• La Source de l'amour-propre réunit une quarantaine de textes écrits par Toni Morrison au cours des dernières décennies, où se donne à lire, dans toute son évidence, sa généreuse intelligence. Elle s'implique, débat, ou analyse des thèmes aussi variés que le rôle de l'artiste dans la société, la question de l'imagination en littérature, la présence des Afro-Américains dans la culture américaine ou encore les pouvoirs du langage. On retrouve dans ces essais ce qui fait également la puissance de ses romans : l'examen des dynamiques raciales et sociales, sa grande empathie, et son pragmatisme politique.
    La Source de l'amour-propre est à la fois une porte d'entrée dans l'oeuvre de Toni Morrison et une somme où se donne à lire l'acuité combative de son autrice. C'est aussi, dans un style dont la vigueur ne cesse de nous éblouir, un puissant appel à l'action, au rêve, à l'espoir.

  • On le surnomme « Laitier » parce que sa mère a continué à lui donner le sein en cachette jusqu'à l'âge de trois ou quatre ans. Son vrai nom, c'est Macon Mort, le même que son père. Mais cela aussi est faux. Un jour, un employé s'est trompé de ligne en remplissant un bulletin de naissance. Ce problème de l'identité et des origines est celui de tous les Noirs des États-Unis. Alors, comment faire quand on vit au nord, dans la région des Grands Lacs, et que sa famille est originaire du sud ? C'est ce voyage à rebours que va entreprendre Laitier, à la recherche d'un trésor mythique enfoui dans une grotte. Mais ce qu'il découvrira, c'est l'histoire de sa famille que seule une comptine chantée par les enfants d'un village a conservée : l'histoire de Salomon qui s'envola pour retourner en Afrique et qui laissa tomber le bébé qu'il portait dans ses bras.

  • Retrouvez la tradition des grandes histoires de chasse. Ce splendide ouvrage regroupe une centaine d'histoires parmi les plus savoureuses, les plus insolites ou les plus caractéristique d'un temps où la nature était généreuse et où le gibier abondait. Elles sont toutes là : chasses de plaine, de bois, de marais, chasses au grand gibier : cerfs, sangliers et face à face avec les fauves et les gros animaux... Histoires vraies ou anecdotes facétieuses, aventures registres se mêlent avec bonheur dans cette sélection abondamment illustrée.

  • Quand Tony Veronèse, desperado solitaire du « milieu » rencontre Paul Franchi, dit « Bébé », jeune chef d'une bande de loubards de la zone, naît alors la plus étrange des associations : celle de deux « chiens fous » prêts à aller ensemble jusqu'au bout de la nuit dans leur révolte contre le monde.

  • - Je peux vous procurer le Plan Vironov sur un plateau, en échange simplement du droit d'asile et d'un peu de protection. Si vous refusez, c'est que vous êtes complètement fou. Un silence épais tombe dans la pièce. Moi-même, je retiens ma respiration. Le Plan Vironov... Je me tâte un instant pour savoir si l'autre ne se fout pas de nous. Même si c'est le cas, il va certainement réussir à nous intéresser, le Plan Vironov n'étant rien moins que l'ordre de bataille que les Russes adopteraient en cas de conflit. C'est le genre de truc un peu légendaire dont tout le monde connaît le nom, et que personne n'a jamais vu. Bien sûr, ce n'est légendaire que parce que c'est la chose la plus précieusement gardée qui soit.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Les amateurs de sensations fortes, mais aussi tous ceux que passionne l'Histoire de notre temps, trouveront ici l'évocation la plus précise qui ait encore été faite d'un épisode particulièrement tragique et spectaculaire de la deuxième guerre mondiale. Les dernières heures de Hitler et de sa femme Eva, la charge de la Garde Rouge dans le métro, aux accents du chant A Vorochilov, l'ultime combat du 2 mai 1945, et bien d'autres épisodes, nous donnent l'impression d'assister à un film documentaire hallucinant. Le sujet essentiel des Maudits est pourtant la peinture d'un drame qui dépasse singulièrement la personnalité de tous ses acteurs. Certains regretteront que l'auteur ne soit pas neutre. Il lui était difficile de l'être puisque son héros, le jeune Christian Gauvin, est un « maudit ». Bien que le livre de Saint-Paulien soit un roman, il ressemble au récit autobiographique d'Ernst von Salomon, Les Réprouvés, par l'importance du témoignage qu'il apporte, par la sincérité des sentiments désespérés et passionnés qui animent ses protagonistes, par la richesse narrative, la violence et la puissance du mouvement qui emporte l'action. On retrouve ici toutes les hautes qualités de romancier de Saint-Paulien, déjà sensibles dans ses oeuvres précédentes. Le Rameau vert, second tome de ces « Scènes de la vie révolutionnaire » nous fera connaître ce qu'il advint des « Maudits » après La Bataille de Berlin.

  • Ce château, comme un vaisseau fantôme, flotte dans la brume lorraine. Il est le décor d'un drame de l'amour, plus fréquent qu'on ne croit, de l'érotisme maternel. Cela se passe dans la plus étrange des entreprises : une colonie de vacances. Une jeune fille approfondit sa connaissance de l'amour grâce à un enfant ; en bénéficiera sa passion, plus viable, pour son amant de Paris. Lui, en retour, ne deviendra-t-il pas une sorte de fils ? C'est ainsi que Marie-Thérèse Ponty suggère que les maîtresses sont des mères (et les mères des maîtresses). Tout cela joué sur le court tapis qui sépare le monstrueux du banal, dans le style simple du funambule côtoyant les deux abîmes.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cela se passe en Argentine mais pourrait également se passer ailleurs. Marco Mahler, peintre français et juif, est menacé de mort dans une ville où il a vécu et qu'il a aimée : Buenos Aires. Il pleut. Les patrouilles glissent au rythme du tango sur la chaussée mouillée... A la violence de ses ennemis qui le poursuivent, et de ses amis qui veulent changer le monde, il oppose sa foi dans le verbe. Sa source, c'est la mémoire née dans le ghetto de Varsovie. La rencontre entre Marco Mahler et ses amis argentins représente le choc entre le vieil humanisme juif et la violence moderne, comme si le Dernier des Justes rencontrait Andreas Baader. Un roman politique ? Un roman policier ? C'est surtout un vrai roman qui nous attache, nous perturbe et nous bouleverse, un roman dans la grande tradition des Dos Passos et des Malraux.

  • Ce livre est à ranger dans la catégorie de la ratatouille, plat niçois qui rassemble plusieurs familles de légumes pour célébrer le retour de l'été et sa générosité potagère Malgré les approches différentes, théâtre, chanson, récit, conte, l'ensemble s'enracine dans la même terre, celle des oliviers, du jasmin, et s'éclaire au même ciel, celui qui tombe dans la mer et la colore. Tout se donne à voir et à entendre, et même à respirer : la musique y est parfumée et la lumière aussi s'écoute, comme un chant de cigales.

  • Parce qu'un jeune garçon a été assassiné, tout pourrait changer à Chavigny, ville de la banlieue proche, où jaillissent les résidences « à vingt minutes de l'Étoile ». Boussard, le maire, risque de ne pas retrouver son siège : le docteur Peyrac, l'un des citoyens les plus populaires de Chavigny, a décidé de se porter candidat aux élections. Michel Peyrac ne veut plus que des jeunes gens meurent parce qu'ils sont « contre » ; il veut que l'hôtel de ville cesse d'être le haut lieu de l'affairisme et de la spéculation. Boussard et ses amis relèvent le gant ; le chantage, la fabrication de faux documents, la calomnie, constituent l'arsenal des hommes au pouvoir. Pour Michel Peyrac et Sylvie, sa femme, la lutte politique devient très vite un combat pour leur survie, pour leur liberté et pour leur amour. Chroniqueurs de notre temps, André Cayatte et Pierre Dumayet démontent le mécanisme d'une machine à déshonorer et à tuer que nous avons vue fonctionner « sur le terrain », il n'y a pas si longtemps. La vérité est toujours incommode mais elle doit être dite. Par le film et par le livre.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • La porte du poste de pilotage s'ouvrit à la volée. L'hôtesse du vol Paris-Bastia sortit, les mains sur la tête, le cou tordu par le canon d'un revolver. - Mesdames et messieurs... commença la jeune femme d'une voix étranglée. Elle s'interrompit effarée : au bout de l'allée, un passager s'était levé et s'avançait, tranquille, désinvolte. Il était grand, large et, sous sa tignasse blonde, luisaient deux prunelles bleu acier. Une vraie gueule d'aventurier songea-t-elle, en regrettant que sa dernière heure fût arrivée.

  • Bâle, août 1914... C'est fini. Giuseppe, ouvrier italien frontalier, pose son burin et son marteau. Sur le ciel lumineux se dresse l'éléphant, gigantesque moulage en ciment, le plus bel ouvrage auquel Giuseppe et les compagnons de Monsieur Ludwig aient travaillé. Et le jour même, c'est la guerre. Romanina, la femme de Giuseppe, regagne l'Italie avec ses trois enfants. Elle se réfugie chez des cousins qui vivent dans une pauvre ferme du Piémont. Séparée de son époux, Romanina commence une vie nouvelle. Le passé, les petits bals du lac de Côme, la vie errante avec un mari vagabond qui gagnait son pain au hasard des chantiers, les angoisses provoquées par son homme, un bagarreur, les grèves, le chômage, joies et soucis d'une vie simple, tous ces souvenirs qui refluent à sa mémoire lui apparaissent comme ceux d'une autre femme. La guerre a bouleversé sa vie. Romanina qui vivait dans l'ombre rassurante de son époux, découvre sa propre force. Catholique fervente, elle voit avec effarement les Églises prendre parti ; avec rage, les socialistes renier leur idéal de fraternité universelle ; avec tristesse, l'éternelle crédulité des peuples. Dans le temps et dans l'espace s'élabore un dialogue pathétique entre Giuseppe qui se débat, furieux et impuissant, contre la fourberie et la veulerie des hommes, et Romanina qui cesse d'aller prier dans les églises pour agir. Lorsque, las et désemparé, Giuseppe reviendra auprès d'elle, il trouvera une nouvelle femme, une compagne décidée à la lutte. Enfin réunis, ils rêvent un court instant d'un avenir heureux pour leurs enfants, pour les hommes : ce serait bien le diable si, à eux deux, ils ne changeaient pas la face du monde ! Mais, le 23 mai 1915, l'Italie entre en guerre à côté des Alliés. Giuseppe ne reverra jamais l'Éléphant. Tel est le thème magistral de ce premier roman de Georges Tardy. Un grand roman à l'échelle de l'Homme.

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