Varia

  • Gould le magnifique

    Peter Goddard

    Glenn Gould est né le 25 septembre 1932 à Toronto et est mort le 4 octobre 1982 dans la même ville. Pianiste mythique, interprète incontournable de Jean-Sébastien Bach, Gould a donné lieu à de nombreux livres. Un des meilleurs publiés à ce jour est sans conteste le magnifique Partita pour Glenn Gould de Georges Leroux (PUM, 2007).



    Ce nouveau livre n'est pas d'un philosophe, mais bien d'un journaliste très connu du Canada anglais, chroniqueur au Toronto Star et auteur de nombreux livres sur la musique rock (livre sur Bruce Springsteen, les Rolling Stones, David Bowie ou Cyndie Lauper) ou pop (un livre important sur Franck Sinatra) : Peter Goddard. L'événement ici vient du fait que Goddard fait une incursion dans le milieu de la musique dite classique. Une nouveauté.



    L'approche de l'auteur est bien celle d'un chroniqueur musical majeur. Ce n'est pas un ouvrage intellectuel ou musicologique. Goddard traite Gould comme une rock star. Plus de 50 photos, des textes anecdotiques et une approche décontractée et très personnelle où l'auteur nous entraîne dans une enquête qui dévoile tous les aspects de la personnalité et des activités professionnels de Gould font de ce livre un événement grand public qui fera connaître, même à celles et ceux qui ne fréquentent pas la musique classique, une figure unique dans l'histoire culturelle canadienne.

  • Ce livre n'est pas une biographie. C'est un essai : le premier qui soit consacré à Renée Fleming. Figure centrale de la scène opératique des trente dernières années, elle investit bien sûr le vaste territoire de la musique classique, mais elle s'aventure aussi du côté du folk, du rock et du jazz. «C'est la meilleurechanteuse en Amérique », décrétait au tournant du siècle le compositeur André Previn ! Un avis que partage l'auteur de cet ouvrage, qui tisse ici de la diva américaine un portrait sensible et débridé, ponctué d'échos, de clins d'oeil - tous siècles mêlés - à des dizaines de personnalités significatives de la scène culturelle : d'Emily Dickinson à Kiri Te Kanawa, de Brad Mehldau à Michel Tremblay, de Richard Strauss à Madonna. C'est que Renée Fleming ne chante pas seule... Riche de la mémoire des voix du passé, soucieuse de transmettre son savoir à celles et ceux qui lui succéderont, curieuse du travail de ses contemporains, elle apparaît sans cesse en mouvement, portée par le désir de dire, l'urgence de créer. Profession : artiste !

  • Ouvrage unique en son genre, Le chant des oyseaulx relate cette rencontre artistique entre oiseaux et humains, au confluent de l'ornithologie, de l'écologie, de la musicologie et de la création musicale, en un propos à la fois simple et riche, sérieux et ludique, rigoureux et audacieux, toujours émerveillé, voire enchanté ! Un livre étonnant qui nous révèle le lien essentiel que la civilisation a tissé au fil du temps avec la nature.

  • Claude vivier

    Robert Richard

    Claude Vivier, compositeur méconnu au Québec, est né à Montréal en 1948. Il meurt assassiné à Paris en 1983. Il a fait ses études avec Gilles Tremblay et Karlheinz Stockhausen. Son oeuvre - qui contient une quarantaine de titres - est inclassable, s'inspirant de ou bougeant à travers des époques très différentes de l'histoire de la musique, depuis le Moyen Âge jusqu'à la musique dite « spectrale » des années 1980. C'est une oeuvre d'une grande originalité, qui a choisi la fuite hors des attentes ou des formes prévues et qui a cherché à délirer les continents, les langues, les peuples.

  • Qu'entend-on comme musique un peu partout? Des musiques qui ont du beat, cette pulsation régulière, imperturbable, marquée par la batterie. Le beat, c'est la fête, la danse, l'«éclate»!
    Pourtant, les choses pourraient être différentes et l'ont déjà été. Pourquoi le beat alors que le rythme musical pourrait être infiniment diversifié? Avec un peu de subversion, ce livre raconte les aventures et les mésaventures rythmiques de la musique. En croisant des fanfares militaires, des artistes psychédéliques du Moyen Âge, Elvis Presley, ou encore des magiciens cannibales et une flûte zen, nous nous exposons aux rythmes de la nature, des villes, du corps et de musiques inouïes. Le rythme reflète notre relation avec le temps qui passe, notre perception et notre aménagement du temps. Il évoque aussi notre lien à la Terre et à la vie.

  • L'avènement du streaming a-t-il tué l'appétit du public pour une radio musicale véritablement animée, pour des émissions concoctées avec art par des passionnés de la chanson de toutes les époques ? Lui-même fan fini de la chose, Richard Baillargeon se refuse à y croire et le démontre dans ce véritable plaidoyer en faveur d'une tradition qui à ses yeux ne mérite pas les oubliettes. Véritable déclaration d'amour à la chanson et à la musique populaires, Du bon usage des palmarès est nourri de la curiosité sans bornes et de la mémoire étonnante de son auteur, toujours à l'affût de nouvelles explorations.

  • L'oeuvre de Garant est une oeuvre commençante, en ce sens qu'elle ouvre, à chaque tournant, sur quelque chose de nouveau. Toutefois, ce nouveau reste étroitement lié à l'histoire de la musique, à son évolution, c'est-à-dire à la musique qua musique. D'où le rapport avec Bach, si central à l'oeuvre de Garant. Ainsi, chez Garant, la musique serait-elle ce qui se dirige, comme dans une tempête sur la mer, vers un point obscur à l'horizon, un point complètement inconnu que je nomme « point d'intensité ». D'où une oeuvre qui participe d'une évolution sans finalité, c'est-à-dire totalement imprévisible et, à cet égard, infiniment commençante.

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