• "La vie ordinaire est une vie d'hypocrite. On fait comme si c'était "déjà ça" de vivre "tranquillement", comme si on ne voulait pas d'aventure. Comme s'il suffisait de se la couler douce dans les plis du laisser-être pour atteindre la tranquillité tant recherchée. Sauf que la plupart du temps, on n'y arrive pas.
    Puisque l'existence humaine est à la fois provisoire et continue, puisque rien ne dure et que le temps ne se retient pas, la tranquillité n'est pas de ce monde. Et c'est tant mieux. Que le dard de l'intranquillité vous pique encore et encore! Demandez-vous, au moins une fois, si le nombre d'années parcourues, les épreuves et les angoisses endurées, si vous avez vécu tout ça pour vous réfugier dans la mauvaise foi de l'émerveillement ordinaire, sans jamais vouloir fouiller en dessous, remuer la vase qui étouffe vos désirs et vous fait croire qu'être quelqu'un, c'est peser lourd, et s'accrocher aux horaires comme si la vie en dépendait."

  • Réussir le bac philo

    Adèle Van Reeth

    • Fayard
    • 16 Avril 2014

    Chaque année, les élèves de terminale n´ont donc que 10 mois pour se préparer à la fameuse épreuve de philosophie, pour connaître une vingtaine de notions et d'auteurs, mais aussi apprendre à aiguiser leur réflexion. Comment être prêt pour cette 1ère épreuve du baccalauréat, qui a la spécificité de demander une connaissance du cours et une implication personnelle dans les sujets ? Les Nouveaux chemins de la connaissance et huit professeurs de philosophie, proposent de décortiquer quatre sujets de dissertations et d´expliquer quatre textes, susceptibles de tomber le jour J. Chaque professeur s'est mis dans la peau d'un candidat et explique, au fur et à mesure des questions d'Adèle Van Reeth, la méthode à mettre en place (introduction, plan et conclusion, développement des arguments et exemples). Destinés aux candidats du baccalauréat, ces entretiens, dotés de plans détaillés et de "zoom" sur des auteurs ou des notions, sont un outil pour leur permettre d'avoir les bons réflexes méthodologiques le jour de l'épreuve, de parvenir à jongler entre les auteurs et les notions, mais aussi de pouvoir s'impliquer dans la réflexion proposée par le sujet ou le texte, le tout en quatre heures.

  • Le 3e titre de la collection "Questions de caractère" en coédition avec France Culture. Une exploration philosophique de l'obstination avec l'une des plus grandes spécialistes de philosophie morale.
    "Voilà le sort des enfants obstinés", dit la chanson, véhiculant une morale qui condamne l'entêtement absurde de celui qui n'écoute pas d'autres voix que la sienne. Mais que serait l'art sans l'obstination de l'artiste qui croit en ce qu'il fait malgré les critiques frileuses ? Que serait la politique sans le courage d'aller contre l'air du temps et la persévérance qui permet de ne pas abandonner ?
    Contrairement au courage qui n'est souvent qu'un coup d'éclat vite retombé, l'obstination trace une ligne sûre qui s'inscrit dans le durable. Quand le téméraire peut prendre ses rêves pour la réalité, l'obstiné a la tête sur les épaules, les pieds sur terre, et affronte les obstacles un par un.
    Comprise comme détermination de la volonté envers et contre tout, l'obstination permet de garder le cap quand tout chavire et de tenir bon en temps de crise.

  • « Oserais-je le dire ? Je ne crois pas que la philosophie nous soit d'aucun secours aujourd'hui. » Adèle Van Reeth

  • Le 5e titre de la collection " Questions de caractère ", en coédition avec France Culture, consacré à la plus troublante des vertus : la pudeur. Parce qu'elle est à la fois morale (la vertu de réserve) et érotique (" elle fait le charme de l'amour comme le prix des abandons ", disait Louise de Vilmorin), la pudeur est sans doute la plus troublante des vertus. Deux philosophes s'emploient ici à en faire l'éloge, et pour cela sont conduits à s'interroger sur le sexe des anges et la vie amoureuse de Kant. Valeur désuète et même ringarde ? Loin de là : véritable piment du désir, infiniment plus charmante que ses soeurs la pruderie, la décence, la honte et l'escartefiguerie, la pudeur est sans doute le sentiment le plus propre à l'homme, être fragile oscillant à jamais entre l'ange et la bête.

  • Bande dessinée et séries télévisées. Romans-fleuves et jeux de rôle. Obélix et Sherlock Holmes. Lovecraft et Romain Gary.
    Pour Joann Sfar, le plaisir de lire et de raconter une histoire ne tolère aucune forme de classification ou de hiérarchie entre les arts.
    Dans une promenade ludique qui rend ses lettres de noblesse à la culture populaire et célèbre le pouvoir subversif des livres, il donne pour la première fois les clés de son rapport à la création. Quelle différence entre écrire et dessiner ? Comment inventer sans se répéter ? La distinction entre lecteur et auteur a-t-elle un sens ? Telles sont les questions auxquelles l'écrivain aux multiples talents tente de répondre dans ces réflexions personnelles et joyeuses.
    Si, dans l'univers de Joann Sfar, les super-héros côtoient (et tutoient) Platon, c'est parce qu'une seule voix ne suffit pas : la littérature est une affaire collective, un banquet festif auquel nous sommes tous conviés.
    Titulaire d'une maîtrise de philosophie, dessinateur, scénariste de bande dessinée, romancier, scénariste et réalisateur, Joann Sfar est notamment l'auteur du best-seller Le Chat du rabbin et du roman Comment tu parles de ton père. Il a reçu le César du meilleur premier film pour Gainsbourg, vie héroïque et celui du meilleur film d'animation pour son adaptation du Chat du rabbin.
    Philosophe, productrice des Chemins de la philosophie sur France Culture, Adèle Van Reeth est l'auteure de plusieurs essais.

  • Deuxième volume de la collection "Questions de caractère" - dirigée par Adèle Van Reeth et publiée en co-édition avec France Culture - qui explore les passions humaines. Une exploration philosophique de la méchanceté à travers le temps, avec Michaël Foessel, l'un des meilleurs philosophes de sa génération.
    Pourquoi sommes-nous méchants ? La méchanceté est-elle une faiblesse du caractère ou une intention morale ? Fait-on le mal volontairement ?
    Interroger la méchanceté aujourd'hui, c'est tenter de comprendre les tragédies humaines de l'histoire, mais aussi déjouer les mécanismes qui conduisent à la perpétuation du mal dans notre société.
    De l'Antiquité à nos jours, Michaël Foessel, l'un des philosophes les plus brillants de sa génération et qui a beaucoup travaillé sur la question du mal en morale et en politique, nous aide à décrypter ce qui, plus qu'un sentiment, est un mal contemporain plus compréhensible qu'on le croit.

  • Le 4e titre de la collection "Questions de caractère' en coédition avec France Culture. Le snobisme ne désigne pas un type d'individu, mais une manière de se comporter à l'égard d'autrui, en partant du principe que nos goûts sont supérieurs au sien. Ainsi, personne n'est plus snob que celui qui méprise les snobs.

    En être ou ne pas en être, telle est la question du snob. Mais a-t-il vraiment le choix ?
    Et si, plus qu'une comédie mondaine, le snobisme était une passion douloureuse, un esclavage ? Le snobisme est un désarroi ou, pire, un divertissement. Et le snob est un clown triste.
    Mais s'il n'est pas risible, c'est qu'il a, parfois, la sagesse de se moquer de lui-même...
    Une réflexion à prolonger en écoutant sur France Culture " Les Nouveaux Chemins de la connaissance " d'Adèle Van Reeth.

  • "Questions de caractère" est une collection dirigée par Adèle Van Reeth et publiée en co-édition avec France Culture. Au rythme de 3 titres par an, cette nouvelle collection explore les passions humaines, les "couleurs" de l'âme qui animent chacun d'entre nous. Adèle Van Reeth, productrice des "Nouveaux chemins de la connaissance", l'émission quotidienne de philosophie de France Culture, donne la parole à un philosophe qui éclaire ces grands mots, ressorts de nos conditions. De façon complémentaire et sur le même thème, chaque volume, à sa sortie en librairie, sera associé à une semaine d'émissions.
    L'imaginaire contemporain associe la jouissance à une expérience qui serait d'abord sexuelle. Or la jouissance, y compris étymologiquement, dépasse largement le domaine de la sexualité. Comment et pourquoi son sens a évolué selon les époques, d'une signification juridique à une notion de plaisir, en passant par la consommation ? De quoi jouit-on ? Qui jouit ? Quelle est la différence entre jouissance et joie ?... sont parmi les questions auxquelles les deux auteurs répondront dans cet ouvrage à la fois passionnant et accessible.

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