• Rose part en croisière avec ses enfants. Elle rencontre Younès qui faisait naufrage. Rose est héroïque, mais seulement par moments.

  • Mamma maria

    Serena Giuliano

    • Lizzie
    • 11 Mars 2021

    " Un roman savoureux comme un bon plat de pasta ! " MaxiSous le coup d'une déception amoureuse, Sofia a quitté Paris pour son petit village natal de la côte amalfitaine. Là, la jeune traductrice respire enfin. Attablée à sa place habituelle, sur la terrasse du Mamma Maria, le bonheur est simple comme un espresso au soleil ou une chanson d'Adriano Celentano... Ce caffè, c'est le coeur du village, le rendez-vous des jeunes, des vieux, dans le généreux giron de la patronne, Maria, leur mère à tous. Or ce matin-là, pour la première fois depuis des lustres, il s'est glissé comme une fausse note dans la partition. Le vieux Franco ne s'est pas présenté pour son éternelle partie de scopa... La fin de la dolce vita ?
    PRIX BABELIO LITTERATURE FRANCAISE 2020

  • La sirène d'Isé

    Hubert Haddad

    • Zulma
    • 14 Janvier 2021

    À la pointe sud de la baie d'Umwelt, loin du monde et hors du temps, le domaine des Descenderies a accueilli des générations de patientes. Né de la fragile Leeloo, Malgorne grandit sous la houlette de Sigrid, entre incompréhension et possession jalouse. Il trouve bientôt refuge dans le dédale de l'extravagant labyrinthe d'ifs, de cyprès, de pins et de mélèzes imaginé par le Dr Riwald. S'il n'entend ni le ressac ni les vagues qui se déchirent sur les brisants, Malgorne se nourrit des vents et scrute sans fin l'horizon. Depuis l'ancien sémaphore, Peirdre sonde elle aussi chaque soir l'océan, hantée par la voix d'une amie disparue. Son père, capitaine au long cours, fait parfois résonner pour elle les cornes de brume de son cargo de fret. C'est sur la grève, un matin, devant le corps échoué d'une étonnante créature marine, que Peirdre et Malgorne forgent soudain l'espoir du retour d'autres sirènes. Après Le Peintre d'éventail, Hubert Haddad nous entraîne dans la magie d'un nouveau jardin entre terre et mer. La Sirène d'Isé est un roman magnétique, envoûtant et lumineux.

  • En 2018, le journaliste allemand Emran Feroz a mené une série d'entretiens avec Noam Chomsky à l'université d'Arizona, près de la frontière avec le Mexique. Ce grand analyste de notre époque y discute notamment de ce qu'on a appelle à tort la «crise des migrants» et de l'impérialisme, du réchauffement planétaire et de la menace nucléaire, de la présidence de Donald Trump, de la responsabilité des intellectuels, des religions et de l'éducation. Le sentiment d'urgence face à la situation qui se détériore aiguise le regard critique de Chomsky sans pour autant lui faire perdre son «optimisme de la volonté». À lire pour faire le point sur l'état du monde.

  • Quotidiennement, des agitateurs prennent d'assaut les tribunes pour attiser colères identitaires et passions xénophobes. Leur brutalité verbale, qui vise principalement les «migrants» et les «musulmans», rappelle la violence de ceux qui, dans la première moitié du siècle précédent, vilipendaient les «métèques» et les «juifs». De la même façon que les droites d'antan vitupéraient contre le «judéo-bolchevisme», leurs épigones fustigent l'«islamo-gauchisme», qu'ils associent à l'antisémitisme.

    Or ces mêmes accusateurs font parfois preuve d'une étonnante complaisance lorsqu'ils se trouvent confrontés, dans leurs alentours culturels et idéologiques, à des considérations pour le moins équivoques sur les juifs ou sur l'histoire de la Seconde Guerre mondiale. Soudain ils deviennent magnanimes et peuvent même trouver à leurs auteurs des circonstances atténuantes. Et ainsi se perpétue l'abject.

  • Pourquoi l'Empire ottoman a-t-il disparu ? Qu'est-ce que le kémalisme ? Pourquoi les Turcs ne reconnaissent-ils pas le génocide arménien ? Quelle est la place de l'islam dans la société ? Qu'appelle-t-on l'« État profond » ? Pourquoi Erdogan est-il populaire ? Où en sont ses relations avec l'Iran ? Pourquoi la Turquie accueille-t-elle autant de réfugiés syriens ? Y a-t-il une alternative à l'adhésion européenne ?
    La Turquie intrigue et attire au point d'avoir été proposée en « modèle » pour le monde arabe : forte croissance économique, préservation de l'identité nationale, bouillonnement culturel... Ce pays jeune, qui n'a pas fêté ses cent ans, change néanmoins de visage depuis 2002 sous la haute main de son président Recep Tayyip Erdogan. Entretenant une politique étrangère à géométrie variable et des relations ambivalentes avec l'Europe, la puissance turque se situe plus que jamais au coeur des grands conflits régionaux : migrants, terrorisme, conflits kurde et syrien.De la fin de l'Empire ottoman à la République laïque kémaliste, des libertés d'expression malmenées à la place grandissante de la religion, Dorothée Schmid nous donne en 100 questions toutes les clés pour comprendre comment, malgré le décor d'un État fort, la Turquie est un pays profondément clivé.

  • Un voyage merveilleux de la Chine à Hawaï qui suit l'ascension et les drames d'une famille rongée par les secrets et les amours tragiques.
    Au début du XXe siècle, Frank Leong quitte la Chine avec sa femme et son fils pour l'île d'Oahu dans l'archipel d'Hawaii. Là-bas, des jours bénis les attendent.
    Pourtant, une force mystérieuse semble hanter la famille Leong. Le fil rouge du destin qui, selon une ancienne tradition chinoise, lie les âmes soeurs entre elles aurait-il un jour été rompu, attirant ainsi la malédiction sur toute la lignée ?
    Lorsque Frank meurt dans des conditions énigmatiques, sa famille perd tous ses repères. Toute l'île se met à bruisser de rumeurs. Vingt ans plus tard, l'arrivée d'une lettre fait l'effet
    d'une déflagration. Un nouveau coup du sort frappe les Leong.
    C'est désormais à Theresa, la petite-fille de Frank, de reprendre le flambeau. Et s'il était enfin temps de dévoiler les secrets enfouis depuis trois générations ?

  • Nafar

    Mathilde Chapuis

    Une nuit d'octobre, c'est sur la rive turque du Meriç, le fleuve-frontière qui sépare l'Orient de l'Europe, qu'une mystérieuse narratrice arrête son regard. Et plus précisément sur l'homme épuisé qui, dans les buissons de ronces, se cache des soldats chargés d'empêcher les clandestins de passer du côté grec. Car celui qui s'apprête à franchir le Meriç est un nafar : un sans-droit, un migrant. Retraçant pas à pas sa périlleuse traversée, la narratrice émaille son récit d'échappées sur cette région meurtrie par l'Histoire et sur le quotidien de tous les Syriens qui, comme l'homme à la veste bleue se préparant à plonger, cherchent coûte que coûte un avenir meilleur loin de la dictature de Bachar al-Assad. Elle est celle qui témoigne des combines et des faux départs, imagine ce qu'on lui tait, partage les doutes et les espoirs.
    Dans ce premier roman bouleversant d'émotion retenue, Mathilde Chapuis nous conduit au plus près des obsessions de tous ceux qui n'ont d'autre choix que l'exil.

  • L'auteure embarque le lecteur dans les méandres du soin comme dans un grand voyage. Les escales sont faites de différentes séquences de soin en intra comme en extra-hospitalier. La diversité d'expériences qu'elle aborde lui permet de présenter mille et un visages de ceux que l'on appelle des « fous » et de témoigner de leur courage.

    Elle témoigne aussi du désarroi, parfois du désespoir, des soignants devant l'inhospitalité hospitalière et le dévoiement de leur métier. Elle raconte les combats qu'ils ont à mener à chaque instant pour qu'une rencontre advienne et que leurs soins puissent éventuellement devenir thérapeutiques.

    Mais loin d'être dans la plainte, elle donne mille et une raisons de continuer ce combat en racontant la magie de la rencontre humaine dans la relation de soin. Elle ne donne pas de leçon. Simplement, elle décrit certains chemins qu'elle a empruntés avec des patients, les explorations qu'ils ont menées ensemble sur des territoires inconnus de l'un, de l'autre ou des deux. Elle invente pour chacun une « bonne distance » sans craindre de puiser dans ce que Jean Oury appelait son « arrière-pays ». Elle fait feu de tous bois et balade une besace d'infirmière pleine de lectures, d'échanges et d'expériences mais aussi de contes et de bouts de chiffons.

  • Louna a quinze ans et des parents qu'elle trouve égoïstes, lointains, car insensibles au sort des migrants en difficulté qu'elle voit partout autour d'elle. Après avoir échoué à les convaincre d'accueillir une famille entière, Louna enlève le petit Mirhan devant son école, estimant qu'il est de son devoir de soustraire le jeune clandestin à la police qui le recherche et le renverra sans doute dans son pays. Sans le soutien de son petit ami Thomas, qui refuse lui aussi de l'aider, c'est pour Louna - et Mirhan - une longue nuit de cavale qui s'annonce, un véritable jeu de cache-cache avec les autorités. Mais la situation est-elle bien comme la jeune fille nous la raconte ?

  • Comptant parmi les meilleurs savants de sa génération, spécialiste du nazisme et du phénomène guerrier au xxe siècle, Christiant Ingrao explique ce que le métier d'historien veut dire au quotidien et dans la cité. Un éloge de la science et de l'engagement.
    Comment appréhender un phénomène aussi singulier et inédit que le nazisme ? Pour répondre à cette question, Christian Ingrao, spécialiste des commandos de la SS du front de l'Est responsables du génocide des Juifs par fusillade en URSS, se confie au philosophe Philippe Petit. Il revient sur ses années de formation et sur la façon dont le phénomène nazi a bouleversé et le monde et sa matière.
    Nourri d'anthropologie sociale, il montre comment la cruauté a pu se produire dans un pays apparemment civilisé et comment des hommes cultivés, ont pu être à l'origine des pires massacres.
    Après avoir expliqué les motifs de ses engagements, Christian Ingrao dévoile ses considérations sur l'Europe, la possibilité de son avenir et la condition de sa réussite, entre menace djihadiste et implosion politique. Un dialogue vif, serré, illuminateur.
    Au terme de ce dialogue où histoire, historiographie et philosophie se répondent, il est un message de Christian Ingrao à retenir : les armes seules n'ont pas vaincu le nazisme, mais " le fait que les Alliés avaient un ou des projets politiques à proposer en lieu et place du nazisme ".

  • « À l'extérieur, les autres attendaient leur tour et réfléchissaient à ce qu'ils pourraient proposer pour se rendre utile. Je n'avais donc que quelques secondes, une minute tout au plus, pour sauver ma peau. C'est alors que j'eus cette idée venue de je ne sais où. Je levai les yeux sur elle et je dis sans hésiter :
    - Je sais réparer les vivants. »

    Contraint à l'exil, chassé de son pays par une guerre fratricide, un jeune comédien embarque sur un rafiot. Placé dans un camp de réfugiés après la traversée, pour soulager la douleur des migrants, il décide de ressusciter les morts...

  • Les hommes du ministère

    Léonard Vincent

    • Anamosa
    • 28 Novembre 2019

    Dans une capitale d'Afrique, des silhouettes rasent les murs, un homme écoute la radio, pendant qu'une Land Rover roule trop lentement et que le Chef, " grand bras affectueux et sourire de requin ", assiste aux cérémonies officielles qu'il méprise. Telle est l'atmosphère glaçante de cette dictature ordinaire, " inspirée des faits réels " comme on dit.
    Dans une capitale d'Afrique, une Land Rover roule trop lentement, des silhouettes rasent les murs, un homme fait semblant d'écouter la radio. Et le Chef, ce " géant courbé avec un sourire irrésistible, de grands bras affectueux et des yeux de requin ", assiste aux cérémonies officielles qu'il méprise souverainement.
    Telle est l'atmosphère glaçante d'une dictature ordinaire : les sourires mièvres et les ors de protocoles minables sont lourds de menaces, le sentimentalisme, l'apparente normalité recèlent une tension sourde et fatale. Une mouche qui vole, la canicule, la transpiration, la paralysie même qui saisit le ministre Omer Hassan et le fonctionnaire Nebsi ont un air de déjà-vu. Léonard Vincent emprunte dans son récit l'imaginaire du roman d'espionnage, mais les ressorts codifiés de la peur contaminent aussi le réel. Chaque jour dans les démocraties occidentales, il arrive de s'asseoir dans le bus à côté de ces " évadés " venus chercher asile et protection, petits soldats hagards de la comédie du pouvoir.

  • Les migrations ont évolué, elles concernent aujourd'hui de nombreuses femmes jeunes qui deviennent mères en exil de façon très périlleuse.  Les conditions d'accueil en France s'étant durcies, les vulnérabilités se cumulent et se potentialisent, engendrant la précarité, l'exclusion, voire la violence.

    Les femmes exilées n'ont pas de « pathologies » particulières, mais elles expriment leurs souffrances de façon parfois singulière. Le travail psychique de la grossesse et de l'enfantement peut être entravé, bouleversé par la solitude, le traumatisme, et les conditions de vie.

    Avec des références ethnopsychiatriques et des concepts pluriels (médicaux, psychologiques, anthropologiques, philosophiques), les auteures rendent compte d'une expérience clinique innovante auprès de femmes qui enfantent en exil. A l'articulation du psychique, du culturel et du politique, elles nous livrent une réflexion profonde et sensible sur les conditions nécessaires pour accueillir et écouter ici les souffrances de ces mères venues d'ailleurs.

  • Les vieux ne se réduisent pas à la catégorie dans laquelle la société et les pouvoirs publics les rangent. Depuis les années 1960, ils sont l'objet d'un jeu incessant de nouvelles appellations - 3e  et 4e âges, personnes âgées dépendantes, Alzheimer, seniors - et désormais les voilà fragiles et vulnérables. Les conséquences sont redoutables : assignés à un espace social contraint et normatif, nous les amputons ainsi d'une identité propre, de leur histoire singulière et de l'expression de leurs besoins pour finalement constituer une population d'assistés, fragiles et vulnérables. Les auteurs, membres du réseau de consultants en gérontologie (ARCG), dénoncent cette vision réductrice, porte ouverte sur des formes variées de discrimination et un appauvrissement des espaces professionnels en gérontologie.

  • Franchir les frontières pour Olivier Weber, c'est l'occasion de portraits en tous genres avec humour, enchantement et gravité, mais aussi de réflexions sur la mondialisation, les fissures des confins et la planète de demain, le tout dans la tradition des grands récits de voyages littéraires.
    À quoi ressemble une frontière ? Pendant vingt-cinq ans, Olivier Weber a franchi les frontières de tous les continents pour ses livres et ses reportages, parfois officiellement, souvent clandestinement. Aujourd'hui, il en revisite certaines, et découvre que le monde n'a jamais été aussi fermé et en même temps poreux. Du Caucase à l'Amérique du Sud, du Cambodge à l'Amazonie, de l'Irak en feu à Tanger ou Macao, il traverse les lignes de fracture, arpente des républiques fantômes telle celle du Haut-Karabagh, "le pays qui n'existe pas", rencontre des passeurs et des migrants, des trafiquants et des humanitaires, des guérilleros et des agents d'États bien affaiblis.
    En chemin, entre ces espaces délimités par des murs, des barrières, des fleuves, limites toutes aussi improbables les unes que les autres, il comprend que les frontières, douces ou violentes, instruments du repli ou sauvegarde des cultures, ne sont jamais aussi compliquées que lorsqu'elles s'avèrent perméables. C'est l'occasion de portraits en tous genres, avec humour, enchantement et gravité c'est selon, mais aussi de réflexions sur la mondialisation, les fissures des confins et la planète de demain, le tout dans la tradition des récits de voyage littéraires.

  • Wassim, 4 ans, survivra-t-il à la maladie ? La France les accueille, lui et ses parents qui rêvent de revenir dans leur Algérie. C'est avec une romancière chrétienne que ces musulmans veulent dire " merci ". Un grand récit humain sur l'hospitalité, le partage, la fraternité. Un livre qui fait du bien comme jamais.
    C'est l'histoire de Wassim, un bébé atteint d'une leucémie impossible à soigner en Algérie.
    C'est l'histoire de Yacine et Khedidja, ses parents, qui demandent l'aide de la France.
    C'est l'histoire d'une équipe médicale qui tente tout pour sauver un enfant.
    C'est l'histoire de deux pays unis par le destin d'un petit garçon.
    La foi, l'amour et l'incroyable force de caractère de ce jeune couple ont donné à Élisabeth Bourgois l'irrésistible envie de connaître cette famille, et de la suivre pendant son combat. Entre les deux rives de la Méditerranée, un voyage semé d'embûches où l'espérance vaincra.
    Un récit qui guérit les blessures de l'histoire et qui soigne l'humanité.

  • Cet ouvrage, élaboré collectivement et avec la participation des enfants et des jeunes, propose une vision d'acteurs de la société civile pédagogique, panoptique et exhaustive pour servir de référence, non seulement à l'ONU, mais plus largement aux institutions publiques, aux organisations, associations et professionnels de l'enfance et à l'ensemble des citoyens, dans la perspective d'une amélioration effective de la situation de tous les enfants en France au regard de leurs droits.

  • De 1957 à 1974, quelque 900 000 Portugais émigrent en France, dont plus de la moitié irrégulièrement. En 1975, la population portugaise de l'Hexagone atteint 750 000 personnes, formant la première communauté étrangère en France.

    Plus vieille dictature de droite en Europe, le Portugal de Salazar redoute les effets de la modernité, protège le pays des influences étrangères, résiste aux « vents du changement » qui se lèvent en Afrique et se referme sur lui-même. L'émigration, par son ampleur (10% de la population), va devenir un défi pour la dictature.

    Pour se maintenir au pouvoir, la dictature portugaise organise une politique d'émigration duplice et inefficace qui sert ses intérêts politiques, économiques, financiers et militaires. Elle empêche la population d'émigrer légalement et la contraint à la clandestinité en France.

    Pourtant, c'est en contournant l'État que les migrants pourront s'offrir de meilleures conditions de vie, contribuant activement à la modernisation, à la démocratisation et à l'européanisation « par le bas » du Portugal, à rebours d'une vision élitiste.

    Une histoire inédite et très documentée des migrants et des politiques de migrations portugaises.

  • Le handicap est interrogé par la culture, tout comme il interroge la culture de manière spécifique. Comment la culture influence-t-elle les pratiques de soin, d'accompagnement et de traitement des situations de handicap, pour le sujet et le groupe familial ? Le traumatisme que génère le handicap affecte les liens aux autres, et plus particulièrement les liens entre enfants de la famille et entre les enfants et chacun des parents. Dans ces situations, la culture offre au sujet une manière de penser, de rêver, de fantasmer à propos des multiples expressions de la vulnérabilité humaine que représente le handicap. Elle propose ou impose un cadre pour affronter la réalité des pathologies et ses conséquences. Elle peut favoriser l'inclusion comme l'exclusion de la famille et du groupe social, favoriser ou entraver le travail de pensée de chacun des membres de la famille individuellement et collectivement. Ce livre propose des clefs pour comprendre les processus qui donnent à la culture tantôt des fonctions protectrices, tantôt aliénantes et traumatiques face au handicap d'un membre de la famille.

  • La clinique témoigne de façon insistante et polymorphe de l'après-coup traumatique des massacres et génocides qui ont marqué le XXe siècle. La Shoah mais aussi les totalitarismes et enfin les guerres coloniales ont laissé des traces profondes de chaque côté de la Méditerranée. Il s'agit de prendre acte de crimes et de tortures qui pour certains restent encore déniés, sans pour autant fixer les sujets en souffrance dans une jouissance victimaire. Même si les témoignages resurgissent, il n'en reste pas moins que la transmission s'avère difficile, se heurtant à des déformations ou des silences de l'Histoire officielle. Ce qui n'a pu être reconnu et symbolisé revient alors dans la souffrance du symptôme, voire dans des productions délirantes qui témoignent bien souvent de morceaux d'histoires encryptées sur plusieurs générations.

    Patrick Chemla, psychiatre, chef de service, psychanalyste, Reims.

  • Ce livre est d'abord un témoignage, celui de ces hommes et de ces femmes qui se construisent une place entre ici et là-bas. C'est la première étude concernant les associations de migrants marocains impliqués dans le développement.L'auteur aborde sous un angle nouveau la relation entre migration et développement en s'interrogeant non pas sur les effets de la migration en matière de développement mais sur le pourquoi de l'implication des migrants. Le développement apparaît alors comme un moyen instrumentalisé par les différents groupes en présence.Thomas Lacroix rénove l'approche sur le transnationalisme en l'analysant comme le creuset où s'invente une nouvelle identité migratoire, un nouveau mode d'intégration.

  • Aucun phénomène social n'échappe à l'espace. Telle est la conviction du spécialiste de l'espace urbain Jean Remy, qui a développé au fil de sa carrière une approche méthodologique pour étudier le rôle de l'espace dans la vie collective. Cette sociologie de l'espace aide-t-elle à penser la ville contemporaine ? Quels sont ses apports dans d'autres domaines de la vie sociale ?

    Cet ouvrage collectif répond à ces deux interrogations. Il questionne l'intérêt de cette perspective théorique en sociologie dans les domaines de l'urbanisme et de l'architecture, de la famille, des rapports de genre, des organisations, de la démocratie participative ou encore des migrations... Les auteurs reprennent les concepts de Jean Remy pour les appliquer à leurs propres terrains d'enquêtes, menées dans différents pays (Belgique, France, Portugal, Québec, Algérie). De façon plurielle et pluraliste, ils montrent très concrètement le regard neuf que cette entrée par l'espace apporte aux recherches actuelles sur le changement social notamment dans la ville.

    Plus qu'un simple contenant de la réalité sociale, l'espace contribue à sa structuration : cet ouvrage est une invitation à le prendre au sérieux.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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