Alto

  • Méduse

    Martine Desjardins

    • Alto
    • 13 Octobre 2020

    Dès l'enfance, elle apprend à baisser la tête. On l'a sommée d'épargner aux autres la vue de ses Difformités, qu'elle cache derrière ses cheveux. On la surnomme Méduse depuis si longtemps qu'elle en a oublié son véritable prénom. Chassée du foyer familial pour avoir accidentellement révélé ses Accablances, elle est confinée à l'Atheneum, où l'on préserve la belle société de la vue des jeunes filles disgracieuses.

    Dans le ventre de ce lieu lugubre où les Bienfaiteurs s'adonnent à des jeux sournois, Méduse découvre peu à peu les étonnantes mais dangereuses facultés de ses Révoltances. Le jour où elle en émerge enfin, elle apprend que ce qui l'a exclue du monde lui permettra aussi de le dominer, que l'ignominie n'est pas là où elle le croyait. Après avoir affronté la cruauté et ses propres pulsions, c'est désormais son propre regard, qui révulse les femmes et terrasse les hommes, que Méduse devra braver.

    Martine Desjardins signe ici un récit incendiaire sur la honte du corps, l'oppression et le pouvoir de la féminité. Un renversement des rapports de force qui jette une lumière à la fois crue et raffinée sur la monstruosité.

  • Chaque livre contient sa propre histoire. Pour embrasser toutes celles qui fleurissent dans ce Jardin de papier, il faut en raconter plusieurs?: une rencontre dans les ruines d'une librairie de Québec, la quête d'un imprimeur sommé de créer un livre infini pour satisfaire un excentrique féru d'énigmes, un périple fabuleux de Venise à Alexandrie en passant par Canton et Londres, en compagnie d'un automate, d'un corsaire à la peau d'ébène et d'une jeune fille capable de respirer sous l'eau.

    Chaque livre en contient aussi d'autres. Imaginez la réunion, sous le couvert d'une «?bibliographie de livres imaginaires?», d'oeuvres littéraires dont les pages disparaissent pour migrer vers d'autres bouquins, d'un roman envahissant la réalité ou d'un personnage expulsé de sa fiction, de livres aussi grands que des îles... Imaginez bien ce livre. Fermez les yeux, ouvrez-les. Il est là, entre vos mains.

    OEuvres soeurs enfin rassemblées, Un jardin de papier et Logogryphe offrent la plus éclatante célébration du pouvoir magique de la fiction depuis Borges et Calvino.

    Préface d'Alberto Manguel

    Traduit de l'anglais par Sophie Voillot

  • Logogryphe

    Thomas Wharton

    • Alto
    • 11 Mai 2012

    Quand le lecteur lit, le livre rêve.

    Et le rêve du lecteur, c'est de rencontrer le livre idéal, à la fois universel et intime. Une somme d'émotions, d'imagination et de savoir qui le comblerait entièrement. Une telle chimère existe, peut-être. Logogryphe s'en approche grâce à sa finesse et à son érudition ludique.

    Imaginez un croisement entre l'anthologie de récits et de légendes, le carnet de notes d'un bibliophile insomniaque, le roman et l'essai : vous obtenez un livre enchanteur dont les pages dégagent un enivrant parfum de mystère. Imaginez la réunion, sous une même couverture, d'oeuvres fabuleuses nées du désir des hommes, d'ouvrages dont quelques pages disparaissent pour migrer vers d'autres bouquins. Imaginez un livre envahissant votre domicile, un infortuné personnage projeté jusque dans notre monde, des livres en forme d'îles, un exposé lumineux sur l'importance de l'écriture chez les Atlantes... Glissez entre ses pages magiques et suivez en filigrane l'histoire d'un jeune homme à qui on a, un jour, ouvert les portes d'une vaste demeure aux pièces tapissées de livres.

    Imaginez bien ce livre. C'est peut-être celui qui se trouve devant vos yeux. L'auteur d'Un jardin de papier, une fresque inventive saluée par les lecteurs et la critique, signe avec Logogryphe une bibliographie de livres imaginaires unique dont les échos évoquent les plus belles pages de Borges ou Calvino.

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