Parascolaire

  • "Les cadavres restèrent tout la nuit sur le carreau de la salle à manger, tordus, vautrés, éclairés de lueurs jaunâtres par les clartés de la lampe que l'abat-jour jetait sur eux. Et, pendant près de douze heures, jusqu'au lendemain vers midi, madame Raquin, roide et muette, les contempla à ses pieds, ne pouvant se rassasier les yeux, les écrasant de regards lourds."

  • L'enseignement de la philosophie est-il en "crise" ? On ne saurait, en tout cas, continuer d'écarter les faits car ils sont têtus et parlants : plus de 70% des élèves obtiennent au baccalauréat une note inférieure à 10. A l'agrégation, concours suprême de recrutement des professeurs, la moyenne à l'écrit n'atteint pas les 5/20 malgré de longues années d'études après le bac. Lors de la dernière session, sur 1400 copies de la première épreuve... 6 seulement ont obtenu plus de 12/20 !
    Ces données brutes sont d'autant plus navrantes que les finalités de la philosophie et de son enseignement sont plus légitimes que jamais : en un temps où la vitesse de la communication l'emporte si souvent sur la patience du raisonnement, comment ne pas maintenir, et même développer, dès l'adolescence, l'idéal de penser sa vie par soi-même ? N'est-ce pas là la condition même de l'accession à la citoyenneté dès l'âge de dix-huit ans ? Que faire, dans ces conditions, pour que la philosophie cesse d'être la discipline maudite, celle qui fait peur, non par l'audace des pensées auxquelles elle donne accès, mais par la dureté de la sélection qu'elle risque de pratiques plus ou moins arbitrairement ?

  • Première partie : La fantaisie et l'histoire
    Deuxième partie : Caprices et souvenirs

  • Une période mal connue de la vie de Samuel Beckett est celle où il enseigna le français à l'Université de Dublin en 1930. Il n'a pas encore écrit son premier roman et se consacre pendant un an à l'enseignement des auteurs français pour les étudiants de Trinity College.
    Alors qu'on croyait ses cours définitivement perdus, on a découvert, dans les archives de l'université, un cahier de notes prises par une de ses étudiantes. C'est ce document capital pour la compréhension de l'oeuvre de Beckett et, d'une façon plus générale, pour sa conception de la littérature, que Brigitte Le Juez analyse ici : Gide et Balzac (ou Gide contre Balzac ?) Racine et Corneille (ou Racine contre Corneille ?), le roman, le théâtre et la modernité, voici éclaircis les fondements de la pensée littéraire d'un des plus grands auteurs de notre temps.

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