Grasset

  • La demeure des puissants

    Max Gallo

    • Grasset
    • 16 Mars 1983

    Deux banquiers froidement abattus : pourquoi ? Un homme s'accuse : Julien Vanco. Quarante-huit ans, marié, père de deux enfants, brillant cadre supérieur, il a été le collaborateur, le confident, l'ami d'enfance de l'une des victimes, Simon Garelli, président de la Société Internationale de Banque et d'Industrie ; il connaît aussi la seconde victime, le financier suisse Thierry de Carouge. Que cachent ce double meurtre et ces aveux ? Julien Vanco poursuit-il une vengeance longtemps mûrie ? Ou bien son geste extrême n'est-il qu'un épisode de cette guerre cachée que se livrent les "puissants", pour contrôler industries, marchés, brevets, crédits et contrats ? Dans cette affaire, les pistes s'entrecroisent. Et peut-être Julien Vanco a-t-il tué parce qu'il aime une femme, Clara Becker, journaliste célèbre pour avoir dénoncé à travers la planète ces scandales dont Vanco fut, plus ou moins consciemment, l'un des acteurs. Crime remords ? Crime dénonciation ? Crime machination ?
    Crime d'amour ? Mystérieux jusqu'au dernier moment, le crime de Julien Vanco ne peut être un crime ordinaire, et il faudra sur sa trace explorer les coulisses de l'histoire la plus contemporaine, de l'Elysée aux bas-fonds, pour que peu à peu s'éclaire le vrai visage de ces puissants qui dans l'ombre gouvernent le monde. Max Gallo mène de front un réquisitoire impitoyable, et le plus captivant des romans de colère, de justice et de passion.

  • France

    Max Gallo

    • Grasset
    • 5 Novembre 1980

    "J'avais huit ans en 1940. Je me souviens de ce temps-là, de notre peur. Je me souviens aussi d'une petite fille qui s'appelait France. C'est d'elle que je voulais parler, de notre pays dont elle porte le nom. Mais un roman naît du hasard. Un jour, consultant les carnets de guerre de Rommel, j'ai lu qu'en mai 1940, alors que le général allemand s'enfonçait avec son armée dans la France vaincue, un officier français, un héros anonyme, avait refusé de se rendre. Qu'il avait accepté, malgré la débâcle, de mourir. Cet officier, je l'ai nommé Charles de Lignères. Et j'ai voulu dire pourquoi il avait choisi, dans la défaite, le sacrifice. J'ai cherché et raconté ce qu'il était, sa famille, ses idées, ses amours, et même - parce que le futur aussi éclaire - qui étaient ses enfants, les choix qu'à leur tour ils avaient faits. Et c'est alors que j'ai à nouveau rencontré France, la petite fille. Car tout se tient, tirez un souvenir, un autre suit. Faites surgir une vie, dix autres s'avancent. Autour de Charles de Lignères, autour de France, tous sont venus : frères, épouses, rivaux, fils, me raconter. Me parler de la France et de cette petite fille encore, au nom de France." M.G.

  • Un crime très ordinaire

    Max Gallo

    • Grasset
    • 13 Janvier 1982

    Dimanche 1er juin 1980. Deux heures du matin. Deux coups de feu éclatent au coin de la rue des Carmes, à Paris. Un homme tombe sur la chaussée ; mort. Son nom, Michel Farges. Romancier, journaliste, il fait partie de ce petit groupe de personnalités où se côtoient éditeurs, gens du spectacle, directeurs de journaux, femmes à la mode, intellectuels célèbres, mais aussi hommes de finance et de pouvoir. Sa mort est un événement. Une jeune femme, Sylvie Mertens, s'interroge. Elle a vécu avec Farges, le temps des vacances. Elle habite une ville du Sud où elle enseigne. Elle a revu Farges quelques jours avant le crime et s'étonne du silence qui peu à peu recouvre l'affaire. Elle s'inquiète de ces inspecteurs ambigus qui semblent autant vouloir l'influencer que la questionner. Elle se sent menacée. Elle cherche à comprendre qui était Michel Farges qu'elle a si peu connu, aimé pourtant. Elle recompose au fil des rencontres la "biographie" de cet homme "arrivé", issu d'un milieu modeste et parti à la conquête de la gloire. Ce livre est à sa manière la chronique de toute une époque comme dans un roman de Balzac qui à l'aide de la réalité imaginait Vautrin, Lucien de Rubempré ou Rastignac. On reconnaîtra dans Michel Farges, Sylvie Mertens et tous les personnages qui animent ce récit nos contemporains illustres ou anonymes - et on se souviendra des crimes restés impunis et inexpliqués.

  • Belle époque

    Max Gallo

    • Grasset
    • 27 Août 1986

    Un frère et une soeur. Julia, fêtée dans les salons parisiens du début de ce siècle ; Mathieu, révolté, pourchassé et, pour finir, accusé d'assassinat. Elle, sur le versant doré de ce qui deviendra la "Belle Epoque", femme de lettres, maîtresse des hommes politiques en vogue et des directeurs des grands journaux ; lui, vivant d'expédients, employé agricole, dynamiteur sur le chantier du canal de Panama, éternel marginal. Et pourtant, rien ne les détournera l'un de l'autre, ni les succès de Julia, ni la mort de Mathieu. Julia et Mathieu, deux destins tragiques, deux êtres exceptionnels qui constituent les deux visages de la "Belle Epoque", ce temps aux origines du nôtre superbement restitué par Max Gallo.

  • Le beau rivage

    Max Gallo

    • Grasset
    • 5 Juin 1985

    "Je ne connaissais pas la force de notre passion. Je mesure aujourd'hui seulement que les autres femmes n'ont été que des passantes. Toi, tu es demeurée en moi." Ainsi parle Henri Monti. Devant lui, une femme, proche de la mort, sa mère. Un fils peut-il accepter ce scandale insupportable : la disparition de celle qui lui a donné la vie ? Henri Monti refuse, s'obstine, raconte pour que sa mère vive encore.

    Alors le passé s'anime. Voici La Mora, une paysanne fière et courageuse qui, à la fin du siècle dernier, travaillait dur dans la plaine orageuse du Pô. Voici Giulio d'Albano, don Juan de province, artiste photographe, bohème et fantasque. Ce sont eux, La Mora et Giulio, qui vont donner naissance à Mafalda, la mère d'Henri Monti. La vie de cette jeune fille, Henri la reconstitue pas à pas, à Venise, à Paris, puis avenue de la Petite-Californie, au bord de la Baie des Anges, dans cette Nice dorée et rêveuse de l'entre-deux-guerres. Il dessine avec amour le portrait d'une femme, de ses illusions comme de ses renoncements, et sent qu'une vie d'homme n'est jamais que le long deuil de la mère. La sienne, déjà, s'éloigne. Ils n'iront plus ensemble jusqu'au Beau Rivage, cet hôtel de luxe de la Promenade des Anglais, mais aussi la plage où, enfant, il se baignait. Ce livre d'émotion et d'amour, en souvenir de Mafalda, sonne comme l'adieu toujours recommencé d'un fils à sa mère.

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