Flammarion

  • Dans un pays en guerre, une jeune femme, Marie, est blessée par une balle. Malgré la douleur, elle ne pense qu'à une chose : rejoindre Steph, qui habite de l'autre côté de la ville. Entre eux, il y a un pont. Ils partagent une passion très vive et viennent de traverser une crise. Malgré cela, Marie est prête à tout pour revoir Steph. C'est le message qu'elle avait pour lui, avant d'être mortellement touchée.
    Elle vacille sous la lumière de midi. Le sang coule de sa blessure. À mesure qu'elle avance, des images de son passé surgissent, emportée par une mort au ralenti que rien n'arrêtera. D'autres personnages l'aident, comme aimantés par ce lieu où la vie, le hasard et le destin mélangent leurs cartes.
    Dans ce roman, son premier depuis L'Enfant multiple, paru en 1991, Andrée Chedid convoque tous les massacrés, les fusillés, les suppliciés. Ils convergent vers ce coeur aux abois, vers cette femme à la fois anonyme et singulière.

  • Andrée Chedid raconte ici, avec un réalisme poignant, la lutte menée par une vieille femme pour sauver son fils, Hassan, atteint du choléra.
    Le sixième jour marque la date fatidique
    dans l'évolution de la maladie.

    Le sixième jour, publié en 1960, a connu de nombreuse rééditions et a été l'objet d'une adaptation cinématographique.
    Un livre, un film..., des connivences, des différences.
    Une oeuvre nouvelle créée par le remarquable cinéaste égyptien Youssef Chahine ; interprétée par Dalida, chanteuse réputée devenue une comédienne accomplie, et par un jeune acteur de grand talent, Mohsen Mohieddine.
    Un livre, un film...Deux regards de semblables et amis. Voilà aussi l'intérêt de cette expérience, de ce passage d'une expression à l'autre.

    photo D.R

  • Betty, la trentaine solitaire, passe son temps libre à observer les habitants de l'immeuble d'en face. Pas dans une intention de voyeurisme mais pour créer des liens. Son attention se focalise sur une vieille dame qui vit avec ses chats. A cause de son air joyeux, elle la baptise Félicité et se prend d'affection pour elle. Lorsque Félicité est envoyée dans une maison de retraite, Betty, bouleversée, remue ciel et terre pour la retrouver. Une véritable amitié est née.
    Embrasser les joues ravinées d'une mamie, c'est tremper les lèvres dans un millésime de vie. Ça régénère ! Fatou Diomé

  • "Je voudrais voir quelle force au monde peut détruire cette race, cette petite tribu de gens sans importance dont l'histoire est terminée, dont les guerres ont été perdues, dont les structures se sont écroulées, dont la littérature n'est plus lue, la musique n'est pas écoutée, et dont les prières ne sont pas exaucées. Allez-y, détruisez l'Arménie ! Voyez si vous pouvez le faire. Envoyez-les dans le désert. Laissez-les sans pain ni eau. Brûlez leurs maisons et leurs églises. Voyez alors s'ils ne riront pas de nouveau, voyez s'ils ne chanteront ni ne prieront de nouveau. Car il suffirait que deux d'entre eux se rencontrent, n'importe où dans le monde, pour qu'ils créent une nouvelle Arménie."
    William Saroyan

  • Le manuscrit de Sophie a été refusé partout. Un jour, miracle, on lui propose d'en faire un fi lm. Mais Lucas Gardel, le réalisateur, pose une condition : Sophie doit devenir sa directrice artistique. A-t-elle l'expérience nécessaire ? Pas de problème, répond Sophie, qui n'a jamais mis les pieds sur un plateau de cinéma.
    La voilà à Paris avec Julien, son neveu, et Mélanie, leur colocataire. Eux, dans la vie, personne ne les a jamais aidés. Ensemble, ils décident qu'ils ont le droit de forcer le destin. Une directrice artistique qui n'a jamais touché une caméra. Une apprentie journaliste infiltrée. Et un étudiant amoureux de son professeur. Oui, il existe des raccourcis vers le bonheur. Mais la route risque d'être un peu plus cabossée.
    Et cette ombre qui plane sur eux ? Quand le vent se lève, bonne ou mauvaise fée, Joyce Verneuil n'est jamais loin...
    Tendresse, humour, suspense et rebondissements... Toute notre époque prend vie dans ces chroniques romanesques dangereusement addictives.

    Création Studio Flammarion Couverture : Illustration de Cassandre Montoriol © Flammarion

  • « Tu te souviens pourquoi on est venus en Slovénie, pourquoi on a décidé de faire ce voyage ensemble ? Oui, je me souvenais. Je consentis donc à faire l'amour, ce que je n'ai pas regretté. »

    Cet été-là, il part avec Éléna en Slovénie, pour changer d'air. Mais très vite, tout vient contrarier l'intimité du jeune couple : la traversée à la nage d'un lac glacé, une nuit passée dans un parc, un accident de voiture, une chatte en chaleur dans leur chambre d'hôtel, rien ne se passe comme ils l'espéraient. Dès lors, ce périple chaotique semble déteindre sur leur relation au point qu'ils finissent par ressembler, l'un pour l'autre, au pays qu'ils traversent : aussi familier que mystérieux, aussi énervant qu'attendrissant.
    Avec beaucoup d'humour et de subtilité, Clément Bénech nous offre les instantanés d'un amour qui décline et qui, malgré la bonne volonté des deux amants, court inexorablement vers sa fin.


    Portrait de Clément Bénech par Léa Crespi © Flammarion

  • Personne ne peut aimer une femme et écrire un roman simultanément.
    Dans les vapeurs d'une vie d'écrivain, il y a la question omniprésente du style, le blues, les femmes, LA femme.

  • « J'ai découvert l'inconnu d'un monde, étrange dépaysement, à mon arrivée sur la rivière de Saigon après cinquante-cinq jours de traversée ; je n'avais d'yeux que pour les centaines de paillottes sur pilotis, tout au long des berges, l'avancée lente, cérémonieuse, des buffles de la rizière, retenus à la corde par des paysans à chapeaux coniques, pantalons retroussés. J'ai entendu les premières rafales de la guerre à la Pointe des Flâneurs. Des miliciens viets isolés, cachés dans les hautes herbes, tiraient sur le bateau et nous étions sur le pont, comme au spectacle, déjà perdus par cette inconscience qui allait être ma sauvegarde. »
    Pour la première fois, Jacques Chancel revient sur son itinéraire dans les désordres de l'Indochine.

  • Une seule femme a compté pour lui.
    Un seul drame l'a anéanti.
    Une simple phrase bouleverse sa vie : une prédiction étrange, faite par une enfant, qui lui révèle comment et avec qui il va mourir.
    Noam s'engage alors dans une quête effrénée pour trouver les réponses aux questions qui le hantent. Une aventure qui le conduira, aux limites de sa raison, là où la vie peut prendre fin... et où l'amour peut renaître.
    Un roman au suspense haletant, des personnages sincères et attachants, une histoire envoûtante que vous n'oublierez jamais.

  • "Est-ce durablement éprouvé entre le possible et le possible, est-ce dialogue à toute force poursuivi entre l'individu et la multitude, qui ont porté Andrée Chedid vers le théâtre ?... Il lui était nécessaire, sans aucun doute, d'ouvrir un champs plus concret à ces figures qui depuis longtemps la hantent et de poursuivre le seul débat qui l'intéresse en termes plus généraux et en images plus exemplaires : le bruit de l'histoire, les ambiguïtés de la paix et de la guerre, les chances de transformer le monde des hommes, le problème irrésolu des origines, ces questions sont au coeur de son oeuvre théâtrale. Qu'elle la situe très loin dans le temps et dans l'espace comme Bérénice d'Égypte et Les Nombres, ou dans le lieu indéfini des mythes, pour mettre en place le jeu d'ombre du Montreur, Andrée Chedid ne se préoccupe que d'une chose : faire surgir "des bribes de notre visage commun" aujourd'hui".

    M.C Granjon

  • Le narrateur, qui pourrait être le romancier lui-même, reçoit en avril 1996 une première lettre de Geneviève Bassano, postée depuis Châteauroux. La calligraphie en est fine et régulière, "posée comme des notes de musique sur une partition".
    La correspondante habite une grande maison, elle a deux enfants, un mari qui voyage pour ses affaires. Le ton de sa lettre traduit à la fois la déférence et l'ironie. L'écrivain est intrigué, alors qu'il reçoit souvent des lettres d'admiratrices, d'étudiantes. Il lui répond aussitôt. Il se surprend ensuite à attendre le facteur, en ayant l'impression que Geneviève débarque chez lui, qui a aussi une femme et deux enfants.
    Elle l'invite à signer ses livres à la bibliothèque où elle a ses entrées. Il accepte et part, la musette remplie de ses papiers, d'un stylo, d'un canif, d'un bout de corde.
    Ainsi commence, comme souvent dans les romans d'Eric Holder, une relation intense. Les êtres se brûlent, échangent leurs excès. Tout y frôle le goût de l'absolu et de la perte.

  • Quand le monde extérieur devient insupportable, peut-on s'enfermer chez soi ? Quand le monde réel se montre trop décevant, peut-on s'en inventer un autre ? Quand on est obsédé par une star de cinéma, peut-on décider qu'elle est faite pour nous ? Entre dégoût, compassion et fantasme, peut-on survivre à la réalité ? Et à quel prix ?
    dans le meilleur des mondes, Aldous Huxley parlait du futur. Le pire des mondes, lui, est bien présent.

    Couverture : © Dennis Galante/CORBIS
    © éditions Flammarion, 2004.

  • « Radieuse, je décidai de finir la journée sur la promenade de Sea Point. Par cette chaleur, l'Atlantique laissait dans la brume Robben Island, à onze kilomètres de là. À moitié aveuglée par le soleil, je faisais face au bagne où se trouvait emprisonné Nelson Mandela. Comment imaginer que je me retrouverais à ses côtés quelques mois plus tard, au terme d'un chemin qui bouleverserait ma vie ? »
    1968. Marianne, une jeune Française professeur de lettres, est dépêchée en Afrique du Sud pour enseigner à l'université du Cap, ville dont le cadre idyllique renferme à la fois la liberté des swinging sixties et l'horreur de la ségrégation.
    Elle fait la connaissance de Denise, une avocate blanche engagée dans la lutte contre les lois raciales. Inséparables, les deux jeunes femmes se voient bientôt mêlées à un événement exceptionnel : la première greffe du coeur jamais réalisée... Par le biais de Denise, Marianne rencontre Victor, Afrikaner charmeur et désinvolte. Elle va l'aimer passionnément, mais avec l'impression de ne pas vraiment le connaître. Car les apparences sont trompeuses au pays de l'apartheid.


    Création Studio Flammarion. Couverture : D'après une photo © Ian Berry / Magnum Photos

  • "J'ai travaillé trop tard hier soir. Écrire me crée. Me tue. Je suis voleur.
    Les petits pleurent un peu au début. La classe est propre et claire. Elle les menace. Et pourtant ils entrent. C'est le premier qui compte.
    Je ne suis ni leur père ni leur mère. Et parfois je me sens tout ça. Ils sont si près de moi que je ne les vois pas. Je fais comme eux. J'entre. Ce miracle se renouvèle tous les jours. Pourquoi n'ai-je pas claqué la porte et ne suis-je pas parti en courant ?
    Non, je ne pars pas. Je suis le ver dans le fruit. Je mange la pomme et crache cette mousse.
    Lorsque le temps appartient à la décision de l'autre, non seulement dans l'enfance, mais dans l'enfance du monde, l'autre a peur du vide et remplît les êtres qui l'entourent de sa propre folie. C'est le vol, le viol de l'enfance : le temps dérobé"
    D.S.

    Couverture: Jurgen Vollmer - Little Bearb1998

  • Guillaume d'Amiens est un preux chevalier, un "tournoyeur" qui en est à son quatre-vingt-dix-neuvième tournoi. Ces affrontements, au cours desquels se heurtent les meilleurs, sont aussi leur gagne-pain. A la fin du tournoi, le vainqueur se paie sur les vaincus. Un jour, Guillaume entend un homme qui prêche la quatrième croisade. C'est Foulques, curé de Neuilly, célèbre pour son éloquence. Le chevalier décide de tout quitter et de participer à l'aventure. Il se croise, laissant derrière lui son pays, sa famille et une jeune fille délicieuse.
    La croisade tourne mal dès le commencement. Pour transporter l'armée, on passe un accord avec le doge de Venise. La Sérénissime fournira les nefs et les galères. Les croisés perdent beaucoup de temps à chercher l'argent du voyage sans y parvenir et doivent traiter un marché avec le doge qui détourne leur mission en les lâchant sur une proie qu'il convoite, Constantinople. S'y trouvent les quatre magnifiques chevaux de bronze doré que celui-ci rêve de voir orner sa basilique Saint-Marc. La capitale de l'empire d'Orient sera prise en 1204 au prix d'une tuerie et de pillages. Guillaume participe à tous ces événements dont Jean Diwo tire un vrai roman de chevalerie qui recrée un épisode de l'histoire, mélange d'héroïsme et de cruauté. Le chevalier fera aussi la conquête d'une princesse qu'il ramène en même temps que les chevaux de Saint-Marc. Pourra-t-il oublier la France et son grand amour ?

    Couverture : Rieth/Seguin. Documents : Explorer.

  • Anna se réveille en sursaut. Un bruit l'a arrachée au sommeil.
    Le lendemain, elle s'approche de la remise au fond de son jardin. Sur le vieux canapé, allongé de tout son long et dans un relâchement total, un enfant dort.

    Dans la remise est le premier roman d'Inès Benaroya.

  • "...La brochure, ils n'ont qu'à la refiler à l'auguste, à l'autre Nobel du bord de mer, quitte à le dédommager en nature, vu qu'il paraît que le bonhomme est du genre à priser l'océan. Et puisque les Combi se prévalent d'être très regardants sur la stature de leurs prestataires de services, il serait dans l'ordre des choses de refiler la rédaction du dépliant à un nobélisé de première."
    Les Combi, poissonniers de père en fils, sont fiers de leur lignée. Le père à la vente, la mère à la caisse, les fils en mer et les filles à la découpe, le commerce bat son plein. Se pose la question d'une brochure promotionnelle destinée à être calée près de la caisse. La rencontre d'un Nobel tombe à pic.
    Les personnages de cette fiction rocambolesque passent de la poissonnerie à la grande littérature sans détours. Ce qui enchante ici, c'est la cocasserie, l'invention langagière, l'art de créer à partir de rien des situations absurdes. Une histoire qui vous entraîne irrésistiblement jusqu'à sa chute, aussi salutaire qu'inéluctable.

  • « Il n'y a rien de mieux que les bars à moitié vides, les soirs sans chiffre. Le client de gauche se détache sur la grande baie vitrée avec tout son poids de malheur. Il est malheureux parce qu'il attend une fille fabuleuse, une longue fille très belle qui viendra s'accouder comme un ange ou une grande blessure. Vous n'attendez rien. Le bac des verres palpite comme un bassin de truites dans une vieille montagne. Des représentants d'épaules passent sans rêves. La serveuse allume une cigarette parce que l'amour n'existe pas. Les femmes les plus obstinées, celles qui ont cru pouvoir vous ramener dans le monde, ont renoncé. Vous êtes dans un état proche du bonheur.»

    L'oeuvre reproduite page 85 est d'André du Colombier.

  • Une directrice d'agence bancaire approchant la cinquantaine, ayant réussi sa vie de famille tout comme sa carrière professionnelle, va tout perdre pour une histoire passionnelle avec un collaborateur beaucoup plus jeune qu'elle. Ce roman nous plonge dans les alcôves de la banque, un milieu qui n'a rien à envier à celui de la publicité ou du show-business, et brosse le portrait d'une femme qui tente de répondre à la question que nous nous posons tous : jusqu'où sommes-nous prêts à aller pour être heureux ?

  • Dans Le Lien, deux êtres se découvrent frère et soeur à la mort de leur père. Ils sont ce qu'il reste de sa dépouille. Ils sont ses mensonges en vie. Forcément ils s'attirent, forcément ils s'aiment et se haïssent à la fois. Qui a été le plus aimé ? Qui connaissait son véritable père ?
    Réfugié en France à la grande époque du Quartier latin, Monsieur Pipi trouve un emploi fixe dans un haut-lieu stratégique entre tous : les W.-C. d'un café en face du Flore...

  • « La porte était restée ouverte. À présent, le muet tournait en rond au centre de la cabane. Il avait tout appris au jeune homme, [...] cette suite d'histoires qui toutes avaient en commun de foirer au moment de leur apothéose, pour mieux précipiter leur auteur dans une noirceur sans fond. »
    Ari, jeune étudiant en histoire, doit séjourner à Chirac pour rédiger une plaquette sur la commune, qui n'est paisible qu'en apparence... Car la ville et ses habitants ont des secrets, il paraîtrait même qu'un trésor serait enterré quelque part. Et que vient faire ce commissaire marseillais par ici ? Dans ce pays de granit, où la nature comme les êtres restent sauvages, il rencontre des personnages bien énigmatiques et des paysages vivants comme des hommes et des femmes qui s'aiment. Avec humour et poésie, Éric Holder distille des moments de grâce dans cette intrigue teintée d'érotisme, où chaque vie a une face cachée...

  • « Elle était si parfaite, comment avais-je pu soudain aimer une autre personne ? Que deux coups de téléphone, un déjeuner, un baiser, un seul baiser et quelques caresses remettent à ce point ma vie, notre vie, en question ? Qu'est-ce qui m'avait pris de dire aussi vite à Léa : j'ai embrassé une autre femme ? La greffe avait pris, en un baiser. Un baiser qui avait duré plus de deux heures et les mains, les doigts de Marie, sous mon pull, sur ma poitrine. Il m'avait semblé que ma vie basculait. Et maintenant comment faire ? Léa, Marie ; Marie, Léa. Peut-on donc l'espace d'un court moment, ou même d'un temps plus long, aimer deux personnes à la fois ? »
    Après Fais-moi oublier, le nouveau roman d'amour de Brigitte Kernel. Celui d'une femme tiraillée entre Léa, celle qu'elle aime, et l'envoûtante Marie qui, en un baiser, vient tout bouleverser.

    Couverture : © Studio Flammarion
    Portrait de Brigitte Kernel par David Ignaszewski-koboy © Flammarion

  • "Répétons-le, Djian est un écrivain, un grand écrivain. La littérature n'en possède pas tant.
    Une page de Djian, ça ne ressemble à rien d'autre de connu dans le passé proche ou lointain, si ce n'est à une autre page de Djian. Elle possède un rythme, des couleurs, un éclat, une palpitation (double: manifeste et secrète), une sagesse et une folie qui n'appartiennent qu'à lui. Une manière de branchement direct sur les pulsations du coeur et sur les élans de l'âme : une phrase qui vit, c'est infiniment rare. Celle de Djian échappe, comme spontanément, à tous les modèles.
    Seule le style, cette façon d'inventer le monde en l'écrivant, peut dire le bonheur et la tragédie dans leur pureté et leur dénuement.
    L'écriture de Djian est vraie, elle est généreuse et elle porte sur le monde - l'auteur y compris - un regard de pitié rageuse.
    Plutôt qu'"écrivain romantique", écrivain vivant" lui conviendrait. Avec l'irréductible contradiction que les termes entretiennent l'un avec l'autre."
    Pierre Lapape
    "Le Monde"

  • « Chaque fois que le vin vient doucement buter sur ma lèvre supérieure, je sens la vie dans sa juste pression comme s'il y avait là d'amassé suffisamment d'amour, de passion, de désir. Et de manque. »
    Quand un critique gastronomique livre par le menu ses émotions culinaires, ses voyages autour du monde et ses belles histoires d'amour, c'est comme réserver une table dans un restaurant trois étoiles. C'est un rendez-vous sensuel et gourmand. Une invitation hédoniste et libertine.

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