• Les Impatientes

    Djaili Amadou Amal

    • Lizzie
    • 8 Avril 2021

    Prix Orange du livre en Afrique 2019Prix Goncourt des lycéens 2020Trois femmes, trois histoires, trois destins liés. Ce roman polyphonique retrace le destin de la jeune Ramla, arrachée à son amour pour être mariée à l'époux de Safira, tandis que Hindou, sa soeur, est contrainte d'épouser son cousin. Patience ! C'est le seul et unique conseil qui leur est donné par leur entourage, puisqu'il est impensable d'aller contre la volonté d'Allah. Comme le dit le proverbe peul : " Au bout de la patience, il y a le ciel. " Mais le ciel peut devenir un enfer. Comment ces trois femmes impatientes parviendront-elles à se libérer ?
    Mariage forcé, viol conjugal, consensus et polygamie : ce roman de Djaïli Amadou Amal brise les tabous en dénonçant la condition féminine au Sahel et nous livre un roman bouleversant sur la question universelle des violences faites aux femmes.

  • Les racines du ciel

    Romain Gary

    "La viande ! C'était l'aspiration la plus ancienne, la plus réelle, et la plus universelle de l'humanité. Il pensa à Morel et à ses éléphants et sourit amèrement. Pour l'homme blanc, l'éléphant avait été pendant longtemps uniquement de l'ivoire et pour l'homme noir, il était uniquement de la viande, la plus abondante quantité de viande qu'un coup heureux de sagaie empoisonnée pût lui procurer. L'idée de la beauté de l'éléphant, de la noblesse de l'éléphant, c'était une idée d'homme rassasié..."

  • Le roman d'émancipation d'une femme africaine au XXIe siècle, entre ombre et lumière." Je n'étais jamais retournée sur la tombe de Madeleine. N'y avais jamais apporté son repas préféré, de l'huile de palme, du sel ou une cruche de vin de raphia. Madeleine, pour autant que je m'en souvienne, préférait le vin rouge. Mais enfin, le vin de raphia, c'est ce que l'on déposait sur la tombe des morts dans le Haut-Fènn. "
    Vingt ans après la mort de sa mère, Katmé Abbia, enseignante, apprend que la tombe doit être déplacée. Son mari, Tashun, préfet de la capitale, voit dans ce nouvel enterrement l'occasion providentielle de réparer les erreurs du passé et surtout de donner un coup d'accélérateur à sa carrière politique. Quand Samy, artiste tourmenté, ami et frère de toujours de Katmé, est arrêté et jeté en prison, les ambitions politiques de son mari entrent en collision avec sa vie et la placent devant un choix terrible.
    Porté par une écriture puissante où l'âpreté du réel le dispute à un humour à froid,
    Les Aquatiques est à la fois le portrait intérieur d'une femme qui se révèle à elle-même et une réflexion profonde sur les jeux de pouvoir dans une société africaine contemporaine.

  • Cave 72 Nouv.

    La Cave 72 est un bar de Brazzaville, refuge idéal pour boire, discuter d'amour et de livres et pour oublier un quotidien gouverné par l'absurde. Verdass, Ferdinand et Didi, trois jeunes, s'y retrouvent chaque soir.Mais quand un complot politique qui implique un ancien ministre, un Colonel, plusieurs hommes de main éclate, le Guide providentiel fait d'eux des coupables et de la cave 72 un repaire d'opposants. Ils deviennent des héros malgré eux : face à l'injustice de leurs arrestations,le peuple se soulève, brave l'armée et se met à espérer.Un premier roman qui mêle enquête et satire, où l'humour et la poésie tiennent une place centrale, porté par un style magnifique qui rappelle le choc littéraire que furent  Verre cassé  d'Alain Mabanckou et  Tram 83  de Fiston Mwanza Mujila.« Quatre jeunes Congolais pris malgré eux dans les tourments politiques de leur pays. Un premier et parfait roman de Fann Attiki. »  Livres Hebdo« Coup de maître. »  L'Humanité« Une fresque drolatique et caustique du Congo d'aujourd'hui. »  Télérama
    « La plume de Fann Attiki est truculente, intelligente, lyrique. Il puise dans la satire avec bonheur. Du grand art. »  Le Figaro littéraire

  • Jeune orphelin de Pointe-Noire, Petit Piment effectue sa scolarité dans une institution placée sous l'autorité abusive et corrompue de Dieudonné Ngoulmoumako. Arrive bientôt la révolution socialiste, les cartes sont redistribuées. L'aventure commence. Elle le conduira notamment chez Maman Fiat 500 et ses dix filles, et la vie semble enfin lui sourire dans la gaité quotidienne de cette maison pas si close que ça, où il rend toutes sortes de services. Jusqu'à ce que ce bonheur s'écroule. Petit Piment finit par perdre la tête, mais pas le nord : il sait qu'il a une vengeance à prendre contre celui qui a brisé son destin.
    Dans ce roman envoûté et envoûtant, l'auteur renoue avec le territoire de son enfance, et sait parfaitement allier la naïveté et la lucidité pour nous faire épouser le point de vue de ses personnages.
    Finaliste du Man Booker Prize International 2015, Alain Mabanckou est l'auteur d'une dizaine de romans dont Verre Cassé (2005) et Mémoires de Porc-épic ( prix Renaudot 2006 ). Son œuvre est traduite dans une vingtaine de langues. Il enseigne la littérature francophone à l'Université de Californie-Los Angeles (UCLA).

  • À Pointe-Noire, dans le quartier Voungou, la vie suit son cours. Autour de la parcelle familiale où il habite avec Maman Pauline et Papa Roger, le jeune collégien Michel a une réputation de rêveur. Mais les tracas du quotidien (argent égaré, retards et distractions, humeur variable des parents, mesquineries des voisins) vont bientôt être emportés par le vent de l'Histoire. En ce mois de mars 1977 qui devrait marquer l'arrivée de la petite saison des pluies, le camarade président Marien Ngouabi est brutalement assassiné à Brazzaville. Et cela ne sera pas sans conséquences pour le jeune Michel, qui fera alors, entre autres, l'apprentissage du mensonge.
    Partant d'un univers familial, Alain Mabanckou élargit vite le cercle et nous fait entrer dans la grande fresque du colonialisme, de la décolonisation et des impasses du continent africain, dont le Congo est ici la métaphore puissante et douloureuse. Mêlant l'intimisme et la tragédie politique, il explore les nuances de l'âme humaine à travers le regard naïf d'un adolescent qui, d'un coup, apprend la vie et son prix.
    Alain Mabanckou est né en 1966 à Pointe-Noire, au Congo-Brazzaville. Ses œuvres sont traduites dans le monde entier. Il enseigne la littérature francophone à l'Université de Californie-Los Angeles (UCLA).

  • On le surnomme « Laitier » parce que sa mère a continué à lui donner le sein en cachette jusqu'à l'âge de trois ou quatre ans. Son vrai nom, c'est Macon Mort, le même que son père. Mais cela aussi est faux. Un jour, un employé s'est trompé de ligne en remplissant un bulletin de naissance. Ce problème de l'identité et des origines est celui de tous les Noirs des États-Unis. Alors, comment faire quand on vit au nord, dans la région des Grands Lacs, et que sa famille est originaire du sud ? C'est ce voyage à rebours que va entreprendre Laitier, à la recherche d'un trésor mythique enfoui dans une grotte. Mais ce qu'il découvrira, c'est l'histoire de sa famille que seule une comptine chantée par les enfants d'un village a conservée : l'histoire de Salomon qui s'envola pour retourner en Afrique et qui laissa tomber le bébé qu'il portait dans ses bras.

  • C'est en Afrique, au Tanganyika - aujourd'hui la Tanzanie -, que Roald Dahl occupe son premier emploi dans une compagnie pétrolière. Mais la guerre éclate en Europe, et, pour combattre l'Allemagne de Hitler, il s'engage dans la Royal Air Force.
    Commence alors pour Roald Dahl une période exaltante, fertile en découvertes et en dangers...
    Cette autobiographie passionnante fait suite à 'Moi, Boy', où l'auteur évoquait son enfance.

  • Un roman essentiel dans lequel Alice Walker explore le destin de Tashi, déjà apparue dans La Couleur pourpre.
    Dans le pays fictif d'Olinka, depuis la nuit des temps, les femmes sont esclaves de ce rite tabou, l'excision, qui mutile les filles pour en faire de vraies femmes, de vraies Africaines, d'authentiques Olinkas... Tashi, aperçue dans La Couleur pourpre, n'imaginait pas ne pas se plier à cette coutume. Pourtant, elle savait que sa soeur n'y avait pas survécu et elle avait connu le plaisir dans les bras d'Adam. Mais la femme qui se relève après la cérémonie d'initiation est-elle encore une femme ? Tashi ne le sait plus. Transplantée aux États-Unis, elle n'a plus qu'une obsession : retourner au pays et retrouver M'Lissa, la tsunga, la gardienne de la tradition, qui a fait d'elle une morte vivante...En 1992, l'autrice engagée de La Couleur pourpre, couronné du prix Pulitzer en 1983, était la première à aborder dans un roman la question de l'excision. Avec Le Secret de la joie, elle a contribué à faire connaître cette pratique dangereuse, aux conséquences désastreuses sur la vie des filles." Incroyablement courageux et poignant. Le regard compatissant de Walker résonne à chaque page. " Cosmopolitan

  • Disgrâce

    John Maxwell Coetzee

    Âgé de 52 ans et deux fois divorcé, David Lurie enseigne la poésie romantique et la communication à l'université du Cap. Encore jeune de corps et de cœur, ce Don Juan du campus se laisse aller à un dernier élan de désir, d'amour peut-être. Mais la petite étudiante se moque bien de Wordworth et de Byron et l'aventure tourne mal. Convaincu de harcèlement sexuel, David Lurie démissionne.
    Réfugié auprès de sa fille Lucy, dans une ferme isolée, il tente de retrouver un sens au seul lien qui compte encore à ses yeux. Mais les temps ont changé. La fracture sociale est arrivée jusqu'au cœur de ce pays et la violence n'épargne pas les campagnes. L'idylle pastorale tourne au cauchemar.
    Aussi sombre que magnifique, l'élégie cynique de J. M. Coetzee jette une lumière glacée et crépusculaire sur la nation arc-en-ciel et consigne l'avènement d'un nouvel âge de fer
    L'oeuvre de J. M. Coetzee a été récompensée par le prix Nobel de littérature en 2003.

  • Une femme, écrivain, face aux assauts de la vieillesse. Chaque jour qui passe la rapproche de l'ombre, et elle constate, avec calme et lucidité, la déliquescence de ses facultés mentales. Autour d'elle se pressent les enfants, qui s'inquiètent pour elle, l'admonestent de quitter l'Australie pour les rejoindre. Elle s'y refuse pourtant, préférant affronter l'inéluctable dans la liberté et l'indépendance de la solitude, s'interrogeant jusqu'au bout, sans relâche, sur le sens de sa propre existence et sur la nature profonde de notre humanité.
    En sept tableaux romanesques, J. M. Coetzee nous offre un somptueux portrait de femme et une leçon de littérature, aussi dense que brève. Dans une langue d'une épure admirable, il touche au cœur de nos interrogations les plus complexes et universelles (que restera-t-il de nous lorsque nous serons partis ? que transmet-on à ceux qui restent ?) et les affronte sans jamais se départir de sa suprême élégance, de sa dignité et de son humilité.
    traduit de l'anglais par Georges Lory
    J. M. Coetzee, né en 1940 au Cap (Afrique du Sud), est l'auteur de douze romans, trois récits autobiographiques, plusieurs recueils de nouvelles et d'essais traduits dans une trentaine de langues et abondamment primés. Lauréat du prix Femina étranger et par deux fois du Booker Prize, il a reçu le prix Nobel de littérature en 2003. Il vit aujourd'hui à Adélaïde, en Australie.
    L'oeuvre de J. M. Coetzee a été récompensée par le prix Nobel de littérature en 2003.

  • Allah n'est pas obligé. "M'appelle Birahima. J'aurais pu être un gosse comme les autres (dix ou douze ans, ça dépend). Un sale gosse ni meilleur ni pire que tous les sales gosses du monde si j'étais né ailleurs que dans un foutu pays d'Afrique. Mais mon père est mort. Et ma mère, qui marchait sur les fesses, elle est morte aussi. Alors je suis parti à la recherche de ma tante Mahan, ma tutrice. C'est Yacouba qui m'accompagne. Yacouba, le féticheur, le multiplicateur de billets, le bandit boiteux. Comme on n'a pas de chance, on doit chercher partout, partout dans le Liberia et la Sierra Leone de la guerre tribale. Comme on n'a pas de sous, on doit s'embaucher, Yacouba comme grigriman féticheur musulman et moi comme enfant-soldat. De camp retranché en ville investie, de bande en bande de bandits de grand chemin, j'ai tué pas mal de gens avec mon kalachnikov. C'est facile. On appuie et ça fait tralala. Je ne sais pas si je me suis amusé. Je sais que j'ai eu beaucoup mal parce que beaucoup de mes copains enfants-soldats sont morts. Mais Allah n'est pas obligé d'être juste avec toutes les choses qu'il a créées ici-bas."
    Après En attendant le vote des bêtes sauvages (Livre Inter 1999), satire des dictatures africaines, Ahmadou Kourouma nous livre un récit picaresque et drolatique - et d'autant plus terrifiant - sur une époque de massacres dont les enfants sont les tristes héros.

  • Tom et Léa se retrouvent au coeur de la forêt tropicale africaine. A peine sont-ils arrivés que Léa sympathise avec un bébé gorille et joue avec lui, imitant ses mimiques et grimpant aux arbres. En adoptant le langage de ces gentils géants, les deux enfants s'intègrent à la communauté. C'est l'occasion pour Tom de se prêter à l'étude scientifique de ces animaux si intelligents.

  • Édition illustrée et enrichie (illustrations originales de la collection Hetzel et dossier sur l'auteur)Tenter de traverser l'Afrique d'est en ouest par la voie des airs, prétendre survoler dans sa plus grande largeur le dangereux continent noir à bord d'une fragile nacelle livrée à tous les caprices des vents, c'était, au temps de Jules Verne, une entreprise d'une audace incroyable. Comme on peut s'y attendre, les cinq semaines qu'il faudra au docteur Fergusson et à ses deux compagnons pour y parvenir seront pleines d'imprévu et de péripéties. Ce roman passionnera ceux qui s'intéressent aux débuts de l'aéronautique et, en général, tous ceux qui aiment l'humour et la verve des « Voyages extraordinaires » dont Cinq semaines en ballon ouvrait la série. Paru en décembre 1862, il eut un succès foudroyant en France d'abord, puis dans le monde.

  • Les Lettres de mon moulin constituent un recueil de nouvelles, paru en 1869. À travers ses récits et ses personnages pittoresques, c'est la Provence qu'Alphonse Daudet nous donne à admirer, dans un ton à la fois juste et tendre.

  • Reste avec moi

    Ayobami Adebayo

    • Lizzie
    • 8 Octobre 2020

    "Écrit avec une grâce extraordinaire sur l'amour, la perte et la rédemption. Elle a écrit un livre magnétique et déchirant.", The New York Times Prix Les Afriques 2020 décerné par La Cène LittéraireAvec pour toile de fond les bouleversements politiques du Nigeria des années 1980, le portrait inoubliable d'une femme qui fait le choix de la liberté... envers et contre tout. Yejide et Akin vivent une merveilleuse histoire d'amour. De leur coup de foudre à l'université d'Ifé, jusqu'à leur mariage, tout s'est enchaîné. Pourtant, quatre ans plus tard, Yejide n'est toujours pas enceinte. Ils pourraient se contenter de leur amour si Akin, en tant que fils aîné, n'était tenu d'offrir un héritier à ses parents. Yejide consulte tous les spécialistes, médecins et sorciers, avale tous les médicaments et potions étranges... Jusqu'au jour où une jeune femme apparaît sur le pas de sa porte. La seconde épouse d'Akin. Celle qui lui offrira l'enfant tant désiré. Bouleversée, folle de jalousie, Yejide sait que la seule façon de sauver son mariage est d'avoir un enfant. Commence alors une longue et douloureuse quête de maternité qui exigera d'elle des sacrifices inimaginables.

  • Alain Mabanckou revisite en profondeur un certain nombre de lieux fondateurs de la littérature et de la culture africaines, avec amour, humour et dérision.
    Parodiant librement une légende populaire selon laquelle chaque être humain possède son double animal, il nous livre dans ce récit l'histoire d'un étonnant porc-épic, chargé par son alter ego humain, un certain Kibandi, d'accomplir à l'aide de ses redoutables piquants toute une série de meurtres rocambolesques. Malheur aux villageois qui se retrouvent sur la route de Kibandi, car son ami porc-épic est prêt à tout pour satisfaire la folie sanguinaire de son "maître" !
    En détournant avec brio et malice les codes narratifs de la fable, Alain Mabanckou renouvelle les formes traditionnelles du conte africain dans un récit truculent et picaresque où se retrouvent l'art de l'ironie et la verve inventive qui font de lui une des voix majeures de la littérature francophone actuelle.

  • Un vaste choix d'histoires : des contes de sagesse, des contes d'animaux ou des contes initiatiques, pour rêver et voyager au coeur de l'Afrique de l'Ouest, sont ici réunis dans ce beau recueil grand format. Le principe de fonctionnement qui a fait le succès de la collection reste le même : les enfants pourront choisir quelle histoire lire grâce aux références de lieux, de personnages, d'âge ou encore de temps de lecture données par des sommaires placés dès le début du recueil.

  • Verre casse

    Alain Mabanckou

    L'histoire " très horrifique " du Crédit a voyagé, un bar congolais des plus crasseux, nous est ici contée par l'un de ses clients les plus assidus, Verre Cassé, à qui le patron a confié le soin d'en faire le geste en immortalisant dans un cahier de fortune les prouesses étonnantes de la troupe d'éclopés fantastiques qui le fréquentent. Dans cette farce métaphysique où le sublime se mêle au grotesque, Alain Mabanckou nous donne à voir grâce à la langue rythmée et au talent d'ironiste qui le distinguent dans la jeune génération d'écrivains africains, loin des tableaux ethniques de circonstance, un portrait vivant et savoureux d'une autre réalité africaine.

  • Une femme rencontre un homme. Coup de foudre. Il se trouve que l'homme est noir. « C'est quoi, un Noir ? Et d'abord, c'est de quelle couleur ? » La question que pose Jean Genet dans Les Nègres, cette femme va y être confrontée comme par surprise. Et c'est quoi, l'Afrique ? Elle essaie de se renseigner. Elle lit, elle pose des questions. C'est la Solange du précédent roman de Marie Darrieussecq, Clèves, elle a fait du chemin depuis son village natal, dans sa « tribu » à elle, où tout le monde était blanc.L'homme qu'elle aime est habité par une grande idée : il veut tourner un film adapté d'Au coeur des ténèbres de Conrad, sur place, au Congo. Solange va le suivre dans cette aventure, jusqu'au bout du monde : à la frontière du Cameroun et de la Guinée Équatoriale, au bord du fleuve Ntem, dans une sorte de « je ntem moi non plus ».Tous les romans de Marie Darrieussecq travaillent les stéréotypes : ce qu'on attend d'une femme, par exemple ou les phrases toutes faites autour du deuil, de la maternité, de la virginité... Dans Il faut beaucoup aimer les hommes cet homme noir et cette femme blanche se débattent dans l'avalanche de clichés qui entoure les couples qu'on dit « mixtes ». Le roman se passe aussi dans les milieux du cinéma, et sur les lieux d'un tournage chaotique, peut-être parce qu'on demande à un homme noir de jouer un certain rôle : d'être noir. Et on demande à une femme de se comporter de telle ou telle façon : d'être une femme.

  • Mon nom est Sunny Nwazue et je perturbe les gens. Je suis Nigériane de sang, Américaine de naissance et albinos de peau. Être albinos fait du soleil mon ennemi. C'est pour ça que je n'ai jamais pu jouer au foot, alors que je suis douée. Je ne pouvais le faire que la nuit. Bien sûr, tout ça, c'était avant cette fameuse après-midi avec Chichi et Orlu, quand tout a changé. Maintenant que je regarde en arrière, je vois bien qu'il y avait eu des signes avant-coureurs. Rien n'aurait pourtant pu me préparer à ma véritable nature de Léopard. Être un Léopard, c'est posséder d'immenses pouvoirs. Si j'avais su en les acceptant qu'il me faudrait sauver le monde, j'y aurais peut-être réfléchi à deux fois. Mais, ce que j'ignorais alors, c'est que je ne pouvais pas empêcher mon destin de s'accomplir.

  • Jessica a 10 ans, son père est gardien de prison. Mais pas de n'importe laquelle... tout près de chez elle est enfermé Nelson Mandela. Quand son ami, David, est victime de l'apartheid, elle comprend que ce vieux monsieur représente l'espoir d'un monde plus juste.
    Le roman se divise en 5 chapitres :
    1. La plage interdite : Confrontés à l'apartheid quand ils veulent aller ensemble à la plage, les deux enfants rencontrent un journaliste qui veut en savoir plus sur Mandela.
    2. La rencontre : Tous deux décident de mener l'enquête, ils parviennent à le rencontrer et à discuter avec lui.
    3. En danger : les deux enfants manquent d'être surpris par des gardiens. Le lendemain le journaliste les attend devant la prison...
    4. Le grand jour : 11 février, jour de la libération, Jessica a été punie par sa maitresse et ne peut sortir que tardivement. Les deux enfants se perdent de vue dans la cohue et les bousculades.
    5. L'espoir : Jessica parvient à voir Mandela, avec sa femme Winnie. Elle retrouve aussi David dans une ambulance. Tous deux se remettent de leurs émotions et assistent quelques heures plus tard au discours de Mandela retransmis à la télévision.
    Pages doc :
    3 doubles :
    - La libération de Mandela (grande illustration fléchée du jour J)
    - La lutte pour les droits humains dans le monde
    - L'inégalité des droits durant l'apartheid (illustration, dans une ville sud africaine)
    5 simples :
    - L'apartheid, qu'est-ce que c'est ?
    - L'Afrique du sud aujourd'hui
    - La vie personnelle de Nelson Mandela
    - Une vie de combat
    - La situation des noirs aujourd'hui dans le monde

  • Amsy vit de nos jours au Niger ; il est esclave d'une famille de Touaregs. Pour lui, c'est normal on lui a dit que c'était dans l'ordre des choses, et voulu par Dieu. De plus, il n'a jamais connu autre chose. Alors, quand Mouhamed, qui travaille pour une association de libération des esclaves modernes, vient lui proposer de venir habiter en ville avec lui, et d'aller à l'école, Amsy hésite. Parviendra-t-il à vivre libre, lui qui n'a jamais appris à prendre une décision ? Parviendra-t-il, ensuite, à convaincre ses parents de le rejoindre, même s'ils encourent la colère de leur maître ? Vivre libre est pour nous une évidence, mais pour celui qui, depuis la naissance, n'a appris qu'à se taire et à obéir, ce n'est pas facile. Cela fait même très peur !

  • Le président Koyaga est un maître chasseur... et un dictateur de la pire espèce. Au cours d'une cérémonie purificatoire en six veillées, un griot des chasseurs et son répondeur lui racontent sa propre vie, toute sa vie, sans omettre les parts d'ombre et de sang. Koyaga est né dans la tribu des hommes nus. Il a fait la guerre d'Indochine. Puis il a pris la tête de la République du Golfe en usant de la sorcellerie et de l'assassinat. Accompagné de son âme damnée Maclédio, qui a vu en lui son homme de destin, il a parcouru l'Afrique de la guerre froide, prenant des leçons auprès de ses collègues en despotisme. On n'aura guère de peine à reconnaître au passage Houphouët-Boigny, Sékou Touré, Bokassa, Mobutu... pour ne parler que des non-vivants. De retour chez lui, grâce aux pouvoirs merveilleux que lui confèrent la météorite de sa maman et le Coran de son marabout, il triomphe de tous ses ennemis, déjoue tous les complots. Jusqu'au jour de la dernière conjuration où, s'étant fait passer pour mort, il perd la trace de la maman et du marabout...
    Avec un humour ravageur et une singulière puissance d'évocation, le récit mêle hommes et bêtes sauvages dans une lutte féroce, allie le conte à la chronique historique et renverse nombre d'idées reçues sur les relations étroites qu'entretiennent la magie et la politique mondiale.
    Ahmadou Kourouma est né en 1927 en Côte d'Ivoire et mort en 2003 à Lyon. Il a reçu le prix du Livre Inter 1999 pour En attendant le vote des bêtes sauvages et le prix Renaudot 2000 pour Allah n'est pas obligé.

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