FeniXX réédition numérique (Noesis)

  • Deux solutions : ou je vous fume tout de suite, ce qui serait le plus sûr pour la suite des événements, ou je vous laisse attaché ici, mais il faudra être très évasif sur ce qui vient de se passer. Quatre minutes s'étaient écoulées depuis le début de l'action. Il prit le volant du Ford et démarra lentement en direction des périphs. Derrière, le Russe n'était pas à la fête. Les montants intérieurs du fourgon étaient maculés de sang. Il avait dû mettre de la mauvaise volonté à enfiler les pinces qui lui reliaient la main gauche au pied droit. Vieille technique, pour décourager les sprinters, que l'on apprenait dans les commissariats de la douce démocratie française. Une paire de chaussettes lui obstruait la bouche. Cette vision détendit l'atmosphère.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • La besogne des historiens d'art, est la besogne la plus écoeurante qui soit, et un historien d'art bavard - et il n'y a d'ailleurs que des historiens d'art bavards - devrait être chassé à coups de fouet du monde de l'art, a dit Reger. Thomas Bernhard, Maîtres anciens

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  • Pourquoi dissimuler la figure centrale du Christ, et donner une telle importance à cet improbable moulin, perché sur un énigmatique rocher ? Pourquoi les gendarmes en tuniques rouges, qui encadrent la procession, sont-ils espagnols ? Que signifie le style archaïsant des Saintes Femmes ? Passé et futur, vie et mort, destin et liberté façonnent cette oeuvre foisonnante, que Michael Gibson commente ici dans ses moindres détails.

  • La tête colossale émergeait seule des sables, au sud-est de la pyramide de Chéphren. Cette tête, dont on devinait qu'elle reposait sur un corps totalement enfoui, prit le nom de "Balhouba" en copte, qui devint "Abu'l Hôl" en arabe, traduit par "le Père la terreur", surnom qui le poursuit encore aujourd'hui.

  • La destinée de l'hymne, adopté par les révolutionnaires du monde entier, épouse étroitement celle de notre siècle. D'aucuns pourraient alors s'interroger sur « le sens de l'Histoire », désespérer même, - ils auraient de bonnes raisons. Ce serait oublier que le combat pour la justice n'a pas besoin d'être victorieux pour donner aux hommes libres leur raison d'être ; il suffit que cette lutte soit menée. Et alors, L'Internationale est toujours là pour bander les énergies et donner du coeur au ventre.

  • Première bataille de la guerre de Trente Ans, la Montagne Blanche marque, après la défenestration de Prague, l'écrasante défaite des troupes protestantes des États de Bohême, le 8 novembre 1620. Cet ouvrage propose tout d'abord de démontrer la fécondité d'une « histoire bataille » plongeante au coeur de l'expérience du combat. Les mouvements du corps-à-corps ; la mise en oeuvre tactique d'un carré de piquiers - le tir au mousquet à poudre noire ; les regards et les déplacements sur le champ de bataille ; la souffrance physique (la faim, le froid, la maladie, la fatigue...) ; l'épreuve mentale (la peur, la tension extrême, le sentiment du devoir, la folie, l'abrutissement, l'exaltation parfois poussée jusqu'à l'extase) ; autant de situations, de gestes et de sentiments mêlés qui, mis à nu par la violence du combat, sont l'objet d'une approche totalement novatrice d'une bataille et plus globalement d'un conflit. Il permet ensuite d'appréhender le rôle exact du mystique Dominique de Jésus Marie. Après avoir prophétisé la victoire catholique, il sut convaincre un conseil de guerre indécis de livrer bataille. Aux guerriers, il communiqua l'élan de la victoire qui la rendit décisive. À sa propre extase - mystique -, succéda celle - brutale - des combattants. Prendre en compte des sources aussi variées qu'inhabituelles, associer la violence et la ferveur catholique, c'est l'exceptionnel pari qu'a tenté et gagné Olivier Chaline. La minutie, la pertinence et la justesse de sa démonstration réhabilitent une « histoire bataille » trop souvent décriée et révèlent un épisode sanglant de la Réforme catholique, longtemps occulté et soi-disant indicible, véritable onde de choc à travers toute l'Europe.

  • Les traditions spirituelles tentent de répondre à un certain nombre de questions fondamentales associées souvent à des conceptions qui visent à dépasser les limites habituelles du vécu. À l'heure où un certain cléricalisme riposte agressivement à une modernité de plus en plus agnostique, l'Instant nécessaire propose, avec rigueur et sérénité, une réflexion aux sources de l'expérience spirituelle. S'agissant de notre rapport à l'au-delà, nous sommes les jouets de nos images. Alors que l'on y croit, au fond, on finit par détruire cette « réalité » qu'est l'au-delà, en en faisant une réalité familière. Trop familière pour être encore l'au-delà. Mais il est possible de penser un rapport de l'homme à la mort qui n'abolisse ni la vie ni l'homme. Si tel est le cas, cela voudrait dire qu'il existe une possibilité inédite de vie, que nous ne soupçonnons pas encore, donnant à penser l'au-delà au-delà de tout ce que nous pouvons penser encore à cet égard.

  • Ce volume rend compte d'une partie des résultats recueillis en illustrant les trois priorités de la mission : le réexamen des découvertes et secteurs anciens, l'étude du tell dans son ensemble, la mise en valeur et la protection du patrimoine tanitique.

  • Au coeur du désastre de l'été 1940, alors que huit millions de Français se débandent sur les routes de l'Exode et que plus d'un million de prisonniers prennent le chemin de l'Allemagne, surgit une campagne d'opinion tout à fait inattendue : celle de la réforme de l'enseignement. Outre la négociation permanente avec le vainqueur, refonder l'éducation constitue en effet la priorité absolue d'un gouvernement de revanche, provisoirement installé dans les grands hôtels de Vichy. À ce titre, avant même les juifs, les communistes et les francs-maçons - dont on peut supposer, dès l'abord, qu'ils seront les victimes expiatoires du régime -, ce sont les instituteurs et plus globalement l'École de la République qui se voient accusés de porter une responsabilité majeure dans la défaite militaire du pays. Nul étonnement donc à ce que les six ministres successifs de l'Éducation du maréchal Pétain se soient employés, entre 1940 et 1944, à mener à bien, sans le paravent d'une intervention allemande, une oeuvre d'acculturation du système scolaire français. C'était sans compter sur les résistances qu'ont su opposer la grande majorité des enseignants français à ce projet destructeur des acquis séculaires de la démocratie républicaine.

  • Marx a consacré la quasi-totalité de son oeuvre à un seul objectif : légitimer le communisme. Il a été crédité des prétendus succès des régimes dits marxistes et leur échec réel lui est maintenant imputé. À tort. Francis Kaplan propose une synthèse originale du marxisme et, révélant de nombreux textes méconnus ou occultés, il démontre que, pour l'auteur du Capital, il existe, en réalité, trois communismes : humaniste, éthique et historico-matérialiste, pas toujours cohérents entre eux. Francis Kaplan met en relief leurs logiques, leurs problèmes et leurs hésitations. La chute du mur de Berlin et la récente victoire des sociétés capitalistes sur les régimes dits marxistes ont sérieusement ébranlé la nécessité historique du communisme. Pourtant, aux yeux de millions d'individus, sa justification éthique et humaniste conserve tout son attrait et sa valeur explicative du monde. Le socialisme demeure, au moins, une interrogation permanente et l'étude de Marx, le passage obligé à toute réflexion sur l'avenir de nos sociétés.

  • Premier professeur en France à exercer le métier de motivatrice, Brigitte Prot, lasse de l'immobilisme ambiant et des discours stériles autour de l'école, a décidé d'agir là où elle est, face aux élèves. Comment les motiver, communiquer avec eux, leur donner le goût d'apprendre et de sortir de l'échec ? Brigitte Prot donne ici des réponses précises. Aujourd'hui, elle intervient en classe, accompagne des élèves, individuellement ou en petits groupes. Parallèlement, formatrice à l'Institut Supérieur de Pédagogie de Paris, elle propose aux enseignants des outils dans les domaines de la motivation, de la communication en classe et du changement des pratiques pédagogiques.

  • De temps en temps, il faisait part de ses découvertes à son cadet, son fils préféré : - Vois-tu, Friede, il faut écrire pour les instruments monodiques comme tu le ferais pour des instruments polyphoniques, comme tu pourrais écrire pour l'orgue par exemple. - Je comprends. Mais comment concevoir une création aussi complexe ? - Imagine des personnes qui conversent entre elles. Chaque voix est un paysage, chaque voix a sa douleur, sa tonalité, mais le sujet de conversation est commun. Jean Sébastien s'assit au clavecin. Il frappa une note, l'écouta, frappa différemment et observa son fils : - Tu es si doué, mon cher Friede, lui dit-il, encore plus que tes frères et soeurs. - Père, je le suis bien moins que vous ne le croyez. - Je voudrais que tu te familiarises avec un registre de quatre octaves et que, tu lises dans sept clés différentes... - Les trilles, lui dit Jean Sébastien, les enchaînements des accords, les contrepoints tu devrais les travailler comme je le fais, moi, sur table, et non sur le clavier afin de développer ton écoute intérieure... Mais c'est assez d'exercices pour aujourd'hui. J'ai composé cette suite ce matin. Je suis sûr que, grâce à elle, tu pourras développer tes forces. Friede déchiffra rapidement la partition. Il s'émerveilla : - Je n'avais jamais rien entendu de pareil. La polyphonie est suggérée, lui déclara-t-il avec enthousiasme, c'est ce qui en fait la beauté. Jean Sébastien, était heureux. Son fils l'avait entendu. Une suite valait mieux que de longs discours.

  • Dans la boucle du Zambèze, en Afrique australe, d'étranges théâtres de la mort, les Makishi, se déroulent après chaque cérémonie de circoncision. Les initiés fabriquent et revêtent des masques d'ancêtres pour devenir les acteurs d'une société idéale, celle qui guidera les vivants vers la connaissance.

  • Une villa parmi d'autres à Utah Beach, célèbre plage du débarquement. Un homme s'y terre, inquiet des rares mouvements qui agitent son voisinage : des empreintes surprenantes sur le sable, une Mercedes qui rôde, la tempête qui menace... Son revolver à portée de main, il tente de calmer ses angoisses en évoquant les péripéties qui l'ont conduit là : l'engagement aux côtés des combattants de l'IRA, l'Armée républicaine irlandaise ; la rencontre avec la rousse Maureen qui se change en amour fou ; l'action clandestine, les voyages à travers l'Europe... Et puis cette question lancinante : qui a trahi ?

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