Vie pratique & Loisirs

  • La solastalgie est un mal d'époque. Elle désigne ce chagrin qui nous affecte lorsque nous ne reconnaissons plus l'environnement dans lequel nous avons vécu : un petit bois qui a été rasé, des hirondelles qui ont déserté le village, mais aussi une ville qui ne ressemble plus à celle de notre enfance. Nous nous sentons dépossédés de notre relation à la nature et aux paysages que nous avons connus. Ce lien s'est défait au fil du temps, parfois très vite, sans même que nous y prêtions attention. Comment avons-nous pu laisser faire ? Comment retrouver ce qui semble perdu ?

    Philippe J. Dubois livre ici un vibrant plaidoyer : et si la solastalgie était une chance, la source d'un élan vers un autre avenir possible, vers un autre rapport au Vivant ? Sur ce chemin, de l'abattement à l'action et à la résilience, un peu partout, des citoyens - écopaysans, scientifiques et naturalistes, éducateurs - prennent leur destin en main et se réapproprient leur environnement. Ils sèment des graines qui commencent à porter leurs fruits. L'auteur nous invite à les ramasser et à en semer de nouvelles.

  • Vivre sans pourquoi, quitter la dictature de l'après, se détacher du poids du qu'en-dira-t-on, oser un amour plus vrai, tout cela réclame un véritable art de vivre. Alexandre Jollien retrace ici l'itinéraire spirituel qui l'a conduit à tout quitter pour s'installer avec sa femme et ses trois enfants en Corée du Sud. Avec humour, il raconte comment il se met à l'école de Jésus et du Bouddha. Il confie ses doutes, ses désillusions, ses joies et ses péripéties. Il livre les leçons apprises en chemin et l'enseignement lumineux qu'il en tire, un appel toujours plus fort à descendre au fond du fond pour trouver la paix, la joie et un authentique amour du prochain.
    Ce journal spirituel est une invitation à mettre en pratique une ascèse très concrète : de ton corps, de ton âme et de l'autre, tu prendras grand soin.
    Né en 1975, Alexandre Jollien a vécu dix-sept ans dans une institution spécialisée pour personnes handicapées physiques. Philosophe et écrivain, il est l'auteur d'une œuvre qui s'attache à un lectorat toujours plus large depuis Éloge de la faiblesse (Cerf, 1999, prix de l'Académie française) et, au Seuil : Le Métier d'homme (2002), La Construction de soi (2006), Le Philosophe nu (2010), et Petit Traité de l'abandon (2012).

  • Et si nous avions déjà les solutions dans notre quotidien pour changer le monde à notre échelle ?
    Tester et adopter une action écocitoyenne chaque jour pendant un an, c'est le défi que s'est lancé Julien Vidal. Il a choisi de partager son expérience et a répertorié ses 365 actions sur le site internet cacommenceparmoi.org. Voici un récit de vie au pays de l'utopie écologique à l'énergie contagieuse et à l'optimisme entraînant, accessible et rassembleur. Des solutions du quotidien, simples, efficaces (et économiques) pour changer le monde, ou comment réduire son empreinte écologique par quatre et diviser la taille de sa poubelle par dix, tout en économisant 300 euros par mois et en se reconnectant avec soi-même.
    " Oui, nous avons tous un rôle à jouer dans la préservation de notre planète. Oui, nous pouvons donner du sens à notre vie et agir pour que chaque être humain vive décemment. Je veux prouver que participer à la construction d'un monde meilleur, c'est possible, même pour le monsieur Tout-Le-Monde que je suis. Je vais partager ce vécu en toute transparence, en racontant les joies et les galères, les victoires et les échecs. Et si je me lance dans cette démarche, c'est surtout parce que j'ai envie d'être heureux. C'est parti, changer le monde, ça commence par moi ! "
    Julien Vidal a 32 ans. Après des études de droit et de politique internationale, il s'engage quatre ans dans les ONG, sous l'égide du Volontariat de solidarité internationale. De retour en France, il se lance dans le projet Ça commence Par Moi en parallèle de son travail au sein de l'association Unis-Cité.
    Illustrations d'Olivier Balez

  • "Perdre la Terre n'a pas fini de frapper les esprits'
    M, Le Magazine du Monde
    1979. À peu près tout ce que nous comprenons à l'heure actuelle du réchauffement climatique était compris. Et même mieux compris, sans doute. Les principaux aspects du problème étaient tranchés, sans débat possible, et les spécialistes, loin de se disputer sur l'établissement des faits, travaillaient à en affiner les conséquences. Il y a trente ans, nous aurions pu sauver la Terre. Pourtant nous n'avons rien fait. Après des années d'enquête et plus de cent interviews réalisées avec le soutien de la Fondation Pulitzer, Nathaniel Rich retrace comment la planète a raté son rendez-vous avec le climat, comment malgré les efforts de plusieurs lanceurs d'alerte, d'intérêts parfois concordants, souvent contradictoires, y compris de l'industrie pétrolière, rien n'a été fait pour stopper le changement climatique.
    Implacable et passionnant, Perdre la Terre est un document pour l'histoire. Notre histoire. Un récit fascinant dans lequel l'auteur semble placer le lecteur à la table des négociations pour lui faire entendre les cris d'alarme, les silences coupables, les atermoiements de conscience, la force de l'inertie et des renoncements, et peu à peu l'imminence de la catastrophe. Perdre la Terre n'est pas seulement le roman impitoyable d'occasions historiques manquées, c'est aussi l'évaluation claire et détaillée de la façon dont nous en sommes arrivés là – et de ce que nous pouvons et devons faire avant qu'il ne soit vraiment trop tard.
    Nathaniel Rich est journaliste au long cours pour le New York Times. Fasciné par l'attraction paradoxale qu'exercent les catastrophes sur la société contemporaine, il interroge dans ses articles la manière dont le monde et la littérature s'accommodent du désastre.
    Traduit de l'anglais (États-Unis) par David Fauquemberg.

  • En ces temps de transparence obligée, quand l'origine de ce qui est dans notre assiette ou des gamètes qui nous ont conçus doit être certifiée, l'imposture semble rendue impossible. Et pourtant, qu'il s'agisse de l'art, de la médecine, de la finance, ou de la vie sociale la plus banale, des imposteurs ne cessent d'être démasqués et ceux qui ne le seront jamais prospèrent.
    Célèbres ou méconnus, les imposteurs nous trompent. Ils nous fascinent aussi : l'usurpateur vole l'identité d'un autre ; le tartuffe dupe ; le mystificateur ment ; le mythomane s'invente une histoire et se trompe lui-même.
    S'appuyant sur son expérience de psychanalyste, mais aussi sur la littérature, le cinéma et une actualité toujours riche en mystifications, Patrick Avrane part à la recherche des différentes figures de l'imposture. Dans un style alerte, il fait apparaître les ressorts de ces tromperies, d'autant plus redoutables qu'elles se nourrissent de notre propre complicité.
    Patrick Avrane est psychanalyste. Il est notamment l'auteur d'Un enfant chez le psychanalyste (Louis Audibert, 2003, Seuil, " Points Essais ", 2007), des Timides (Seuil, 2007), et de La Gourmandise. Freud aux fourneaux (Seuil, " Points Essais ", 2009).

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