FeniXX réédition numérique (Denoël)

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Le contexte et le contenu de l'activité d'Aragon, longue, complexe, pleine de rebondissements spectaculaires, confèrent à l'oeuvre comme à l'écrivain une valeur représentative. Le « cas Aragon » pose avant tout le problème de l'interaction entre l'engagement politique et l'écriture. Cette étude part de La mise à mort, roman où Aragon tente de révéler sa « schizophrénie », de se poser comme un être brisé entre l'aspect social (l'homme communiste) et l'aspect personnel (le poète). Puis Sophie Bibrowska suit l'itinéraire de ce dédoublement à travers l'oeuvre romanesque d'Aragon ; elle écarte, comme trop facile, l'idée si répandue que l'idéologie est néfaste à l'art, et se demande si la question cruciale n'est pas l'attitude de l'artiste envers l'idéologie, envers ce que celle-ci contient de vivant, de transcendant, d'essentiel. Aragon a-t-il eu des rapports authentiques avec l'idéologie qu'il était censé vivre ? Et l'absence de tels liens, n'est-ce pas ce qui l'a poussé à chanter l'institution plus que l'idéal, le moyen en dépit du but ? L'auteur a cherché des réponses à ces questions dans les romans mêmes d'Aragon.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Penseur violent et irrespectueux, Fourier a été victime pendant longtemps de la conspiration de tous les conformismes. Aujourd'hui cependant, les progrès des sciences humaines, le triomphe de la psychanalyse, ainsi que la remise en cause de notre civilisation, ont donné une singulière actualité à son oeuvre. Emile Lehouck a voulu retrouver la véritable pensée de Fourier, en se fiant aux textes seuls, en écartant résolument les condamnations hâtives et anecdotes suspectes de ses prédécesseurs. Il nous montre l'intuition sociologique d'un uateur qui, déjà, en 1808, était pénétré de l'importance de la sexualité dans notre comportement et réhabilite un pédagogue qui soutient plus d'une fois la comparaison avec Rousseau. Enfin, il s'interroge sur la valeur de la condamnation de Marx : son analyse du socialisme utopique est-elle encore acceptable à présent ?

  • Dans cet essai, Sylvie Korcaz s'est efforcée d'élucider) la nature des liens qui existent entre les juifs de France et Israël. Le sionisme, entendu comme idéologie politique, peut-il justifier ces liens ? Non, semble-t-il, puisqu'une majorité de juifs français se disent non-sionistes, tout en, exprimant leur attachement à Israël. Dans une première partie, l'auteur montre comment l'appartenance juive et l'appartenance de classe constituent les deux composantes contradictoires de l'image d'Israël pour les juifs français. Dans une deuxième partie, elle étudie concrètement les rapports que les juifs français entretiennent avec Israël. C'est un sujet qui a prêté bien souvent à des relations fantaisistes, voire mensongères. Les conduites collectives suscitées par l'existence de l'État juif font l'objet de la troisième partie. Sylvie Korcaz a procédé en sociologue et par une méthode expérimentale : elle a proposé un questionnaire à cinq cents personnes et complété son enquête par des entretiens dirigés.

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