elle mène une existence terne au côté d'un époux dont elle s'éloigne peu à peu.

    Dans le quartier de la prostitution, elle rencontre par hasard un gamin livré à lui-même, turbulent et bagarreur, surnommé " Satchelmouth " à cause de sa bouche en sacoche. Il a sept ans, il est noir et abandonné par son père. Ester le prend sous son aile. Intriguée par son don pour la musique, elle lui offre, avec son mari, sa première trompette...

    S'inspirant de faits réels, Michèle Hayat, dont c'est le premier roman, conte avec sensibilité l'histoire d'une femme qui reprend vie dans les pas de celui qui deviendra " Satchmo ", plus connu sous le nom de... Louis Armstrong. Elle offre ainsi un portrait saisissant de la cité qui vit naître le jazz au tournant du xxe siècle.

  • Qui est vraiment Milan Kundera, auteur farouche et peu médiatique, dont on fête en 2019 les 90 ans ? Le journaliste Jean-Dominique Brierre dévoile les pans méconnus de la vie de l'auteur nobélisable de La Plaisanterie et de L'Insoutenable légèreté de l'être, notamment à partir de témoignages et de documents inédits.

    Milan Kundera fête ses 90 ans ! É voquant les personnages de La Guerre et la Paix, Milan Kundera remarque que leur vie est " un voyage dont les phases successives sont non seulement différentes, mais représentent souvent la négation totale des phases précédentes ".Ce parcours en ligne brisée est aussi celui de l'auteur de La Plaisanterie.Son oeuvre est faite des mêmes contradictions. Né en 1929, destiné à une carrière de musicien, il devient poète communiste, puis romancier critique à l'égard du régime. Exclu du Parti, mis à l'index après l'écrasement du Printemps de Prague (1968), il quitte la Tchécoslovaquie sept ans plus tard pour s'installer en France. Ni dissident ni exilé, il continue toutefois à écrire en tchèque (L'Insoutenable Légèreté de l'être), avant de choisir le français comme langue unique d'écriture et d'" exploration de l'existence ".Paradoxal, secret, absent des médias, Kundera est considéré comme un des écrivains majeurs du dernier demi-siècle. Succès qu'il attribue, non sans ironie, " au fait d'être mal compris ". Avec ou sans réserves, des auteurs aussi divers que Jonathan Coe, Orhan Pamuk, Salman Rushdie ou Taslima Nasreen le regardent comme un maître, dont les réflexions sur l'" art du roman " questionnent leur métier en profondeur.Ce parcours artistique, intellectuel, politique et littéraire, Jean-Dominique Brierre l'a reconstitué en l'insérant dans son contexte historique, du " coup de Prague " (1948) à la " révolution de Velours " (1989), s'appuyant notamment sur ses écrits, ses entretiens et sur des témoignages inédits, notamment ceux de son ami Alain Finkielkraut et de son traducteur François Kérel.

  • Preuve d'amitié

    Chantal Milman

    Ce premier roman suit Mylène de l'enfance à la maturité, faisant l'apprentissage du désir, bravant sa timidité et les traces d'une cicatrice. Un portrait de femme à la conquête de sa dignité et de sa féminité.
    " J'en ai voulu à ma mère, terriblement. J'ai pris feu pour la rapprocher de moi, pour lui dire que je ne la jugeais pas. J'aurais pu continuer à être une jolie jeune fille, drôle et intelligente, bien sous tous rapports. Mais aujourd'hui je suis brulée... " * Issue d'un mariage mixte, Mylène découvre progressivement sa différence. Seule de sa fratrie à être née en France, elle aime les histoires d'Afrique, ce continent qu'elle ne découvrira qu'à l'adolescence. Un accident domestique en lien avec sa mère interrompt ses rêves. Hantée par une cicatrice visible d'elle seule, Mylène est interdite face à l'éveil de sa sexualité. Pour surmonter le traumatisme, elle peut toutefois compter sur son père, qui va l'aider à changer ses doutes en forces. Mais pour vaincre sa timidité et imposer ses désirs, il lui faudra faire l'expérience du secret.

  • La saveur de nos vies

    Deborah Elmalek

    • Ecriture
    • 15 Octobre 2020

    Quand Jacques Kahn, chef star multi étoile, est emprisonné pour opération de blanchiment, c'est toute sa famille qui se retrouve happée par le scandale. À sa fille Eva de faire la lumière, malgré elle, sur cette affaire qui les dépassent tous... et qui va révéler de lourds secrets familiaux. Une satire familiale entre Paris et Marseille.Jacques Kahn, chef star multi-étoilé, mène sa famille comme ses entreprises : à la vitesse de ses ambitions boulimiques. La poursuite du rêve de sa vie - l'ouverture d'un hôtel à Marseille - le rend suspect d'une gigantesque opération de blanchiment qui manque de faire vaciller son empire et le conduit en prison. Eva, la plus distante de ses filles, galeriste à Paris, se trouve à son tour prise dans la tourmente. Cherchant à faire la lumière sur les affaires de son père, elle va rencontrer l'amour et se heurter à de lourds secrets familiaux. Née en 1976 à Paris, Deborah Elmalek est une pionnière du street art : elle expose et peint ses mots depuis plus de vingt ans. La Saveur de nos vies est son premier roman

  • La première biographie-monument de l'auteur d' Orgueil et Préjugés, par une spécialiste de littérature anglaise.

    Dans le monde anglophone, sa notoriété est aujourd'hui équivalente à celle de Shakespeare. Quantité de livres et d'articles scrutent les moindres détails d'une existence que sa famille considérait pour- tant comme dépourvue d'événements. En romancière, mais au moyen d'une enquête quasi policière, Catherine Rihoit débusque et retisse les moindres détails d'une existence pleine de zones d'ombre.

    Dès ses écrits de jeunesse, Jane Austen (1775-1817) prend le contrepied de l'émotion larmoyante où baigne la production de son époque. Elle sera dès lors à l'image de ses héroïnes : indépendante, préférant, aux conventions de la bonne société, les plaisirs individuels ; aux élans déraisonnés, les jugements pesés.

    Une valeur guide toute sa vie, littéraire comme amoureuse : la vérité du coeur. Celle que l'on interdisait aux femmes de son temps. La fausseté était alors, pour une femme, la composante essentielle de la réussite sociale. " Nous n'existons que par le sentiment ", écrit-elle dans
    Persuasion. C'est peut-être là que réside sa réussite : en avance sur son temps, elle coïncide avec les aspirations féminines actuelles.

    Rebelle, l'auteur d'
    Orgueil et Préjugés ? Telle est la question posée dans cette biographie où l'oeuvre et la vie de " Jane A " se répondent sans cesse.

  • Laïcité, islamisme, choc des cultures, société du spectacle... Les chroniques coups de poing" d'une voix montante des lettres algériennes, très suivi sur les réseaux sociaux. Dans la lignée d'un Kamel Daoud."
    L'islam, l'islamisme et leurs avatars, la laïcité et ses ennemis, la gauche et ses errances, l'Algérie et ses démons, la crise de la citoyenneté , l'ultra-consumé risme et le règne du spectacle, les conséquences des " printemps arabes "... autant de thèmes abordés dans les textes de combat et de réflexion rassemblés dans ce livre.Leurs titres annoncent la couleur : " Déchire ton niqab ", " Les faux humanistes et les idiots utiles de l'islamisme ", " Portrait de l'islamiste en fossoyeur du monde ", " Percheurs de haine, je vous emmerde ", " L'Algérie arabe est une imposture "...Point d'orgue de ce recueil, une " Lettre à un soldat d'Allah " adressée à un jeune homme conquis par l'idéologie djihadiste, que l'auteur questionne d'un " tu " assassin." Karim Akouche sait dire ce qu'il a à dire, sans peur et sans fioritures. Très rares, dans sa génération, sont ceux qui s'engagent intellectuellement, moralement et politiquement dans le combat contre l'intolérance, le fanatisme, le nationalisme et autres folies qui font le malheur des peuples. " Boualem Sansal

  • Voyage au pays des chats avec l'écrivain Jean-Noël Blanc, qui nous offre une délicieuse galerie de portraits de nos félins de prédilection.

    " Je me suis approché , par curiosité. Ce chaton paraissait misérable.Je me suis assis sur le muret pour le câliner. Trop tard : il avait déjà filé.Sans montrer la moindre hésitation, il avait escalade tant bien que mal les marches du seuil de notre maison, bien plus hautes que lui, franchi la porte d'entrée que j'avais laissée ouverte et attaque la montée de l'escalier qui mène aux chambres.Tout jeunot et pataud qu'il était, il avait fait fissa.Je l'ai suivi et c'est alors que j'ai compris : assis tout en haut des marches, la tête légèrement penchée, il m'attendait avec l'air assuré de celui qui accueille un visiteur en lui disant "bienvenue chez moi'. "*Ce récit est une déclaration d'amour aux chats. A tous les chats. On y croise des matous chefs de quartier, des chattes vertueuses, des chatons aventureux, des amoureux, des vagabonds, des conquérants, des mutins, des séducteurs : les vies de chats d'un écrivain.

  • En 1941, l'île de la Martinique, colonie française, passe brutalement à l'heure de Vichy. Pour ses habitants, l'ordre nouveau a un nom : celui de l'amiral Robert, représentant de Pétain. C'est le début des années noires.
    Alors que l'île s'apprête à accueillir son nouveau maître, Mano, nègre-marron, ouvrier agricole, se rend coupable du meurtre d'un béké - un Blanc - propriétaire d'une plantation de canne à sucre. Ce geste n'a rien de politique. Pourtant, recherché par la police, Mano est à la fois un criminel en fuite et, par la force des choses, un rebelle. Un "dissident". Car fuir la justice des hommes et l'ordre colonial, à la Martinique, c'est immanquablement chercher à passer à l'ennemi l'une des îles des Caraïbes sous contrôle anglais.
    Comment s'échapper de la barrière naturelle que dressent les récifs et les fûts de canne qui, depuis des siècles, font le malheur de tout un peuple? Comment quitter la terre à laquelle on appartient sang et âme?
    A la fois récit historique et roman, La lessive du diable est le cri de rage d'un hors la loi décidé à ne pas se soumettre à l'injustice.

  • La corde

    Stefan Aus Dem Siepen

    Dans un village à l'orée d'une immense forêt, les habitants mènent une vie tranquille, rythmée par les saisons. Jusqu'au jour où l'un d'eux découvre une solide corde dans un champ, dont l'une des extrémités s'enfonce dans la forêt.
    Comment est-elle arrivée là ? Où mène-t-elle ?
    Une douzaine d'hommes décident de partir en expédition, quelques jours seulement avant les récoltes - période cruciale pour l'avenir de la communauté. Laissant leur femme au village, les hommes s'enfoncent dans la forêt et suivent la corde. Mais celle-ci semble interminable...
    La forêt, d'abord accueillante et regorgeant de gibier, devient peu à peu hostile, menaçante. Deux hommes disparaissent...
    Ce roman, présenté sous forme de conte, offre une réflexion sur les passions humaines. Comment l'apparition d'un élément étranger au sein d'une société parfaitement organisée perturbe-t-elle les relations et sème-t-elle le chaos ?

  • Casimir Beaumanoir, inspecteur au commissariat de Fort-de-France, enquête sur la disparition d'un universitaire réputé, en pleines festivités du carnaval. On soupçonne un enlèvement par un groupe mafieux dont le disparu avait dénoncé les malversations. Mi-roman à clé, mi-polar débridé, le nouveau Confiant est arrivé !

    Enquête sur une disparition Une présidente d'université kidnappée en plein carnaval ! Lors du défilé de Mardi Gras, dans la capitale de l'île de Nadiland !Le commissaire Nobertin tente de dénouer les fils d'une affaire dans laquelle se mêlent détournements de fonds en bande organisée, délits de favoritisme et autres faux en écriture publique.Il ne tarde pas à découvrir que " la reine d'Abyssinie ", comme l'ont surnommée ses ravisseurs, s'était dressée contre les corrupteurs.Terre de cyclones, de séismes et d'éruptions, Nadiland serait- elle aussi celle des passe-droits, malversations et crimes rituels ?Entre campus novel, roman à clés et polar, Raphaël Confiant dévoile l'univers glauque et violent, quoique souvent cocasse, d'une mafia insulaire qui n'a rien à envier à ses cousines méditerranéennes.

  • C'est une île lointaine, censément paradisiaque. Une île que cette femme a fui tant elle voulait l'oublier. Jusqu'au jour où sa fille l'amène à renouer avec les fantômes de son passé : violence misogyne, inceste, viol...
    Renouer avec les âmes errantesC'est une île lointaine, censément paradisiaque, que les dépliants touristiques surnomment l'île des revenants". Une île que cette femme a fui tant elle voulait l'oublier, se croyant victime d'un sortilège qui la lie toujours à elle.Jusqu'au jour où elle se retrouve confrontée au désir de sa fille, pourtant née dans le pays d'adoption, de renouer avec les âmes errantes de cette île et les fantômes de son passé. C'est alors qu'affluent chez la mère tous les souvenirs enfouis, les récits familiaux douloureux, les drames de la violence misogyne, de l'inceste, du viol...Par une lettre qu'elle adresse à sa fille, la mère interroge son passé et son présent, et, ce faisant, fait remonter à la surface des tresses de récits, des éclats de paroles étouffées, des questionnements intimes, autour notamment d'une figure trouble, celle du "dorlis", équivalent créole de l'incube du Moyen-âge, ce démon mâle qui prend corps pour abuser d'une femme qui dort. En l'île répudiée, c'est lui qui règne en maître absolu ; c'est l'Homme, blanc, noir, mulâtre, indien, qu'importe ; riche ou pauvre, croyant ou mécréant. Lui, pour qui le ventre des femmes est à labourer sans répit, à triturer, à torturer parfois même.À travers ce chassé-croisé, l'auteur explore la peur intestine qui habite tous ceux qui naviguent entre plusieurs appartenances, peur qui les conduit à l'invention de figures magiques pour recouvrir une réalité trop douloureuse. Si ce roman s'enracine dans une réalité socio-historique indéniablement caribéenne, et fait écho à une actualité brûlante, il témoigne tout autant d'une quête universelle : celle des femmes résistantes, qui osent affronter à plume découverte l'obscur éclat des généalogies marquées par une oppression masculine masquée ; celle des "déracinés" qui, dans le silence obstiné des autres, portent leur couleur de peau et leur histoire comme un fardeau."

  • Qui mieux que ses proches pour évoquer la mémoire de l'écrivain, du ministre, de l'homme que fut André Malraux - et apporter quelques retouches à ses Antimémoires ?Paul Nothomb, aviateur, fut son frère d'armes dans les Brigades internationales. Denise Tual, productrice, se souvient du tournage d'Espoir. Jean Grosjean, compagnon de captivité, restera l'un de ses interlocuteurs favoris. Brigitte Friang, résistante, déportée, et Pierre Lefranc, gaulliste historique, évoquent son ralliement au Général après-guerre. Jenka, épouse de Manès Sperber, témoigne d'un demi-siècle d'amitié. Émile Biasini, Pierre de Boisdeffre, Pierre Moinot, Jean Lescure, hauts fonctionnaires, mais aussi écrivains, ont connu le ministre et l'homme de culture. Antoine Terrasse, historien d'art, réévalue l'auteur des Voix du silence.À chacun, Alain Malraux a posé deux questions : que représentait pour eux Malraux, au moment de leurs premières rencontres ? A-t-il changé durablement quelque chose dans leur vie ?Onze voix distinctes, autant de figures de la diversité humaine qui ne cessa d'inspirer la réflexion écrite, verbale et traduite en actions d'André Malraux - diversité qui fut l'étoffe de ses rêves.

  • La religion de ma mère

    Karim Akouche

    " Ma mère priait Dieu avec ses gestes. C'est avec ses mots qu'elle célébrait l'esprit des ancêtres. Sa Mecque, c'était sa terre. Ses prophètes, c'étaient ses enfants. Je me rappelle ce qu'elle a répondu à mon frère lorsqu'il lui a fait remarquer qu'elle priait dans la direction opposée à La Mecque :-; Je prépare le couscous, je surveille la marmite.En me voyant m'initier à la prière, accroupi, mon front touchant le sol, elle a gloussé de ma naïveté :-; Va jouer avec tes copains ! Dieu n'a inventé la prière que pour les croulants. C'est pour qu'ils obtiennent leur ticket vers le paradis.J'ai plié le tapis et rangé le Coran.Si tous les Algériens avaient entendu le conseil de ma mère, ils auraient épargné à leur pays une décennie de sang et de folie.Je ne suis d'aucune religion. Je suis de la religion de ma mère. " * Son père a perdu la raison. Son frère dérive vers le djihadisme. La fille qu'il aima se prostitue. Le pays que retrouve Mirak, après des années d'exil, est méconnaissable. L'Algérie avait le visage de sa mère. Aujourd'hui, ses traits sont déformés par la violence et la folie. Mais, au sein du chaos, ils n'ont rien perdu de leur âpre beauté. Elle éclate dans ce roman picaresque, comme aveuglé d'images.

  • L'homme pas dieu

    Frankito

    « Arrêtez ! Arrêtez tout de suite ! Vous ne savez pas qui je suis ? Albert Gouti ! Je n'ai rien fait ! Lâchez-moi ! Je veux appeler mon avocat ! Ne fais pas ça, frère, ne les laisse pas kidnapper un innocent ! Mais qu'est-ce que j'ai fait ? Dites-moi ce que j'ai fait, bon sang ! » Alors qu'il mène une existence paisible de séducteur dilettante, Albert Gouti, jeune professeur de sciences physiques au principal lycée de Guadeloupe, se retrouve impliqué dans une affaire de meurtres en série. Deux officiers de police s'acharnent sur l'enseignant et le pourchassent trois jours durant.
    Le voilà projeté, malgré lui, dans une succession d'aventures abracadabrantes et sanglantes... Hélas, comme disait son défunt père : « L'homme pas Dieu. » Autrement dit : à l'impossible, nul n'est tenu !
    L'Homme pas Dieu est un roman policier cocasse, servi par une plume percutante. C'est aussi une plongée dans la société guadeloupéenne, avec ses injustices et ses maux : trafic de travailleurs clandestins, pollution des sols par le chlordécone, agitation syndicale et mouvements indépendantistes...

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