• Pédagogues majeurs du xxe siècle, Maria Montessori, Élise et Célestin Freinet sont paradoxalement méconnus aujourd'hui. On parle beaucoup à leur place, on les oppose de façon souvent caricaturale, voire on les instrumente pour des raisons lucratives. Il est temps que l'on revienne aux sources pour retrouver la source de l'entreprise éducative.
    Qu'on se penche sur les oeuvres fondatrices pour en saisir le sens et la portée. Qu'on les interroge à la lumière des défis que nous devons relever.
    C'est ce que font admirablement Henri Louis Go et Bérengère Kolly dans cet ouvrage. Le premier est un fin connaisseur de Élise et Célestin Freinet, la seconde une spécialiste de Maria Montessori. Ils confrontent ici leurs travaux et leurs visions en un dialogue qui n'élude aucune des questions que le lecteur pourrait se poser.
    Loin des lieux communs et des récupérations en tous genres, ils nous livrent un texte d'une extraordinaire richesse. Avec un souci permanent de la rigueur historique et intellectuelle mais sans jargon inutile, ils conjuguent ensemble, bien plus qu'ils n'opposent, les oeuvres de ces grands pédagogues. Sans rien céder sur leurs désaccords mais sans jamais céder, non plus, à la polémique.
    Ce livre aide à comprendre et suscite la réflexion. Il décourage toute caricature et invite à cheminer avec les auteurs pour saisir ce qui se joue dans toute entreprise éducative mais aussi les choix qui nous y sont offerts. Décidément, c'est une boussole indispensable pour naviguer par gros temps.

  • Si l'erreur a longtemps été considérée comme une faute appelant une sanction, elle est davantage perçue, aujourd'hui, comme un indice indispensable pour comprendre le processus d'apprentissage et comme témoin pour repérer les difficultés des élèves.
    Sans nier l'existence d'erreurs liées à l'inattention ou au désintérêt, Jean-Pierre Astolfi démontre avec précision qu'analyser les erreurs commises permet de mieux comprendre ce qui se joue dans la classe pour adapter son intervention pédagogique.
    S'appuyant sur de nombreux exemples, il identifie huit types d'erreurs pour lesquelles il propose médiations et remédiations. Parce que mettre l'erreur au coeur des apprentissages dépasse largement la sphère technicodidactique pour questionner le sens des activités scolaires.

    Vingt ans après sa première parution, L'erreur, un outil pour enseigner demeure une référence incontournable en pédagogie. Cette nouvelle
    édition est recontextualisée par Michel Develay.

  • Les enseignants sont fragilisés. Face à l'ampleur des mutations sociales et des défis à surmonter, ils se voient souvent comme de simples exécutants à qui l'on demanderait de vider l'océan avec une petite cuillère. La lucidité, alors, pourrait les amener au bord du découragement, quand ce n'est pas de la dépression.
    L'ouvrage d'Olivier Maulini veut montrer que, précisément, on peut, tout à la fois, être lucide pour ne pas s'en laisser conter... et être quand même engagé dans un métier où rien de ce qui se fait et se dit au quotidien n'est insignifiant ; où l'émancipation peut advenir et contribuer à changer le monde.
    Avec beaucoup de finesse et en s'attachant aux questions vives du métier, en s'appuyant sur de nombreuses situations vécues, ce livre est bien plus qu'un manuel de survie : c'est un véritable bol d'oxygène pour que les enseignants, en rejetant aussi bien la naïveté que le fatalisme, se vivent comme des acteurs sociaux construisant l'avenir du commun.

  • Métier à tisser de Vaucanson, fardier de Cugnot, pendule de Foucault, caméra de Louis Lumière, pâtes de verre de Gallé... Quel mystérieux protocole réunit dans l'ancien prieuré de Saint-Martin-des-Champs les objets mythiques de notre civilisation ? En 179

  • On n'a pas idée de ce que peut être, aujourd'hui, la sidérante solitude des professeurs. Cette solitude n'a rien à voir avec celle qu'il appartient à l'institution de leur ménager, et de leur garantir dans la pratique même de leur enseignement, afin d'en soutenir l'indépendance. Non, il s'agit là d'une chose d'un tout autre ordre, d'un abandon, dont les professeurs eux-mêmes n'osent pas sonder les abîmes. Pourquoi l'enseignement est-il aujourd'hui privé de sa substance ? Pourquoi serait-il interdit de transmettre des connaissances ? Pourquoi est-il, tout simplement, devenu impossible de conduire ceux qui sont sur les bancs de l'école, à penser par eux-mêmes ? Telles sont les questions que pose, avec perplexité, avec lucidité, avec amertume, Adrien Barrot. Ce plaidoyer, écrit dans l'urgence, dit le quotidien d'un métier bafoué et, surtout, appelle à un sursaut immédiat : parce qu'il faut que l'école existe, que les professeurs puissent redevenir des professeurs, et les élèves des élèves.

  • Pour étudier dans un autre État européen, ou y exercer son activité professionnelle, il faut bénéficier d'une reconnaissance équitable des diplômes acquis et des périodes d'études suivies. Où en est-on dans ce domaine ? De la réponse qui peut être apportée, dépend la possibilité de faire un usage effectif du droit à la libre circulation reconnu aux citoyens européens. Et les progrès accomplis contribuent à la réalisation d'un espace européen des libertés, de l'éducation et de la circulation des idées.

  • 12 000 comédiens exercent aujourd'hui leur art au théâtre, à la télévision, au cinéma, dans la publicité, à la radio, dans les studios de doublage et de synchro, mais aussi dans l'animation socioculturelle ou dans le monde scolaire. Ils étaient moitié moins nombreux il y a dix ans. Pour la première fois, une enquête sociologique auprès d'un millier de comédiens représentatifs de l'ensemble du groupe permet de connaître avec précision cette profession, ceux qui la pratiquent et les transformations qu'elle connaît actuellement. Sont ainsi explorés la formation des comédiens, l'accès aux emplois, les conditions et les relations de travail dans les différents secteurs d'activité, les satisfactions et les risques attachés à l'exercice d'un métier aussi attrayant qu'incertain, la variété des expériences de travail, les rouages de l'intermittence, les formes d'organisation collective de la profession, les singularités du mode de vie et les jeux de démultiplication identitaire dont les comédiens font métier. Ensemble, ces diverses dimensions conduisent à cerner, par-delà la variété des pratiques professionnelles et des trajectoires individuelles, toutes les ambivalences qui composent les séductions et les difficultés du métier d'acteur : atouts de la précocité et temps long de la maturation artistique, fréquence de la formation ou des multiformations initiales à l'art dramatique mais aussi prégnance de l'apprentissage sur le tas, croissance et diversification des secteurs d'emploi mais aussi hégémonie du théâtre, vigueur de l'individualisme artistique et force des valeurs communautaires ancrées dans la nature collective du travail, maillage de la décentralisation et poids de la concentration parisienne, inégalités extrêmes de réussite et commune ambition d'expression de soi dans le jeu et l'invention artistique. Cette recherche s'inscrit dans le programme d'études sur l'emploi du Département des études et de la prospective du ministère de la Culture et de la Communication.

  • L'innovation pédagogique, l'innovation éducative, l'innovation scolaire représentent, parmi d'autres, un ensemble de termes, utilisé pour nommer ce mouvement vaste et diffus qui s'est emparé des établissements scolaires français depuis 1960. Que recouvre donc la notion d'innovation utilisée actuellement dans le langage pédagogique et éducatif courant ? A-t-elle une réalité ou est-elle incantatoire ? C'est ce que nous avons voulu savoir et, pour y parvenir, nous avons tenté d'en cerner l'origine, les conditions d'émergence, l'inspiration, l'idéologie dont elle est porteuse, ainsi que ses démarcations et ses limites. En effet, l'innovation est un mot gorgé de significations. Elle est incontestablement liée à un certain type de société capitaliste occidentale à travers toutes ses institutions. Elle possède, cependant, une spécificité d'action et de sens quand elle franchit le seuil de l'école. Cet ouvrage tente alors de dégager les caractéristiques pragmatiques, de montrer les aspects illusoires, de mettre en évidence la fantastique force du désir et de la motivation de l'innovation à l'école. Cette dernière constitue l'enjeu et le pilier du changement du système éducatif scolaire français de la seconde moitié du XXe siècle.

  • Pourquoi lire ? Et en quoi cette question se trouve-t-elle nécessairement au coeur de l'interrogation portée sur l'École aujourd'hui ? Qu'on le veuille ou non, dans les flots de signes qui environnent chacun de nous, il faut apprendre à observer, comprendre, découvrir. En un mot : à lire. Lire, c'est entreprendre de saisir et maîtriser tout ensemble signifiant. Les textes écrits et imprimés n'en sont qu'une forme particulière, très élaborée. Apprendre à les connaître ne peut être, ne doit être que la forme intelligente de l'apprentissage des signes du monde. Cela posé, quelques paradoxes s'éclairent. Que les media nouveaux déversent à flots les images et les décibels n'est pas une cause du déclin de la pratique de lecture. Même et surtout pas une vraie raison. Dans les media, les textes écrits s'offrent en foule compacte. Autant de pâtures pour l'oeil. Plus compacte encore la foule des textes oraux, ânonnés, chantés, braillés ou assénés avec componction. Autres pâtures de lectures, en une autre façon. Assez, donc, des propos grises mines de salles des profs et de radio-cultures sur le goût de lire qui se perd. Il n'est que temps de ré-apprendre à lire.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Le nom de Jean-Frédéric Oberlin, pasteur et pédagogue, citoyen des Lumières, reste indissociablement lié à celui du Ban de la Roche, modeste vallée vosgienne, au coeur de laquelle il exerça son ministère pendant quelque soixante années. Au confluent des XVIIIe et XIXe siècles, il y développe, loin des cercles intellectuels des capitales européennes, un projet socio-éducatif global sans précédent, bâti dans le quotidien d'une action pastorale fondée sur les principes intangibles d'exigence morale et d'amour du prochain. Considéré comme un précurseur de l'éducation préscolaire institutionnelle en Europe, Jean-Frédéric Oberlin esquisse à travers les poêles à tricoter les contours d'une synthèse paradoxale, exemplaire de l'ensemble de son oeuvre, entre valeurs chrétiennes et humanisme républicain, science et spiritualité, action et méditation, orthodoxie luthérienne et dissidence piétiste, romantisme germanique et classicisme latin. L'originalité des méthodes pédagogiques adaptées à l'éducation de la petite enfance mises en oeuvre par cette grande figure du protestantisme en Alsace, constitue un apport décisif au débat, toujours d'actualité dans l'Europe contemporaine, sur les modalites de garde et d'éducation des enfants les plus jeunes.

  • Le phénomène des comportements déviants semble se développer parmi la jeunesse et envahir l'école. Encore faut-il savoir ce qu'on désigne exactement par le terme de déviance. Les travaux de terrain, présentés dans cet ouvrage collectif, montrent que la production de la norme et de la déviance est un phénomène complexe. Le caractère fluctuant de la norme, y compris chez les enseignants, permet de clarifier la multiplicité des comportements déviants. Trop couramment diluées dans l'étiquetage de délinquance ou de violence, les attitudes déviantes sont, au contraire, solidaires de la réalité sociale de l'école, en tant qu'institution où se croisent les représentations souvent antagoniques des jeunes et des adultes. Les observations de terrain rapportées dans le présent ouvrage, proposent un nouveau regard sur les comportements des jeunes dans le contexte de l'école, puisqu'elles mettent en évidence une déviance ordinaire qui se développe quotidiennement dans les interactions avec la production sociale des normes.

  • Dans un premier temps, on distingue la systémique de la conception structuraliste dont elle semble provenir ; dans un second temps, des textes choisis développent l'application de la systémique à l'éducation.

  • Éduquer, pour quoi faire ? Faire un homme. Mais quel homme ? Si les spécialistes parlent volontiers des moyens de l'éducation, il n'y a guère que les philosophes pour aborder la question des fins. Parce que tout philosophe développe une certaine conception du monde, de l'homme et de la société ; il possède, même implicitement, une certaine conception de l'éducation. À quoi peut alors ressembler le projet éducatif d'un philosophe sceptique ? Post-moderne ? Nihiliste ? Tragique ? Eudémoniste ? etc. François Châtelet, Paul Ricoeur, Jean-François Lyotard, Emmanuel Levinas, Robert Misrahi, Kostas Axelos, Marcel Conche, Clément Rosset, Raymond Polin, Étienne Balibar, Jacques Bouveresse et Olivier Revault d'Allonnes se sont risqués à y répondre. Que disent, de leur côté, les anthropologues ? Qu'on ne naît pas Sara (Robert Jaulin), Yanomami (Jacques Lizot), Baruya (Maurice Godelier), Lébou (Georges Balandier), Diola (Louis-Vincent Thomas) ou Athénien (Pierre Vidal-Naquet), mais qu'on le devient. Ainsi, sous la catégorie de culture, parlent-ils d'autre chose que d'éducation ? Sociétés sans école, voire contre l'école, les sociétés de la tradition ont quelque chose à nous apprendre sur nos propres choix d'une société tout-école, dominée par le livre (Emmanuel Le Roy Ladurie). Mais le panorama ne serait pas complet sans les pédagogues eux-mêmes. Jacques Ardoino, Daniel Hameline, Georges Snyders, interviennent ici, moins comme spécialistes ès qualités que comme éducateurs-philosophes. Au total, une vingtaine d'entretiens portant sur les finalités de l'éducation et à inscrire dans les débats actuels sur l'École.

  • Une recherche menée à partir d'observation de classes permettant de mieux comprendre les contradictions dans lesquelles les instituteurs construisent leur action.

  • Confessionnel ou non, l'enseignement privé se caractérise par son extrême diversité. Son existence est garantie à travers un statut cohérent dans son ensemble.

  • Les missions de l'école sont-elles aujourd'hui suffisamment claires ? Et que fait-elle aujourd'hui pour l'intégration ? Éduque-t-elle encore ? Et par quoi a-t-on remplacé l'éducation moralisatrice, patriotique et nationaliste de la troisième République ? Les enseignants conçoivent-ils toujours leur profession comme associée à une mission civique comportant la transmission des valeurs édificatrices de la nation ? Les pouvoirs publics fixent-ils clairement l'importance de cette mission et donnent-ils aux enseignants les moyens de la mener à bien ?

  • Cet ouvrage collectif analyse et compare les réformes de la formation des enseignants, entreprises depuis à peu près une décennie dans divers pays (l'Angleterre, le Brésil, le Canada et le Québec, les États-Unis, la France et la Suisse francophone), sous l'angle de la professionnalisation de l'enseignement et de ses enjeux. Il veut, en même temps, offrir une vision contrastée et critique de ce qui se passe dans chacun de ces pays. L'hypothèse de travail qui sous-tend cet ouvrage est que la professionnalisation de l'enseignement constitue, actuellement, une tendance globale qui traverse les frontières nationales de chacun des pays concernés. Toutefois cette tendance n'est pas uniforme, elle revêt des significations différentes selon les pays ; elle est aussi porteuse de tensions internes, de contradictions peut-être insolubles, tout en étant confrontée à plusieurs obstacles. C'est pourquoi il est nécessaire de l'étudier, non comme le déroulement linéaire et sans heurt d'un nouveau programme d'amélioration de la formation des enseignants qui ferait partout consensus, mais plutôt comme un processus de changement, comportant de multiples aspects économiques, idéologiques, professionnels, éducatifs, et qui se déploie dans plusieurs directions à la fois, avec son assortiment de dérapages, de glissements, de détours... [...] C'est dans cet esprit que les auteurs examinent les différents projets de réforme de la formation des maîtres. Ces diverses analyses permettent d'avoir une vue d'ensemble du processus de professionnalisation de l'enseignement, tout en prenant en compte son enracinement dans le contexte social de chacun des pays concernés. L'ouvrage vise ainsi à dépasser le dilemme du local et du global, en fournissant aux lecteurs des études concrètes permettant de dégager des éléments de comparaison internationale sur cette question qui domine aujourd'hui le champ de l'éducation.

  • Cette étude dénonce le mécanisme faisant de l'école un bouc émissaire dans les rapports qu'elle entretient avec le travail et les mutations techniques et sociales. Dans cette perspective, les auteurs analysent et envisagent des solutions à l'inadaptation du système éducatif.

  • Quel rapport les collégiens entretiennent-ils à leur scolarité ? Comment jugent-ils leur collège et leurs enseignants, et dans quelle mesure s'adaptent-ils aux exigences du système scolaire, notamment du point de vue des comportements en classe ? À partir d'une enquête portant sur 1 250 collégiens de 6e et 5e, dont 700 ont été observés en cours, Georges Felouzis répond à ces questions qui concernent l'organisation de l'enseignement et les conditions concrètes du travail des enseignants. Un des résultats les plus importants concerne les différences entre filles et garçons, qui se manifestent dans les comportements en classe (les filles maîtrisent mieux les exigences pédagogiques de leurs professeurs) et, dans le rapport à l'école et la scolarité, les filles manifestant un investissement scolaire plus important que les garçons. En définitive, l'observation et l'analyse des stratégies scolaires et des interactions dans les salles de classe, éclairent d'un jour nouveau les conditions de la réussite et de l'échec dans nos collèges.

  • Tiens-toi droite. Pense aux autres. On ne parle pas la bouche pleine. Les enfants bien élevés se taisent à table. Ils ont une âme noble. Au-dessus de la vie, les principes. À la place de la vie, les règles. On ne parle pas de ce qui est sale, bruyant, immoral. Catéchisme, probité, bonnes manières. Ah... les manières. Pourquoi les douceurs bourgeoises, pourquoi les oublis bourgeois ? L'Éducation française part du malaise d'une petite fille, habillée en bleu marine, pour interroger les trois générations de sa famille qui, venues de la bourgeoisie radicale, ont, à partir de 1920, falsifié leur héritage, pour faire de l'élégance, de la distinction et du tact les alibis de leur peur de l'histoire et du monde réel. Anamnèse du roman familial, le livre tendre et aigu d'Odile Marcel reprend, à travers le dernier siècle de notre histoire, le problème qui a hanté écrivains et philosophes français, de la déroute et de la décadence de nos élites dans une civilisation du malaise. On se trompe en faisant des classes supérieures les simples bénéficiaires des situations acquises. Elles sont aussi, quand l'histoire leur fait peur, les martyres convaincues des causes fictives. Que nous est-il arrivé ?

  • Il fut un temps où John Dewey était considéré en France comme un pédagogue américain quelque peu laxiste, voire gauchiste, parce qu'il centrait l'école sur l'enfant et définissait l'école comme la société en réduction. La période intermédiaire, où la pensée de Dewey fut étudiée dans sa globalité : philosophie de l'expérience, logique de la recherche, métaphysique naturaliste, éducation continue et morale démocratique, à laquelle l'auteur du présent ouvrage participa, fut ignorée. L'introduction en France des philosophies post-linguistiques américaines, celle de Richard Rorty en particulier, nous présente un Dewey post-moderniste. C'est bien, mais c'est oublier que Dewey mit ses théories philosophiques à l'épreuve de l'école. La pédagogie de Dewey reste aujourd'hui la théorie de l'éducation la plus actuelle, parce qu'elle ne propose pas de recettes, mais une méthode. C'est cette méthode qui est décrite ici d'abord et exposée ensuite par Dewey lui-même, dans des textes choisis pour leur actualité - actualité de la méthode pour les pays du Nouveau Monde, et actualité des réponses aux questions nouvelles que les pays du Vieux Monde se posent aujourd'hui : l'école doit-elle être au service de l'industrie ? Quelle place une éducation démocratique humaniste doit-elle faire à la religion ?

  • Une synthèse de tous les aspects de la vie de cette institution, qu'ils soient administratifs, financiers, pédagogiques ou même psychologiques.

  • Aujourd'hui, trop d'établissements scolaires ne bénéficient pas encore, en propriété ou en mise à disposition, d'installations sportives suffisantes, adaptées, répondant à la fois à la diversité des besoins et aux normes de sécurité. Que faire pour améliorer cette situation ? Vaut-il mieux améliorer les locaux existants ou construire de nouvelles installations sportives ? selon quelles procédures ? Est-il souhaitable de développer le patrimoine sportif construit en propriété communale ? À ces questions, l'ouvrage apporte des réponses précises, complètes et pratiques. Il indique de façon détaillée les responsabilités de chacun des intervenants : État et surtout collectivités territoriales et établissements scolaires. Toute une partie du livre est également consacrée aux caractéristiques et aux normes de sécurité auxquelles doivent répondre les équipements sportifs (hygiène, surveillance, sécurité...). De nombreux extraits de textes législatifs et réglementaires, de circulaires (par exemple, sur les aides en matière d'équipements sportifs pour les collectivités publiques), ou encore des modèles de documents contractuels (convention de mise à disposition d'équipements sportifs entre deux établissements scolaires, convention passée avec une association en vue de l'utilisation d'installations sportives...) ainsi que des schémas détaillés viennent illustrer, quand il est nécessaire, les explications de l'auteur. Un livre de référence indispensable pour tous ceux qui contribuent par leur action au développement des installations sportives scolaires et d'entraînement : responsables des collectivités territoriales, chefs d'établissements (publics ou privés) responsables d'associations, concepteurs, professeurs d'éducation physique.

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