Le passeur


  • La correspondance inédite en un seul volume poche des lettre d'Apollinaire aux femmes qu'il a aimé.

    Guillaume Apollinaire avait sept maîtresses de plume pendant la Grande Guerre : les cinq femmes qu'étaient Marie, Louise, Madeleine, Jeanne et Jacqueline et deux allégories, la guerre et la mort. À toutes il écrivit des lettres qui étaient très souvent porteuses de ses plus beaux vers.
    " Faire l'amour et faire la guerre " : dès le 10 août 1914, date de sa demande d'engagement volontaire et de naturalisation, Guillaume Apollinaire a décidé qu'il n'aurait pas d'autre choix. Entre le 4 avril 1915, date de son départ pour le front et le jour de sa mort, le 9 novembre 1918, Guillaume Apollinaire ne cesse d'écrire aux femmes aimées. C'est sans doute de sa part une stratégie secrète et subtile pour survivre au coeur de l'apocalypse. Créer pour contrer le néant et résister à la destruction. Canaliser son énergie vitale en érotisant, en poétisant tous ce qui passe, les femmes comme les tranchées. Exorciser la mort en cultivant l'obsession de la beauté des choses. Ne jamais perdre l'oeil du peintre-poète. Exprimer les merveilles de la bataille, qu'elle soit amoureuse ou guerrière. Conjurer en permanence, combattre ses trois compagnes de toujours, celles qui le harcèlent depuis sa petite enfance, et contre lesquelles il lutte en permanence : l'angoisse, la tristesse et la solitude.

  • Après le succès extraordinaire de Paroles de poilus, Jean-Pierre Guéno continue d'explorer la Grande Guerre et raconte le scandale des destins de tous les anonymes disparus pour la France.
    Un tiers des 1 500 000 poilus qui ont perdu la vie pendant la Grande Guerre ont été portés disparus. Les familles ne savent toujours pas où se trouve leur corps. Le Soldat inconnu qui dort sous l'Arc de Triomphe est donc emblématique : il est à l'image de 500 000 poilus pulvérisés par une guerre d'artillerie, volatilisés, enterrés à la hâte ou jetés dans les fosses communes. D'une certaine façon, ils ont été tués deux fois : après avoir disparu de la vie, ils ont disparu dans la mort et l'anonymat.
    Un siècle plus tard, Jean-Pierre Guéno continue d'explorer la guerre de 1914-1918 et raconte le scandale du destin de tous les anonymes disparus pour la France. Il se glisse successivement dans la peau de sept d'entre eux, qui ont existé, et dessine, à travers leurs existences entremêlées, le visage composite d'un Soldat inconnu à l'image des 6 500 000 soldats français qui ont survécu à l'un des plus grands cataclysmes de l'histoire et des 20% qui n'en sont jamais revenus.
    S'appuyant sur des lettres authentiques et des documents d'époque, il fait revivre, avec réalisme et passion, le quotidien dans la sale guerre de ces poilus. Nos parents...

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