Olivier (L')

  • Le 27 février 2000, Suzanne Viguier disparaît à Toulouse. Les soupçons de la police se portent rapidement sur son mari, professeur agrégé de droit public. Celui-ci sera acquitté à deux reprises par des cours d´assises, en 2009 et 2010.

    En réalité, Jacques Viguier a été jugé non tant pour les faits qui lui étaient reprochés qu´en fonction de sa personnalité. Sa conduite totalement erratique - on pense, entre autres, au matelas de Suzanne qu´il va jeter le 8 mars 2000 sans raison apparente -, son obstination à ne jamais fournir ce qu´on attend de lui pour prouver son innocence, en font un personnage extrêmement intriguant. Brillantissime face à ses étudiants, il se révèle terne, voire nul, dans la vie quotidienne. L´amant et le policier sont également des personnages riches, en ce sens que l´un et l´autre veulent avoir le dessus, coûte que coûte, face au brillant universitaire, comme s´ils étaient obsédés par un complexe d´infériorité sociale. Enfin, le mystère perdure sur le destin de Suzanne Viguier.

    Avec un sens remarquable de la dramatisation, Stéphane Durand-Souffland relate les deux procès de Jacques Viguier, dans un style totalement hitchcockien.

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