Langue française

  • Toute petite, Violaine, enfant unique, perd son père, mort de la tuberculose, puis, moins d'un an plus tard, sa mère, qui succombe à la même maladie. Dans ce petit village côtier où l'argent manque et où chaque bouche à nourrir représente un défi pratiquement insurmontable, personne ne peut recueillir la fillette cruellement éprouvée. À gauche et à droite, on cherche des solutions, une façon de lui venir en aide, mais le miracle attendu ne se produit pas.

    C'est ainsi qu'elle est envoyée dans les Pyrénées chez sa tante Marcelline et son oncle Albert qui l'accueillent froidement, pour ne pas dire brutalement, et se mettent très vite à lui mener une existence insoutenable. Heureusement, Sidonie Fernandez, une Espagnole aux dons fascinants et surnommée la «brouche» (sorcière), prend la jeune fille sous son aile et ne l'abandonne pas malgré les coups obstinés de cette terrible fatalité qui ne cesse de frapper impitoyablement.

  • Les sept péchés capitaux, ce n'est pas seulement de la théologie, c'est aussi de la littérature. Il fallait Cécile Curiol, l'autrice de L'Ardeur des pierres, pour nous raconter l'indolence et la langueur de l'âme.
    "Elle pensa soudain à Melville, et à ce que l'écrivain américain avait voulu signifier par sa célèbre formule :
    "I would prefer not to'.
    Contrairement à ce que beaucoup avaient cru, son héros Bartleby n'était peut-être pas la figure d'une "résistance passive', d'un "en puissance' dépourvu d'agir, mais bien celle d'un malencontreux paresseux !

  • "...La brochure, ils n'ont qu'à la refiler à l'auguste, à l'autre Nobel du bord de mer, quitte à le dédommager en nature, vu qu'il paraît que le bonhomme est du genre à priser l'océan. Et puisque les Combi se prévalent d'être très regardants sur la stature de leurs prestataires de services, il serait dans l'ordre des choses de refiler la rédaction du dépliant à un nobélisé de première."
    Les Combi, poissonniers de père en fils, sont fiers de leur lignée. Le père à la vente, la mère à la caisse, les fils en mer et les filles à la découpe, le commerce bat son plein. Se pose la question d'une brochure promotionnelle destinée à être calée près de la caisse. La rencontre d'un Nobel tombe à pic.
    Les personnages de cette fiction rocambolesque passent de la poissonnerie à la grande littérature sans détours. Ce qui enchante ici, c'est la cocasserie, l'invention langagière, l'art de créer à partir de rien des situations absurdes. Une histoire qui vous entraîne irrésistiblement jusqu'à sa chute, aussi salutaire qu'inéluctable.

  • Pierre n'a pas de papa, mais il a un vieil ami, aussi chouette qu'un grand-père. Son nom, c'est Raoul, mais dans le quartier, tout le monde l'appelle Pépé Coutures parce qu'il a des tas de cicatrices partout. Que lui est-il arrivé ?

  • C'est bien connu, les océans recèlent des trésors et des dangers obscurs... Sylvain Rivière nous en fait découvrir vingt-six! Entre la menace actuelle du crabe vert et les différents aspects des métiers de la mer, entre les mythes d'Ulysse ou de Neptune et les excursions en kayak ou sur un yacht... Ah! pour Atlantique déploie ses voiles : les vers de Rivière résonnent comme une corne de brume, et s'illustrent grâce au talent de Réjean Roy. Ces mots maritimes forment la porte d'entrée privilégiée de l'Amérique française : des paysages majestueux, sources de rêves, d'aventures et de richesses, qui s'amarrent depuis longtemps à notre vocabulaire!

    Fiche pédagogique: http://avoslivres.ca/wp-content/uploads/book_documents/3665-AH!_pour_ATLANTIQUE-CP.pdf

  • Le docteur André-François Bourbeau est surtout connu du grand public comme étant celui qui a établi en 1984 le record Guiness de la plus longue période de survie volontaire en milieu sauvage. Après ce périple unique très médiatisé, monsieur Bourbeau avait consigné méticuleusement ses observations dans ce qui allait devenir le livre Surviethon au gré de la nature, paru aux Éditions JCL en 1988. Vingt-cinq ans plus tard, bien de l'eau a coulé dans les rivières que monsieur Bourbeau et son compagnon avaient alors empruntées à l'époque.

    Fort d'un quart de siècle d'enseignement à l'Université du Québec à Chicoutimi au Baccalauréat en plein air et tourisme d'aventure, il était évident que l'auteur devait faire le procès de son aventure unique, à la lumière de son expérience comme chercheur universitaire dans le domaine.

    Monsieur Bourbeau nous livre donc ses découvertes les plus récentes. Grâce aux nouveaux éclairages qu'il apporte sur les principes fondamentaux de survie en forêt, ainsi qu'au matériel inédit qu'il a développé et expérimenté maintes fois en forêt, monsieur Bourbeau nous permet de découvrir les secrets de la nature.

  • Depuis que l'homme se nourrit de poissons, il n'a cessé de sillonner les mers et les rivières. Cependant, selon les époques et les lieux, les techniques, le vocabulaire employé par les pêcheurs, les façons de vivre le quotidien même, constituent un témoignage irremplaçable dont l'ethnographie commence à s'emparer. « Flux et reflux de la Seine normande » constitue un témoignage de première importance sur la pêche en Haute-Normandie, à travers l'expérience d'un ancien du métier, aujourd'hui bien connu comme conteur sous le nom de Maît'Armand. Au-delà de l'anecdote, c'est tout un monde qui est ici recréé : il transparaît à travers la saveur de son langage, dont le lecteur pourra s'imprégner au cours du texte, mais aussi dans l'important glossaire à la fin de l'ouvrage.

  • Sanou est belle, elle est la danseuse-reine du « Bara », dans un petit village malien, près de Gao. Un jour, elle succombe à l'attrait du luxe et de la ville en devenant la fiancée du riche et orgueilleux Souleimane. Sur la Dune Rose, au-dessus du fleuve Niger, Sanou est admirée par le pêcheur Fafa - alors qu'elle danse seule devant sa radio, avec une grande mélancolie, un air de « Bara ». Ils sympathisent. Le conflit éclatera entre le pêcheur et l'homme des villes. Ce beau récit espiègle et grave (Walanda signifie : « la leçon ») démontre l'antagonisme entre les riches et les pauvres, entre un certain factice à l'occidentale et la sagesse paysanne épanouie, appuyée sur une « épaisseur » morale millénaire. L'intérêt de Walanda, récit conté par la propre mère du pêcheur, réside dans la simplicité du ton et le laconique imagé du style. Tout un univers de terriens et d'hommes du fleuve revit ici, parle, s'interroge, souvent dans d'étincelantes formules proverbiales. On est touché par une naïveté pleine de grandeur. L'auteur a réalisé lui-même au Mali un film d'après Walanda.

  • Malgré la précarité de leur site et la modestie de leurs installations, en dépit des conditions naturelles souvent défavorables que leur confèrent une climatologie instable et un relief sous-marin inégal, les petits ports de la Tunisie du Nord connaissent des activités multiples. Toutes les pêches tunisiennes typiques y sont pratiquées avec plus ou moins de succès, selon des procédés traditionnels que le progrès a cependant permis d'améliorer
    Cette étude est un extrait du mémoire de thèse de son auteur.

  • Isolés entre deux déserts, le Sahara et l'Océan, les Imragen se partagent quatre cents kilomètres de côte mauritanienne. Cette population ne survit que grâce à une pêche saisonnière au mulet jaune, de tradition ancestrale, et que certains ont voulu moderniser. A tort Leur méthode reste encore de nos jours la mieux adaptée à leur environnement. Elle doit son importance à la présence de dauphins empêchant les poissons de prendre le large. Etrange symbiose entre l'homme et l'animal : le pêcheur utilise le cétacé comme rabatteur, le dauphin se sert de l'homme comme désagrégateur du banc. Mais cette pêche, parfois miraculeuse, est aussi la raison de leur perte. Des familles maraboutiques viennent du désert récolter le produit de leurs esclaves en échange d'éventuels gris-gris. Le pouvoir de la religion... La fameuse poutargue, extraite des rogues de mulet, se vend à prix d'or dans certaines boutiques parisiennes et attire les convoitises des lettrés car le mal dont souffrent les Imragen, c'est de ne savoir ni lire ni écrire, et a fortiori de ne pouvoir monter une société. Le pouvoir de la connaissance... Mieux que le savoir, les Imragen ont acquis l'art de vivre simplement en harmonie avec la nature. La pauvreté matérielle ne doit pas nous faire oublier cette richesse dont nous sommes cruellement amputés.

  • Étienne et Véronique, étudiants pauvres, ne peuvent s'accommoder de la grisaille parisienne, où tout leur paraît pesant et artificiel. Ils quittent donc la capitale pour vivre leur amour dans une île. Ils changent non seulement d'existence, mais de psychologie. Insulaires, tantôt insouciants, tantôt doués du sens des affaires, ils traversent les événements sans que le temps parvienne à entamer leur optimisme foncier. Mais peu à peu, au fil des drames infimes, l'île elle-même devient immatérielle ; l'espace, lui aussi, atteint à la dimension fabuleuse. Un jour, l'île rompt ses amarres et va... peut-être dans l'au-delà. Rarement réalité et rêve se sont conjugués avec tant de bonheur et d'imprévu chez un jeune romancier.

  • Pour ce livre destiné aux tout-petits, nous avons veillé à ne pas couper les mots, afin de faciliter leur lecture. Troll est un personnage féerique : tous les animaux sont ses amis. Il vit avec des pêcheurs et des bergers. Mais un jour, il quitte sa forêt pour aller rejoindre en Afrique, Léo, le célèbre chasseur...

  • Histoire de l'Acadie de la fondation aux déportations - Tome 1 Nouv.

    L'auteur trace les grandes lignes de l'histoire acadienne en cinq périodes importantes réparties en deux tomes. Dans ce premier tome, il nous amène à la rencontre des Mi'kmaq au 17e siècle. Ensuite, l'auteur aborde les premières tentatives de colonisation et de la fondation de la première capitale acadienne. Puis il présente la période de l'occupation britannique et celle du développement de la colonie acadienne lorsqu'elle est redevenue française.

  • Histoire de l'Acadie de la fondation aux déportations - Tome 2 Nouv.

    L'auteur trace les grandes lignes de l'histoire acadienne en cinq périodes importantes, réparties en deux tomes. Dans ce deuxième tome, l'auteur met en lumière la période de paix avec les Britanniques ainsi que la création d'une Acadie française voisine de l'Acadie anglaise, c'est-à-dire la Nouvelle-Ecosse. Finalement, les deux derniers chapitres proposent un survol de la Déportation des francophones des diverses colonies des Maritimes, soit de la préparation jusqu'au traité de Paris. A travers ce parcours historique, l'auteur vous propose des extraits de journaux et des lettres d'époque afin de mieux saisir le contexte. De plus, plusieurs rubriques enrichissent cet essai pour faciliter la compréhension de cette histoire tragique.

  • Adrien Jans a rapporté ces pages d'un séjour récent en Côte-d'Ivoire. Exotisme, pensera-t-on, mais le dépaysement ramène le poète à une aventure intérieure, à une exigence spirituelle inséparable des analogies de la Création. Dialogue fervent avec l'Univers, comme le fait le pagayeur Mango, de qui la voix est le chant même de la lagune, de la forêt et de la savane. En ces lieux, règne une entente mystérieuse entre l'homme et les choses. Jans y contemple les signes essentiels qu'il interroge et dont le pouvoir lui paraît sanctifiant.

  • On sait, depuis « Le Vent d'Octobre » et « Le Chant des Peuples », qu'André Remacle n'est pas seulement un romancier considérable mais aussi un poète original dont le travail a trouvé son accomplissement dans le Tracé Bleu (1988) dont certains textes annoncent déjà La Pêche aux Vers. Il y a, dans ces poèmes, une grande nostalgie de la mer et des marins, un regret inexprimé que la pudeur de l'auteur masque d'un humour léger et chantant, comparable à celui d'Apollinaire en son Bestiaire. André Remacle y révèle son talent de coloriste qu'il met au service de ses rêves maritimes pour exalter magnifiquement « le jaune ardent des aromates des marées » qui laisse définitivement, sur la langue, un goût d'iode et de sel dont il faut peut-être chercher l'origine dans « La Calanque de Maldormé » naguère chantée par le poète. Jacques Lovichi

  • « Mon message n'est surtout pas nostalgique. C'est un appel à prendre conscience de tout ce qu'on est en train de perdre, sans bien savoir ce qu'on gagne à la place. » Cet ouvrage est issu d'un travail de reportage effectué par le photographe Alain Quemper sur plus de vingt années. Patiemment, avec une profonde compréhension des hommes et de leur vie, il a fixé le quotidien des marins en mer comme à terre, leurs bonheurs et leurs angoisses, les mille et un détails qui font une vie de labeur, d'aventure et de courage, aussi. Vérités de chaque jour que le texte de Dominique Le Brun, journaliste amoureux de la mer, évoque en contrepoint. La précision du geste, le rythme des opérations, les rituels du départ comme du retour, les objets immémoriaux, l'amour et le soin des bateaux... autant de sujets pour ces regards attentifs et discrets, qui se sont glissés sans bruit dans un monde que l'on croyait éternel parce qu'il était traditionnel. Mais, justement, depuis une dizaine d'années, cet univers s'efface peu à peu. L'impitoyable loi de l'économie, les contraintes de l'Europe, le cynisme de certains, pollueurs sans vergogne et autres massacreurs de fonds, condamnent progressivement les pêcheurs à rester sur le quai, où les voitures des touristes sont venues remplacer les bacs des mareyeurs. Ce beau livre rend hommage à ce monde-là, à ces hommes-là. Et nous invite à une saine colère qui nous ferait dire, avec Alain Quemper : « Tout va changer demain, parole de marin ! »

  • Rufus se livre... en une trentaine de sketches, issus de son dernier spectacle ou encore inédits. "N'ayez aucune crainte. Ce livre ne vous fournira aucun détail sur mon existence scandaleuse d'acteur car il est plus indiscret encore : il raconte ce qui me fait rire quand je suis tout seul perché sur mon arbre. Quoi de plus intime ?"

  • Cet ouvrage nous fait découvrir par une approche originale, les traits saillants des modes de vie en Provence maritime.

  • L'auteur se souvient de ses vacances à Saint-Valéry-en-Caux, lorsqu'il était enfant et adolescent.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Marseille est née d'une foule de villages dont les noms provençaux sonnent bien au soleil : l'Estaque, la Cabucelle, Mourrepiane, La Capelette, Le Roucas Blanc, La Madrague, Les Aygalades, La Gavotte, Les Olives... Sur la Promenade de la Corniche qui serpente à flanc de colline, se niche un véritable village ménagé dans un canyon entre deux falaises et, bien sûr, tourné vers la mer. Le Vallon des Auffes. Un petit port de pêche avec des bateaux amarrés au quai et d'autres hissés sur des cales. Site unique, presque anachronique, avec sa population bien marquée, ses usages, ses particularités, il semble se tenir en dehors de l'agitation de la grande ville. Avec la vision du reporter et, çà et là, le zeste d'humour d'un habitant du Vallon, Jean Bazal se propose de vous faire visiter ce dernier refuge d'une authentique vie marseillaise repliée dans un décor de féerie.

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