Plon

  • Kurt

    Laurent-David Samama

    Et si Kurt Cobain s'était confié à son caméscope juste avant sa mort ? Le récit littéraire renseigné, inventif et sensible d'un enfant des années 90, plus que jamais actuel.Et si Kurt Cobain s'était confié à son caméscope juste avant sa mort ?
    1994. Kurt Cobain, le leader iconique de Nirvana, se détruit chaque jour un peu plus. Il a essayé de voir des psys mais il le sait : aucune thérapie ne pourra le sauver.
    Dans ces années 1990 qui voient l'explosion de la vidéo et où la télé fabrique les stars, Cobain a compris la puissance de l'image et se rêve en artiste complet.
    De sa lucidité sans faille sur la réalité américaine à sa nostalgie de l'innocence, des prémices du grunge au triomphe de Nevermind, de son addiction à l'héroïne à sa passion pour Courtney Love, Kurt livre tout.
    Et se filme.
    Dans ces accès de mélancolie profonde, ces flambées proches du délire et ces incursions apaisées dans ses moments les plus tendres, l'icône grunge se découvre sous un jour inédit.

  • Les métamorphoses de dieu ; la nouvelle spiritualité occidentale Nouv.

    L'écrasante majorité des Occidentaux se disent croyants. Mais à peine un tiers pratique régulièrement. Partant de la Renaissance, Frédéric Lenoir retrace les temps forts du parcours historique du religieux dans la modernité occidentale, jusqu'à la période actuelle de globalisation et d'ultra-individualisme, caractérisée par la liberté de choix, le désir d'accomplissement personnel, la quête de sens, le règne de l'authenticité et le nomadisme spirituel.
    Paradoxalement, cette ultra-modernité est aussi marquée par un puissant désir de " réenchantement du monde " aux accents de religiosité cosmique et archaïque : astrologie, anges, spiritisme, pensée magique, néo-chamanisme... Dieu n'est pas mort : il se métamorphose. Le sacré prend de nouveaux visages ou bien revêt des habits très anciens. À travers ce bouleversement de l'espace et du temps, nous vivons sans doute l'une des plus grandes mutations religieuses que l'homme ait jamais connues.

  • Une réflexion générale sur le féminisme, avec, comme fil rouge : le refus absolu de la résignation." Comment devient-on féministe ? Existe-t-il un parcours type, une expérience, un enseignement qui métamorphose une femme ordinaire, "tranquille' (aurait dit ma mère), en une révoltée, qui se veut pionnière d'un nouveau monde ? Après l'une de mes conférences, une jeune femme m'interpella : "Mais vous personnellement, comment êtes-vous devenue féministe ?' Sommée de m'expliquer. De raconter mon parcours particulier pour que chacune puisse induire le général, sans doute. Danger. Je ressentis le besoin de me lancer dans une réflexion introspective.
    Pourquoi une femme était-elle dévaluée, sous-estimée, voire méprisée ou violentée parce que femme, et uniquement pour cela ? Je me suis ainsi acheminée - les circonstances de ma vie m'y aidant - vers une critique plus globale de ce monde.
    Mais que l'on ne s'y trompe pas. C'est parce que ma souffrance de fille m'asphyxiait que je devins, instinctivement d'abord, féministe. "
    À travers son parcours et ses combats - droit à l'avortement, criminalisation du viol, loi sur la parité, lutte contre les violences faites aux femmes, débat sur la prostitution -, c'est une réflexion générale sur le féminisme que construit Gisèle Halimi. Avec, comme fil rouge : le refus absolu de la résignation.

  • Dans ce plaidoyer corrosif et sans concession, Dominique Simonnet dénonce le conformisme pervers qui encourage de nouveau la soumission des femmes et menace leur liberté.Vous avez dit " libérées " ? Libres de leurs choix, libres de leurs corps ? Allons, ouvrons les yeux : il règne aujourd'hui un conformisme pervers qui encourage de nouveau la soumission des femmes. Lolitas incitées par la culture adolescente à se transformer en femmes-objets toujours disponibles; jeunes filles piégées par l'industrie du sexe qui fait désormais commerce du spectacle de leur humiliation ; femmes effacées, voilées, violées, vendues, mutilées, pour mieux être utilisées en privé par leurs propriétaires...
    Ici au nom de la modernité, là au nom de la tradition, le mâle dominateur reprend partout du poil de la bête. Pornographes et puritains poursuivent la même obsession millénaire, héritage de notre condition mammifère : le contrôle du corps des femmes. Non, celles-ci ne sont pas si libres qu'on le dit. Non, le féminisme n'est pas dépassé. Serions-nous en train d'assister, en silence, dans la complaisance, à la défaite des femmes ? Mais alors, ce serait aussi la nôtre, celle des hommes, celle de tous ceux qui chérissent le désir et la liberté d'aimer.

  • La biographie de référence de Duras, par l'un de ses amis les plus intimes.D'où vient la fascination qu'exercent encore la vie et l'oeuvre de Marguerite Duras ?
    Née en 1914 dans l'Indochine coloniale, elle traverse le siècle au coeur de ses turbulences, de la trouble période de l'occupation aux mouvements ultra-gauchistes de l'après 68, en passant par le communisme. Partout et toujours, elle porte la parole de la révolte, scandaleuse par la violence de ses engagements et de ses passions.
    Mais la vie de Marguerite Duras ne peut se concevoir détachée de ce qui la tient justement en vie : l'oeuvre inlassablement recommencée, comme si le poids d'un destin exigeant la condamnait aux dangers de l'écriture.
    En recomposant cette existence, unique matériau de l'oeuvre, Alain Vircondelet nous permet de saisir la dimension douloureuse et l'absolue nécessité de la création d'un grand écrivain, tout en nous menant au plus près du secret de son écriture.

  • Ce sont les Princes qui nous gouvernent, des Princes de l'immoralité, du dérèglement, du narcissisme, de l'aberration, parfois de la démence, de la violence et de son corollaire, la cruauté.Ils sont psychopathes, sociopathes, névropathes... Ils règnent sur les pays du Caucase ou d'Amérique Latine, sur la Corée du Nord ou sur les Philippines. Ils régissent de façon extravagante la vie de la Maison Blanche ou du Kremlin. Ils violentent et massacrent leur propre peuple comme en Syrie. Ils abaissent leur fonction comme en Thaïlande, tourmentent leurs opposants comme aux Maldives.
    Ce sont les Princes qui nous gouvernent, des Princes de l'immoralité, du dérèglement, du narcissisme, de l'aberration, parfois de la démence, de la violence et de son corollaire, la cruauté. Certains sont catalogués par l'ONU comme " criminels de guerre ", ou encore ils sont accusés de " génocide ". Le monde les regarde oeuvrer, souvent sans réagir. Tous n'ont pas commis les mêmes atrocités. Le Président Philippin se vante d'avoir, à plusieurs reprises, tué de ses mains. Donald Trump n'a jamais pointé son revolver sur un passant New Yorkais. Mais tous ces personnages affichent certaines caractéristiques troublantes. Et ils présentent un risque pour la planète. Bachar al-Assad, avec un demi-million de morts sur la conscience, peut mettre le Proche Orient à feu et à sang. Kim un-Jung peut rayer de la carte une ville américaine ou japonaise. Et Donald Trump qui demande souvent à ses conseillers militaires à quoi peut bien être utile une bombe atomique si on ne peut pas s'en servir n'est guère rassurant. En dépit des tragédies du XXe siècle, la longue lignée des monstres se renouvelle dans un monde globalisé, où jamais l'information n'a autant circulé.

  • Le témoignage du lanceur d'alerte qui a déconcé le scandale de l'abattoir de Limoges. Mauricio Garcia Pereira a grandi dans une ferme d'élevage en Galice espagnole. Il a appris à aimer et respecter les animaux. Arrivé à Limoges, il est embauché dans le plus grand abattoir public de France, où il est le témoin de mauvais traitements sur les animaux, notamment l'abattage de vaches gestantes. Heurté, il interroge responsables et vétérinaires au sujet de cette pratique monstrueuse, mais n'obtient que des réponses évasives et gênées, accompagnées de l'injonction de continuer à faire son travail sans poser de questions. N'y tenant plus, il contacte l'association de protection animale L214 et accepte d'introduire clandestinement une caméra dans l'enceinte de l'abattoir. Les images diffusées via les réseaux sociaux déclenchent un scandale dans l'opinion publique.
    Mauricio brise l'omerta. Il dénonce les transgressions de la loi par un organisme public et la corruption de l'ensemble de la filière, qui rend possible cette barbarie. Depuis cette affaire, il a perdu son travail, mais continue à lutter pour la cause animale. Il est le parrain d'une association fondée par des vétérinaires Français pour le respect de la condition animale et a été l'invité d'honneur d'une journée consacrée à ce thème au Sénat en mai 2017.

  • Un portrait inédit de Charles de Gaulle, le dernier " roi chrétien ", qui a, toute sa vie, intimement associé son patriotisme et sa foi.Issu d'une famille profondément chrétienne, élevé dans le strict respect des valeurs catholiques, Charles de Gaulle a intimement associé son patriotisme et sa foi toute sa vie. Son éducation et ses engagements au service de l'Église marquèrent ses années de jeunesse avant d'imprimer chez l'officier une doctrine de comportement attachée essentiellement à la dignité de l'homme. De la France libre qu'il vécut comme une croisade à la présidence de la République, où il conduisit une politique directement inspirée de la doctrine sociale du Vatican, de Gaulle respecta les principes de laïcité sans jamais cesser de redonner à la France sa place de fille aînée de l'Église.
    Ce document raconte de façon vivante et souvent inédite les événements - petits et grands - qui, tous, s'expliquent par la foi chrétienne du Général. Pour la première fois, la vie de l'homme, du soldat et du chef d'État se trouve éclairée par sa relation à Dieu : sa vie familiale, et notamment sa relation bouleversante avec sa fille Anne, née trisomique, la place laissée à Yvonne, son épouse, les hommes de Londres et les religieux qui l'entourent, ceux de la " traversée du désert " et la présidence de la République, le pardon de la réconciliation franco-allemande, ses rapports étroits avec le Vatican, son regard sur le monde...

  • Après le succès de La sexualité selon Jean-Paul II, Yves Semen développe une spiritualité conjugale fondée sur la théologie du corps de Jean-Paul II.Le concile de Vatican II affirmait que le mariage était une authentique vocation chrétienne capable de conduire les époux à la sainteté. Et pourtant, même si certains mouvements de spiritualité conjugale ont ouvert des pistes remarquables, la spiritualité conjugale demeure aujourd'hui le parent pauvre de la spiritualité chrétienne. Pourquoi ? Probablement parce qu'il lui manquait de pouvoir se construire sur une vraie théologie du mariage, ce qui la condamnait à demeurer au stade des intuitions.
    Ce socle théologique a été donné par Jean-Paul II entre 1979 et 1984, dans ses catéchèses sur la théologie du corps qui renouvellent entièrement la pensée de l'Église sur le corps, la sexualité et le mariage. Vingt-cinq ans plus tard, et dans le prolongement de son ouvrage
    La sexualité selon Jean-Paul II, Yves Semen brosse, dans ce premier essai de spiritualité conjugale, douze esquisses à partir de thèmes essentiels puisés dans la théologie du corps de Jean-Paul II : le mariage, une vocation ; l'eucharistie, modèle du mariage ; grandeurs et humilités du mariage ; le pardon dans la vie conjugale ; les croix et les joies du mariage ; les époux et la chasteté ; la sainteté à deux...
    Même s'il est solidement référencé au plan théologique, ce livre est accessible à tous et illustré d'exemples puisés dans le simple quotidien de la vie des époux.

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