• La délicatesse

    David Foenkinos

    ' François pensa : si elle commande un déca, je me lève et je m'en vais. C'est la boisson la moins conviviale qui soit. Un thé, ce n'est guère mieux. On sent qu'on va passer des dimanches après-midi à regarder la télévision. Ou pire : chez les beaux-parents. Finalement, il se dit qu'un jus ça serait bien. Oui, un jus, c'est sympathique. C'est convivial et pas trop agressif. On sent la fille douce et équilibrée. Mais quel jus ? Mieux vaut esquiver les grands classiques : évitons la pomme ou l'orange, trop vu. Il faut être un tout petit peu original, sans être toutefois excentrique. La papaye ou la goyave, ça fait peur. Le jus d'abricot, ça serait parfait. Si elle choisit ça, je l'épouse...
    - Je vais prendre un jus... Un jus d'abricot, je crois, répondit Nathalie.
    Il la regarda comme si elle était une effraction de la réalité. ' La délicatesse a obtenu dix prix littéraires et a été traduit dans plus de quinze langues.

  • Passion simple

    Annie Ernaux

    «À partir du mois de septembre l'année dernière, je n'ai plus rien fait d'autre qu'attendre un homme : qu'il me téléphone et qu'il vienne chez moi.» Annie Ernaux.

  • Elle c´est Désirée, la bibliothécaire. Elle dévore les livres comme les produits bio. Elle va régulièrement sur la tombe de son mari qui a eu le mauvais goût de partir trop tôt.
    Lui c´est Benny, le paysan. Il élève des vaches et n´imagine pas qu´on puisse lire « de son plein gré ». Entre deux traites, il ne manque pas d´aller fleurir la tombe - un tant soit peu tape-à-l´oeil - de sa mère.
    Quand un sourire surprend ces deux-là, leur vie bascule...
    Pétillant et jubilatoire !

  • Edition enrichie (Préface, notes, variantes, dossier sur l'oeuvre, chronologie et bibliographie)La jeune Cécile Volanges quitte son couvent pour faire l´apprentissage du monde et épouser le comte de Gercourt, mais une de ses parentes, la marquise de Merteuil, entend profiter de ce projet de mariage pour se venger d´une infidélité que lui a faite autrefois Gercourt. Elle charge donc son complice, le vicomte de Valmont, de pervertir Cécile avant ses noces. Mais loin de Paris, dans le château de sa vieille tante, Valmont s´est de son côté mis en tête de séduire la dévote présidente de Tourvel, et une idylle bientôt se noue entre la « petite Volanges » et le jeune Danceny.
    Rien ne semblait destiner Laclos à la littérature, et Les Liaisons dangereuses, qu´il fait paraître en 1782, sont la seule grande oeuvre qu´ait achevée le capitaine et futur général d´artillerie. Le succès est immédiat, mais le roman, frappé de condamnation morale, cessera d´être réédité pendant une partie du xixe siècle. De Baudelaire à Giraudoux, de Malraux à Roger Vailland, ce sont des écrivains qui peu à peu l´imposent comme un chef-d´oeuvre que le cinéma va populariser. Il se peut que l´impeccable maîtrise de ce roman par lettres nous soit devenue lointaine : elle n´empêche pas qu´il sollicite encore nos rêves et nos fantasmes. 

  • Alors qu'elle aime depuis l'enfance le duc de Guise, Marie de Mézières est contrainte d'épouser un autre homme. Elle devient la princesse de Montpensier et se résigne à son sort. Jusqu'à ce que son regard croise à nouveau celui du duc, ravivant une flamme qu'elle croyait éteinte... Sur fond de guerres de Religion, Mme de Lafayette tisse la tragédie d'une passion amoureuse qui se heurte aux lois de la société. Considérée à sa publication comme « un petit chef-d'oeuvre », La Princesse de Montpensier (1662), l'une des premières nouvelles de la littérature française, redéfinit les frontières du genre romanesque. Une oeuvre à la beauté insidieuse, dont l'adaptation cinématographique de Bertrand Tavernier restitue toute la violence. Dossier : 1. Histoire et fiction 2. Le roman et la nouvelle au XVIIe siècle 3. L'oeuvre vue par ses contemporains 4. Les héroïnes de Mme de Lafayette 5. L'adaptation cinématographique de Bertrand Tavernier

  • « Ils étaient jeunes, instruits, tous les deux vierges avant leur nuit de noces, et ils vivaient en des temps où parler de ses problèmes sexuels était manifestement impossible. » Le soir de leur mariage, Edward Mayhew et Florence Ponting se retrouvent enfin seuls dans la vieille auberge du Dorset où ils sont venus passer leur lune de miel. Mais en 1962, dans l'Angleterre d'avant la révolution sexuelle, on ne se débarrasse pas si facilement de ses inhibitions et du poids du passé. Les peurs et les espoirs du jeune historien et de la violoniste prometteuse transforment très vite leur nuit de noces en épreuve de vérité où rien ne se déroule selon le scénario prévu.
    Dans ce roman dérangeant, magistralement rythmé par l'alternance des points de vue et la présence obsédante de la nature, Ian McEwan excelle une nouvelle fois à distiller l'ambiguïté, et à isoler ces moments révélateurs où bifurque le cours d'une vie.

  • Sur la pointe de la Hague, un homme, Lambert, revient quarante ans après sur le lieu du naufrage de ses parents et de son petit frère. La narratrice, une étrangère au pays, va peu à peu découvrir le mystère et les secrets de cette noyade, et mettre à jour les liens complexes unissant certains habitants du bourg.

  • Après avoir collectionné, entre autres, les piques apéritif, les badges de campagne électorale, les peintures de bateaux à quai, les pieds de lapin, les cloches en savon, les bruits à cinq heures du matin, les dictons croates, les boules de rampe d'escalier, les premières pages de roman, les étiquettes de melon, les oeufs d'oiseaux, les moments avec toi, les cordes de pendu, Hector est tombé amoureux et s'est marié.
    Alors, il s'est mis à collectionner sa femme.

  • Que de tours et de malices chez cette «vilaine fille», toujours et tant aimée par son ami Ricardo, le «bon garçon». Ils se rencontrent pour la première fois au début des années cinquante, en pleine adolescence, dans l'un des quartiers les plus huppés de Lima, Miraflores. Joyeux, inconscients, ils font partie d'une jeunesse dorée qui se passionne pour les rythmes du mambo et ne connaît d'autre souci que les chagrins d'amour. Rien ne laissait alors deviner que celle qu'on appelait à Miraflores «la petite Chilienne» allait devenir, quelques années plus tard, une farouche guérillera dans la Cuba de Castro, puis l'épouse d'un diplomate dans le Paris des existentialistes, ou encore une richissime aristocrate dans le swinging London. D'une époque, d'un pays à l'autre, Ricardo la suit et la poursuit, comme le plus obscur objet de son désir. Et chaque fois, il ne la retrouve que pour la perdre. Et, bien entendu, ne la perd que pour mieux la rechercher.
    Il n'est jamais facile d'écrire l'histoire d'une obsession. Mais la difficulté est encore plus grande quand il s'agit d'une obsession amoureuse et quand l'histoire que l'on raconte est celle d'une passion. Mario Vargas Llosa avait déjà affronté ce défi par le passé dans La tante Julia et le scribouillard (1980), l'un de ses romans les plus populaires. Et voici qu'il le relève encore vingt-cinq ans plus tard et nous offre ce cadeau inattendu : une superbe tragi-comédie où éros et thanatos finissent par dessiner une autre Carte de Tendre entre Lima, Paris, Londres et Madrid. Car Tours et détours de la vilaine fille est bien cela : la géographie moderne d'un amour fou.

  • Pour sonder la sincérité de Dorante, qu'on lui destine sans qu'elle l'ait jamais rencontré, Silvia échange son habit avec sa servante Lisette. Mais la belle ignore que son prétendant a recours au même stratagème avec son valet. Ainsi travestis, les deux couples commencent à se parler d'amour, dans un chassé-croisé qui réjouit les serviteurs et met les maîtres à la torture.
    Les personnages parviendront-ils à se libérer de ce jeu de dupes dont ils avaient si peu mesuré les conséquences ? L'amour peut-il triompher des préjugés sociaux ? Intemporels, ces questionnements expliquent sans doute le succès jamais démenti de l'oeuvre depuis sa création en 1730.
    L'ÉDITION découvrir, comprendre, explorer
    - microlectures
    - sujets de devoirs
    - groupements de textes - le discours amoureux - théâtre et travestissement- la question du bonheur dans la pensée des Lumières- du texte à la représentation
    - culture artistique - cahier photos : les mises en scène de la pièce- un livre, un film : L'Esquive d'Abdellatif Kechiche (2004) NOUVEAU

  • ' Suis-moi je te fuis, fuis-moi je te suis. '
    Tel pourrait être l'adage de Perdican et de Camille, les jeunes héros impétueux de la pièce. Lui vient d'être reçu docteur à Paris, elle de sortir du couvent. Ils se connaissent depuis l'enfance et le Baron, père de Perdican, ne rêve que d'une chose : les marier. Seulement voilà, nos deux amoureux se montrent trop orgueilleux pour s'avouer leurs sentiments et leur badinage, un temps charmant, prendra un tournant bien tragique...

    Au fil de la pièce :
    o 2 explications de textes
    o 1 commentaire de texte

    + un dossier composé de 8 chapitres :
    1- Histoire littéraire : Le romantisme, tempête dans les coeurs et sous les lustres
    2- Alfred de Musset et son temps
    3- Présentation d'On ne badine pas avec l'amour
    4- Les mots importants d'On ne badine pas avec l'amour (coeur ; badiner ; hélas ; espérer / désespoir)
    5- La grammaire
    6- Groupement de textes : ' Je t'aime, moi non plus '
    Molière, Tartuffe ou l'imposteur
    Marivaux, Le Jeu de l'amour et du hasard
    Victor Hugo, Hernani
    Paul Claudel, Partage de Midi (1&resup; version)
    7- Prolongements artistiques et culturels
    8- Exercices d'appropriation.

  • Après l´immense succès du Mec de la tombe d´à côté, nous sommes des centaines de milliers à nous demander ce qu'il advient de Désirée, la bibliothécaire, et de Benny, le paysan. Elle dévore les livres comme les produits bio, lui élève des vaches et n´imagine pas qu´on puisse lire « de son plein gré ». Pourtant, ils s'accordent trois essais pour avoir un enfant ensemble. Si cela ne donne rien, c'est terminé pour toujours. Et si ça marche...

  • « Au début, tout est beau, même vous. Vous n´en revenez pas d´être aussi amoureux. Pendant un an, la vie n´est qu´une succession de matins ensoleillés, même l´après-midi quand il neige. Vous écrivez des livres là-dessus. Vous vous mariez, le plus vite possible - pourquoi réfléchir quand on est heu-reux ? ».
    C'est une histoire d'amour très moderne et radicalement auto-biographique. Le héros - un jeune homme "branché" et noceur - se souvient de ses débuts dans la vie lorsque, plein d'illu-sions, il épousa Anne, la plus jolie fille de sa génération.
    Il se souvient qu'au début de leur amour, tout était bleu ; que la tendresse succéda à l'amour dès la deuxième année de leur mariage ; que l'infidélité fut la loi de leur couple dès la troi-sième année. Alors, il sait que la loi du monde pourrait ainsi se formuler : « l'amour dure trois ans... » Tout le roman, dont le symbole est l'horloge de Beaubourg - qui marche à reculons en décomptant les secondes qui nous séparent de l'an 2000... - est une variation drôle et émouvante sur ce thème. Il faut savoir que, pendant qu'il raconte l'échec programmé de son premier mariage, le héros vit avec Alice. Et, là encore, l'heure tourne...

  • En septembre 1944, Claire, ambulancière à la Croix-Rouge française, se trouve à Béziers avec sa section, alors que dans quelques mois elle suivra les armées alliées dans un Berlin en ruine. Elle a vingt-sept ans, c'est une très jolie jeune femme avec de grands yeux sombres et de hautes pommettes slaves. Si on lui en fait compliment, elle feint de l'ignorer. Elle souhaite n'exister que par son travail depuis son entrée à la Croix-Rouge, un an et demi auparavant. Son courage moral et physique, son ardeur font l'admiration de ses chefs. Ses compagnes, parfois issues de milieux sociaux différents du sien, ont oublié qu'elle est la fille d'un écrivain célèbre, François Mauriac, et la considèrent comme l'une d'entre elles, rien de plus. Au volant de son ambulance, quand elle transporte des blessés vers des hôpitaux surchargés, elle se sent vivre pour la première fois de sa jeune vie. Mais à travers la guerre, sans même le savoir, c'est l'amour que Claire cherche. Elle va le trouver à Berlin.

  • Dans la « Métaphysique de l'amour sexuel », tirée du Monde comme volonté et comme représentation, Arthur Schopenhauer (1788-1860) considère l'amour comme une ruse suprême de la volonté de vivre (Wille zum leben), qui se sert de l'individu pour perpétuer l'espèce. Avec un malin plaisir, le philosophe détruit une à une les illusions de la passion amoureuse.Bien avant Freud, le misanthrope amateur de jolies femmes insiste sur la puissante force motrice de la sexualité.

  • Marie a vingt-cinq ans. Un soir de fête, coup de foudre, nuit d'amour et le lendemain... elle se retrouve douze ans plus tard, mariée, des enfants et plus un seul souvenir de ces années perdues. Un roman sur le temps, les choix et la durée.

  • Alors que le Festival d'Avignon 2003 s'enlise dans la grève des intermittents, une actrice célèbre retrouve sa ville natale, après dix ans d'absence. Elle y a vécu un amour passionnel avec le directeur d'un théâtre du festival off, qu'elle a quitté pour faire carrière. Ce dernier met en scène une pièce d'un auteur inconnu, sorte de poète maudit décédé dans des circonstances obscures... Après "Les Déferlantes", qui lui a amené la consécration (Prix des lectrices de Elle 2009), Claudie Gallay explore avec toujours autant de singularité les mystères enfouis au creux de chaque vie.

  • Femmes

    Philippe Sollers

    Kate, journaliste politique française ; Cyd, Anglaise vivant à New York ; Flora, anarchiste espagnole ; Bernadette, dirigeante féministe ; Ysia, Chinoise attachée d'ambassade ; Louise, une claveciniste ; Deborah, la femme du narrateur... Telles sont les femmes. Le narrateur, un journaliste américain, nous dit tout sur elles, mais sa réflexion embrasse l'évolution du monde, ces dix dernières années : pouvoir féminin, érotisme, crise, terrorisme, idées et passions des intellectuels. Rien de plus actuel que ce vaste roman.

  • Onze voix, onze personnages racontent la fin de l'amour.

    Comment tout cela est-il arrivé ? Agacements, baisers distraits, affrontements, histoires ratées avant d'avoir commencé, c'est le couple mis à nu, sans les artifices de la fiction. Le couple déchiré et meurtri, quand l'autre n'est plus désiré ou qu'il ne nous désire plus. Quand la conversation amoureuse fait place au monologue et aux reproches. On ne se supporte plus, on ne rêve plus ensemble, on va se séparer. On va parler aux enfants. Ou bien on pense rattraper le temps perdu et on se tait pour éviter le naufrage. La fin de l'amour c'est aussi la disparition de l'être aimé à qui l'on parle seul dans le noir et sans lequel on ne sait plus où est sa place.

    Ces histoires nous sont familières, nous y retrouvons nos petits arrangements, nos déceptions, notre violence aussi. C'est la vie ordinaire des hommes et des femmes qui tentent, depuis des siècles, l'aventure de l'amour.

  • Délire d'amour

    Ian Mcewan

    La vie tranquille de Joe Rose, faite de bonheur conjugal et de certitudes scientifiques, bascule le jour où il est impliqué dans un accident mortel. Parce qu'il se sent coupable, mais surtout parce qu'il fait ainsi la connaissance d'un jeune homme, Jed, qui lui voue sur-le-champ un amour aussi total qu'inexplicable, aussi chaste que dévorant. Car Jed, qui veut guérir Joe de son athéisme, est convaincu que leur rencontre a été voulue par Dieu, et que cet amour est forcément réciproque. Débute alors un harcèlement terrifiant, qui bouleverse l'existence de Joe et le confronte à ses propres démons...
    Délire d'amour, sommet d'humour noir et de cruauté, constitue un nouveau tour de force de Ian McEwan, qui nous plonge au coeur d'une obsession destructrice et contagieuse, où l'amour est plus dangereux que la haine.

  • Deux soeurs se retrouvent une fin d´été en Haute-Saône, afin de vider la maison de leurs grands-parents décédés. Depuis longtemps, Catherine, la benjamine, se tient loin de ce village... Pourtant, chaque coin de rue ou visage croisé fait surgir en elle des souvenirs précis et douloureux. Sa soeur aînée a fondé une famille, elle, non. Devenue libraire, c´est une femme solitaire. A l´adolescence déjà, elle passait ses heures dans les livres. Mais pour ce qu´elle a vécu ici, l´été de ses seize ans, l´été de sa lecture du Grand Meaulnes, « il n´y a pas eu de mots. Il n´y en a jamais eu, ni avant, ni après.
    C´est quelque chose qui ne ressemble à rien d´écrit. » Quinze années ont passé depuis, et personne n´a jamais su quel secret la tenaillait depuis tout ce temps, le drame dont elle a été peut-être coupable.
    C´est une histoire d´innocence et de cruauté que nous raconte Anne Percin. Belle et implacable à la fois, comme tous les crève-coeurs de l´enfance.

  • «Dans les semaines qui ont suivi la sortie de La Vie sexuelle de Catherine M., je me suis rendu compte qu'une question revenait toujours dans les réactions des lecteurs : " Comment avez-vous fait avec la jalousie ? " J'ai alors pensé que mon projet n'était pas abouti tant que je n'avais pas répondu à cette question.» Le coup de tonnerre littéraire qu'a provoqué La Vie sexuelle de Catherine M. révélait le regard singulier que l'auteur portait sur son corps et sur sa vie.

    Aujourd'hui, elle raconte son «autre vie», celle où s'effondre de manière étrange et imprévue un pan de son existence, cette crise traversée dans un mélange de rêves et de déchirements.
    Jour de souffrance est un défi d'écrivain : à la fois le prolongement d'une oeuvre puissante et son contraire implacable, maîtrisé et saisissant.

  • 'Sur son lit de souffrances, quelques semaines avant de mourir, maman m'avait mis en garde :
    "Qu'est-ce que c'est bête, un homme.
    - Je ne comprends pas.
    - C'est bête, égoïste et pas fiable. Antoine, promets-moi de ne jamais te comporter comme un homme." Je me souviens que j'avais hoché la tête. Encore une promesse que je n'ai pas tenue. Je suis toujours resté à l'affût. Même quand j'étais heureux en ménage, ce qui fut souvent le cas, je continuais à rechercher le très grand amour, celui qui, selon Spinoza, constitue un "accroissement de nous-même".
    C'est exactement la sensation que j'éprouvais en observant la jeune fille aux cheveux d'or. Je m'accroissais. Je m'élevais aussi.'

  • Alors que son épouse Joanie est plongée dans le coma suite à un accident de bateau, Matt et ses deux filles se lancent à la recherche de son amant pour permettre à celui-ci de dire adieu à la femme qu´il aime. Dans ce magnifique roman familial - dont l´adaptation cinématographique (par Alexander Payne, avec George Clooney) sera sur les écrans au moment de la parution du livre -, Kaui Hart Hemmings dissèque les liens affectifs d´une plume tranchante et mélancolique à la fois. Un vrai bonheur de lecture.

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