• Jaurès ? Quel est cet homme, assassiné le 31 juillet 1914, alors que le mot même de socialisme auquel il était identifié semble vidé de sa part de rêve ? Pour répondre, Max Gallo, avec érudition et passion, a reconstitué jour après jour l'existence de Jaurès.
    Et l'on découvre un homme extraordinaire que les souvenirs officiels ont enseveli. Voici l'enfant dans la campagne du Tarn, l'étudiant exceptionnel dans le Paris des années 1880, le mari conformiste, le jeune député et le tribun, le visionnaire qui, avec une sensibilité de poète, voit la guerre et l'avenir tels qu'ils seront. Voici l'homme politique qui conciliait raison et passion. L'homme intime qui s'interrogeait sans cesse sur le sens de la vie et la signification de l'univers.
    Voici l'homme calomnié et admiré. Et l'homme de tous les jours, mangeant comme un paysan, crachant dans son mouchoir et, distrait comme un artiste pris par son rêve, négligeant son apparence, s'épongeant le front avec une chaussette ! En utilisant tous les témoignages, Max Gallo rend présents un homme et son temps. Car Jaurès, c'est aussi ce monde autour de lui : Paris en état de siège le 1er Mai, les mineurs de Courrières ensevelis par centaines à la suite d'un coup de grisou, les vignerons en révolte, les régiments qui se rebellent, les anarchistes qui tuent à l'aveuglette et que l'on guillotine, l'affaire Dreyfus qui divise toute la nation.
    Et puis la tour Eiffel, la bicyclette, la Belle Epoque, l'automobile et l'avion. S'il fut un temps qui ressemble au nôtre, c'est bien celui de Jaurès, cette époque de bouleversements profonds, où la guerre point dans les Balkans, où chacun avec angoisse se demande ce que sera le siècle qui vient, ce XXe siècle, comme nous, nous attendons le XXIe. Que faire, que penser ? Jaurès, parce qu'il a été assassiné, n'a pu faire entendre sa voix.
    Et ses mots, son élan, après des décennies de glaciation, retrouvent vie aujourd'hui. A l'orée d'un nouveau siècle, Jaurès reste jeune. Celui qui écrivait : " Le premier des droits de l'homme, c'est la liberté individuelle " ou encore : " Il n'y a pas de vérité sacrée, c'est-à-dire interdite à la pleine investigation de l'homme. Ce qu'il y a de plus grand dans le monde, c'est la liberté souveraine de l'esprit ", celui-là est non pas un grand ancêtre, mais bien le Grand Jaurès, notre contemporain.

  • 1917, une passion russe

    Max Gallo

    • Xo
    • 23 Février 2017

    La Révolution russe comme on ne vous l'a jamais racontée À la fin de décembre 1916, Raspoutine avait lancé cet avertissement au tsar Nicolas II : " Pas un des membres de votre famille ne restera vivant plus de deux ans. Le peuple russe les tuera ! " Avec 1917, une passion russe, Max Gallo nous fait vivre cette révolution fulgurante qui s'appuie sur la désespérance d'un peuple affamé et violenté par un pouvoir tsariste autocratique. Pendant ces jours de fièvre, nous rappelle Max Gallo dans un récit époustouflant, on chante La Marseillaise. Peu à peu, pourtant, c'est le portrait d'un Lénine froid et calculateur qui se dessine derrière les promesses faites au peuple : l'inspirateur implacable d'une " dictature du prolétariat " que Staline tournera à son seul profit, installant l'un des régimes totalitaires les plus sanguinaires que l'humanité ait connus. " Un siècle après la révolution bolchevique d'octobre 1917, ses conséquences pèsent toujours sur le destin de la Russie et celui du monde. Pour comprendre le temps présent, il faut que revivent ces destins brûlés à vif dans les flammes des espérances et des illusions. " Max Gallo

  • Napoléon a trente ans ce en mois de novembre 1799. Il est Premier consul. Dans cinq ans, il sera Empereur des Français. « Joseph, si notre père nous voyait », murmurera-t-il à son frère aîné lors du sacre. Un an encore et il s'écriera, dans le soleil d'Austerlitz : « Soldats, je suis content de vous ! » Voici la course légendaire. A la suivre jour après jour, on mesure la tension, la lucidité, la volonté, l'énergie, le génie, qu'il a fallu à Napoléon pour franchir les obstacles. Les complots grouillent. Cadoudal le royaliste veut le tuer. L'Angleterre, l'Autriche, la Russie veulent l'abattre. Il faut l'emporter, sinon tout s'effondre. C'est à chaque fois quitte ou double. Au désastre de Trafalgar répond la victoire d'Austerlitz. Et demain ?
    Max Gallo suit Napoléon pas à pas. De cet homme dévoré par l'action, il ne dissimule rien. Multiple, fascinant, brutal et séducteur, conquérant, Napoléon apparaît proche, lucide, humain. « Il remue les âmes », disait de lui de Gaulle. Et le livre de Max Gallo rend à l'épopée ce tremblement de la vie. Napoléon cesse d'être une statue. ll redevient cet homme jeune qui s'élance à cheval, pour vaincre ou périr.

  • Victor Hugo ; édition intégrale

    Max Gallo

    • Xo
    • 21 Septembre 2017

    Victor Hugo est un grand, un immense écrivain. Tout le monde le reconnaît. Mais que sait-on de l'homme, de l'époux, de l'amant ? Et d'abord de l'enfant, écartelé entre son père soldat et sa mère vendéenne, tous deux se déchirant sur la garde de leurs trois fils.
    À douze ans, Victor écrit ses premiers poèmes, à quatorze il veut " être Chateaubriand ou rien ", à dix-huit ans l'Académie française le célèbre, déjà, et déjà ses colères politiques présagent de son avenir !
    Car il sera de tous les combats, dénonçant la misère du peuple, luttant contre la peine de mort, contre les injustices, visitant les prisons, les bagnes...
    Lors du coup d'état du 2 décembre 1851, il monte sur les barricades. Menacé de mort, il devra fuir, d'abord en Belgique, puis à Jersey et à Guernesey où la vie se réorganise en famille avec, à ses côtés, sa fidèle maîtresse, Juliette, qui recopie inlassablement ses manuscrits.
    Un portrait fascinant qui éclaire de l'intérieur ce siècle passionnant que fut le XIXe siècle, naissant de la Révolution pour mettre au monde la République.
    Avec Napoléon, De Gaulle et Révolution française, Victor Hugo est l'une des oeuvres majeures de Max Gallo.
    Année après année, ce Victor Hugo déroule la vie intime du poète, si étroitement mêlée à la vie de la France, avec de larges extraits d'une oeuvre qui deviendra géante, et que nous découvrons pas à pas, au rythme impressionnant d'un génie en marche.

    " À travers le récit de la vie de Hugo, le grand roman de la liberté "
    François Busnel, L'Express


  • 1914 et 1918 : deux années cruciales pendant lesquelles s'est joué le destin du monde

    En 14 comme en 18, les allemands sont à moins de soixante kilomètres de Paris. Chaque fois, le patriotisme et la solidarité des soldats français et alliés ont permis de résister aux offensives
    1914 : tous ces hommes qui partent, innocents, inconscients, n'imaginent pas que des centaines de milliers d'entre eux vont mourir ou être blessés avant que l'année se termine, et que cette guerre, qui devait être brève et locale, deviendra la Première Guerre mondiale.
    1918 : Paris est en liesse. Après l'armistice du 11 novembre 1918, cinq terribles années de guerre se clôturent enfin. Cinq années qui ont vu l'apparition des armes chimiques, la généralisation des bombardements, l'enlisement des armées. Et qui ont fait dix millions de morts.
    1914-1918, une guerre totale. Avec son immense talent d'historien, Max Gallo la raconte dans deux ouvrages aujourd'hui réunis : 1914, le destin du monde, et 1918, la terrible victoire.

    Une oeuvre exceptionnelle pour comprendre... et se souvenir.

  • « Les chrétiens aux lions! »Ce cri, lancé par la plèbe, Julius Priscus, citoyen et chevalier romain, l'a entendu toute sa vie.Il était à Lugdunum - Lyon - quand la jeune chrétienne Blandine fut livrée aux bêtes. Il a vu les chrétiens rechercher le martyre, pour « jouir de Dieu » , devenir le « pur froment de Christos » . Il croit aux dieux de Rome. Il est l'ami de Marc Aurèle, l'empereur philosophe, le sage qui affirme: « Ce sont des enfants qui ont encore la morve au nez, ceux qui croient qu'on peut changer le monde. »Puis Julius Priscus rencontre Doma, une jeune chrétienne, et Eclectos, le maître d'une communauté de chrétiens. Le doute l'envahit. Et si cette nouvelle religion était une espérance? Il va parcourir l'Empire, des bords du Danube à la Palestine. À Rome, il vit au palais impérial mais il fréquente les tavernes et les lupanars. Il assiste aux scènes de débauche et de meurtres auxquelles participe Commode, fils de Marc Aurèle, devenu empereur à son tour.Comment vivre, et pourquoi vivre si la sagesse d'un Marc Aurèle est balayée par la folie d'un Commode, nouveau Néron? Nous nous interrogeons comme Julius Priscus. Nous sommes, grâce au talent de romancier et au savoir d'historien de Max Gallo, dans le coeur profond de Rome, dans l'intimité des Romains.C'était il y a deux mille ans. Cela est devenu, dans ce roman fascinant, aujourd'hui"

  • Henri IV, un roi français

    Max Gallo

    • Xo
    • 15 Septembre 2016

    Il est le roi de France et de Navarre qui a voulu dépasser les clivages et faire vivre ensemble catholiques et protestants. Et il en est mort. Le vendredi 14 mai 1610, Jean-François Ravaillac, catholique exalté originaire d'Angoulême, poignarde le souverain dans son carrosse, rue de la Ferronnerie. Il voulait en finir avec " cet hérétique paillard, parjure et renégat " dont la conversion n'était que façade. Dans un texte haletant, Max Gallo dresse le portrait d'Henri IV, ce Béarnais vigoureux, grand amateur de chasse, imbattable au jeu de paume, fou de femmes, et qui n'aura de cesse de consolider l'État, d'administrer une saine justice et d'éviter que la France sombre dans la guerre civile. Pour les ligues catholiques, Henri IV sera, jusqu'au bout, un " voleur d'âmes ". Mais l'Histoire retiendra de ce grand roi qu'il était celui de tous les Français, apôtre infatigable de la tolérance et de la concorde.

  • Le roman des rois

    Max Gallo

    • Fayard
    • 30 Septembre 2009

    Qui sont-ils Philippe Auguste le Conquérant, Saint Louis le Croisé, Philippe le Bel l´Énigmatique ? Fondateurs du royaume de France, ces Grands Capétiens ont composé les premières pages illustres de notre Histoire en peuplant notre mémoire de légendes, de gloire et de crimes. Les croisades contre les Infidèles, mais aussi contre les Albigeois et les Cathares ? L´Inquisition, les persécutions, les gibets et les bûchers ? La lutte contre le pape ? Les batailles où se forge le sentiment national ? Ce sont eux ! À leur côté, Max Gallo fait revivre la lignée des Villeneuve de Thorenc qui les suivent pas à pas : ils sont sur le champ de la bataille de Bouvines aux côtés de Philippe Auguste, avec Saint Louis agonisant à Tunis, et proches de Philippe le Bel quand commence le procès des Templiers. Ils nous ont légué, parmi les monuments innombrables qui constituent notre patrimoine,l´abbaye du Mont-Saint-Michel, la cathédrale de Chartres, la Sainte-Chapelle, le Louvre... Et Paris, la plus grande ville de ce XIIIe siècle, le grand siècle du Moyen Age. Max Gallo raconte tout : la gloire et les turpitudes. La foi et le fanatisme. La compassion, la haine et l´injustice. Le Roman des Rois est l´histoire vivante de ces Grands Capétiens qui ont modelé leur siècle et fondé la France.

  • Peut-on aujourd'hui, sans chauvinisme et sans être tourné vers le passé, parler de l'amour de la France ? Peut-on évoquer la passion qu'a suscitée, tout au long de son histoire, cette nation, porteuse des grands idéaux universalistes ? Et montrer qu'à l'heure de l'Europe et de la mondialisation cet amour a encore un sens ? Max Gallo le croit et veut faire partager à un jeune Français, son propre fils, l'amour de son pays. Il raconte. Il dialogue. Il prouve que c'est en s'aimant elle-même que la France peut le mieux s'ouvrir au monde.

  • Le jardin des oliviers

    Max Gallo

    • Fayard
    • 3 Mars 1999

    Peut-on s'aimer aujourd'hui dans l'innocence ? Jérôme et Nathalie, deux jeunes gens qui se connaissent depuis l'enfance, voudraient le croire. Et tout semble favoriser leur amour. Leurs familles sont proches. Ils vivent dans le paysage ensoleillé des bords de la Méditerranée, à Nice, en Corse. Ils poursuivent les mêmes études. Tout devrait aller bien. Et cependant la tragédie avance pas à pas, comme un inexorable engrenage. Qui les manipule ? Qui les trahit ? Qui les fait entrer dans le "Jardin des Oliviers" où leur destin se joue ? Est-ce Nce, ville séductrice et cruelle, avec ses violences, ses injustices, ses trafics ? Nathalie succombe à la tentation de l'argent vite gagné. Jérôme est confronté au passé d'un homme qu'il a cru être un héros et qui se révèle ambigu, peut-être délateur, non pas résistant, mais Judas. Comment continuer de s'aimer quand autour de soi tout se dérobe ? Les familles se déchirent. Les épouses sont infidèles. Le père est au chômage. L'histoire que l'on a imaginée glorieuse est un labyrinthe de jalousies, d'intrigues, de trahisons. Qui croire ? Quel sens donner à l'amour, à sa vie ? Jérôme et Nathalie tâtonnent, se perdent, deviennent les figures symboliques de jeunes qui voudraient s'aimer simplement, qui découvrent que c'est impossible et qu'ils vont être victimes de leur sincérité. Le Jardin des Oliviers est le dixième et dernier volume de La Machinerie humaine, une saisissante fresque où se mêlent les jeux des puissants et la fragilité des êtres.

  • Le pacte des assassins

    Max Gallo

    • Fayard
    • 20 Février 2008

    Elle s´appelle Julia Garelli. Un jour de l´hiver 1917, le destin de cette jeune comtesse bascule. Elle aime un révolutionnaire allemand proche de Lénine et, comme lui, rêve d´une Révolution mondiale. Mais, très vite, elle découvre, sous l´utopie et l´espoir, la terreur et la barbarie. Femme libre, espionne, aventurière, Julia devient le témoin lucide de tous les grands événements. Elle rencontre Staline et Hitler. Elle voit s´élaborer le pacte des assassins entre communistes et nazis. Elle en sera l´une des victimes, déportée en Sibérie, puis livrée à la Gestapo par Staline. Elle survit et témoigne. « Prenez la vérité pour horizon, dit-elle, que rien ne vous arrête ! Ne nous trahissez pas, nous qui sommes morts. » Max Gallo raconte cette vie de passion. Son roman, captivant et poignant, arrache les masques et les mensonges à l´Histoire. Et des décombres d´un siècle tragique surgit Julia Garelli, l´héroïque, l´aimante.

  •      La statue et la gloire de Voltaire cachent l'homme de chair. C'est celui-là que Max Gallo ranime. Et de sa naissance à sa mort à 84 ans, à une décennie de la Révolution, on voit surgir un homme décidé à forger son destin jour après jour, mot après mot. Milliers de vers, dizaines de tragédies, des essais, des contes, des pamphlets, des études historiques, et près de quarante mille lettres. Cette oeuvre, cette vie reflètent tout le XVIIIe siècle, celui des Lumières, du parti philosophique, de la lutte pour la tolérance, l'abolition de la torture.      Voltaire veut être le visage majeur de ce temps décisif. « Moi, j'écris pour agir », dit-il. « Il faut dans cette vie combattre jusqu'au dernier moment ».      Mais tout cela, immense, n'est rien encore. Max Gallo dévoile les autres faces de Voltaire : ambition, habileté, prudence, goût de la richesse. Voici un philosophe manieur d'argent. Impitoyable et méprisant. Grincheux et souffreteux, mais épris à la passion de la « sublime Émilie » du Chatelet.      Homme contradictoire. Courtisan et courageux. Roué de coups parce que roturier et jeté à deux reprises à la Bastille, mais ne cédant pas. Plaçant la liberté au-dessus de tout. Désireux « d'écraser l'infâme » Église, mais écrivant que « si Dieu n'existait pas, il faudrait l'inventer ». Voyant « les hommes tels qu'ils sont, des insectes se dévorant les uns les autres, sur un petit atome de boue », mais ajoutant « "Où est l'amitié est la patrie » ?     Voltaire plus inoubliable tel qu'ici il ravit, homme parmi les hommes.     Voltaire, éblouissant de vie, notre contemporain nécessaire.

  • "J'ai toujours été seul contre tous, cela ne fera qu'une fois de plus." Charles de Gaulle

  • Il a soixante-douze ans. Il est président de la République. Il règne sans rival en ce début d'année 1963. Il lui reste sept années à vivre. Face à la mort, face à la tâche inachevée, cet homme, dont le destin est la solitude, finit de bâtir sa légende.

  • Les fanatiques

    Max Gallo

    • Fayard
    • 31 Mai 2006

    Claire est devenue Aïsha. Elle a choisi, en se mariant, de se convertir à l'islam. Son père, Julien Nori, professeur en Sorbonne, vit cette décision comme un échec personnel. Homme des Lumières, il craint le retour des inquisitions, des fanatismes. Il redoute le choc des civilisations. Le choix de sa fille le bouleverse, remet en cause ses convictions, tout ce qu'il a cru transmettre. Il veut comprendre, renouer le dialogue avec Claire. Mais il ne rencontre qu'Aïsha. Un jour d'octobre, il est assassiné à Paris, à quelques pas de sa Sorbonne. Vengeance d'un fanatique ou fait divers sordide, maquillé en crime islamique ? Max Gallo mène l'enquête. Il n'esquive aucune question. Son roman, émouvant et lucide, dévoile, derrière les apparences, les tentations du fanatisme. Et les raisons de vivre et de mourir de Claire et de Nori. À chacun sa vérité.

  • La part de dieu

    Max Gallo

    • Fayard
    • 3 Janvier 1996

    Elle s'appelle Amina. Elle veut vivre libre. Elle habite la cité du Volcan et a été une brillante élève du lycée Godefroi de Bouillon, celui de la ville voisine. Il porte le nom du chef des premiers Croisés, car c'est dans cette ville, Clermont-Ferrand, qu'a été lancée, il y a neuf siècles, par le pape Urbain II, l'appel à la Croisade. Amina est musulmane. Son frère Hocine est intégriste. Qu'est-ce que pour lui le désir de liberté d'une femme? Comment Amina pourrait-elle d'ailleurs espérer, rêver, vivre, alors qu'autour d'elle la violence se déchaîne. Un jour, il y a des morts, des crimes. Le commissaire Beaufort commence son enquête. Il découvre une réalité contradictoire, où se mêlent le passé et le présent, en ce lieu qui vit les Croisés se rassembler et où l'avenir hésite entre le fanatisme et la liberté. Beaufort et Amina, ces deux visages apparemment opposés de la France d'aujourd'hui, vont comprendre ensemble que l'amour est la seule part de Dieu. " J'ai terminé ce roman avant les récents attentats imputés à l'intégrisme musulman. Avant qu'on ne sache que des jeunes de banlieue y étaient mêlés. Ai-je le droit, dans cette situation d'utiliser l'imaginaire romanesque pour tenter de dévoiler les raisons de l'incendie, les cheminements de la violence et du fanatisme dans certains consciences? Je crois que seul le roman permet de montrer les arrière-fonds de nos mémoires d'où surgissent souvent des monstres. La Part de Dieu doit donc tout et rien à l'actualité. C'est un des rouages de La Machinerie humaine, cette suite romanesque qui entend suivre et embrasser les destins des femmes et des hommes d'aujourd'hui. Ecrire, c'est toujours prendre des risques. Je les assume. " M.G. " Cette oeuvre d'ampleur quasi balzacienne a mieux encore cerné ses ambitions de " Comédie humaine ". " Le Point. La Machinerie humaine, suite romanesque (en cours) - La Fontaine des Innocents, Fayard 1992 - L'Amour au temps des solitudes, Fayard 1993 - Les Rois sans visage, Fayard 1994 - Le Condottiere, Fayard 1994 - Le Fils de Klara H., Fayard 1995 - L'Ambitieuse, Fayard 1995

  • Serenus, un chevalier romain, raconte ce qu'il a vécu. Nous voici au coeur de Rome.Ayant vu naître Néron, il est témoin des derniers jours de l'empereur. Les palais impériaux sont désertés, la mort rôde. Serenus se rallie à Vespasien et à Titus, les successeurs de Néron. Mais c'est la guerre en Judée. Les Juifs préfèrent le combat à la servitude.Serenus débarque avec Titus à Alexandrie. Il entre en Palestine. Et sa voix se fait haletante. Les tambours retentissent. Les légions romaines font preuve d'une cruauté impitoyable. Les villes sont incendiées, les corps crucifiés. Le Temple de Jérusalem est détruit et toute l'histooire des hommes s'en trouve ébranlée. Les derniers résistants se suicident à Massada. Mais le peuple juif est un temple et une forteresse indestructibles.Serenus dialogue avec l'empereur. Il est l'ami de Flavius Josèphe, ce juif romain, traître et fidèle à son peuple. Il admire la beauté de Bérénice, la reine juive dont Titus est épris. Et la légende devient réalité.L'histoire est vivante. Nous sommes à Rome et en Judée. Nous partageons les émotions; les questions de Serenus. Et si un Dieu unique - celui des Juifs et des disciples de Christos - punissait Rome l'impériale? Si l'éruption du Vésuve, anéantissant Pompéi, était le signal d'un châtiment? Dans sa villa de Capoue, Serenus parcourt toute sa vie et s'interroge. Max Gallo lui prête sa plume.L'histoire de Rome devient ainsi le plus vrai des romans

  • La demeure des puissants

    Max Gallo

    • Grasset
    • 16 Mars 1983

    Deux banquiers froidement abattus : pourquoi ? Un homme s'accuse : Julien Vanco. Quarante-huit ans, marié, père de deux enfants, brillant cadre supérieur, il a été le collaborateur, le confident, l'ami d'enfance de l'une des victimes, Simon Garelli, président de la Société Internationale de Banque et d'Industrie ; il connaît aussi la seconde victime, le financier suisse Thierry de Carouge. Que cachent ce double meurtre et ces aveux ? Julien Vanco poursuit-il une vengeance longtemps mûrie ? Ou bien son geste extrême n'est-il qu'un épisode de cette guerre cachée que se livrent les "puissants", pour contrôler industries, marchés, brevets, crédits et contrats ? Dans cette affaire, les pistes s'entrecroisent. Et peut-être Julien Vanco a-t-il tué parce qu'il aime une femme, Clara Becker, journaliste célèbre pour avoir dénoncé à travers la planète ces scandales dont Vanco fut, plus ou moins consciemment, l'un des acteurs. Crime remords ? Crime dénonciation ? Crime machination ?
    Crime d'amour ? Mystérieux jusqu'au dernier moment, le crime de Julien Vanco ne peut être un crime ordinaire, et il faudra sur sa trace explorer les coulisses de l'histoire la plus contemporaine, de l'Elysée aux bas-fonds, pour que peu à peu s'éclaire le vrai visage de ces puissants qui dans l'ombre gouvernent le monde. Max Gallo mène de front un réquisitoire impitoyable, et le plus captivant des romans de colère, de justice et de passion.

  • Il est arrivé le 15 mai 1779 à l'Ecole royale militaire de Brienne. Il n'a pas encore dix ans et parle à peine le français... Il va rester cinq ans dans cette école, sans la quitter un seul jour, sans revoir sa famille. Vingt ans plus tard, cet enfant sera le général Napoléon, maître de cette France ou il n'a d'abord été qu'un étranger. Quel caractère, quelle volonté, quel courage, quelle énergie, quelle imagination, quelle démesure, quelle puissance de rêve, quel sens des situations, quel génie il a fallu à l'enfant arrachéà son milieu pour devenir le héros d'une nation ! Et ce n'est que le début d'un destin, mais dans ce Chant du départ, qui fait surgir de la Révolution un général de trente ans qui a cent fois déjà exposé sa vie, à Arcole ou dans le désert d'Egypte, se trouve en germe toute l'aventure impériale.
    Max Gallo, en historien et romancier, est à chaque instant dans l'intimité de Napoléon. Aucun livre sur un héros qui ne cesse de fasciner n'a restituéà ce point le mouvement d'une existence. "Quel roman que ma vie !" s'exclamait Napoléon. Quelle vitalité dans ce livre ! Ici, devant nous, commence à vivre celui qui reste pour le monde entier "le plus illustre des Français".

  • De Gaulle est seul. Il a quarante-neuf ans. Le 18 juin 1940, il lance un appel à la résistance. Mais qui l'entend ? La France est vaincue, occupée. Elle écoute le vieux chef : Pétain. Pour de Gaulle, exiléà Londres, inconnu, condamnéà mort par Vichy, c'est « la solitude du combattant ».
    Comment, en quatre années, ce général proscrit réussit-il à devenir le symbole de la Résistance et le plus illustre des Français ?
    C'est cette aventure fabuleuse que Max Gallo raconte ici, en suivant pas à pas de Gaulle. Et l'on découvre une histoire inconnue : celle d'un homme qui doute, qui dit : « Il faut avoir le coeur bien accroché et la France devant les yeux pour ne pas envoyer tout promener. » Celle d'un homme secoué par des « sanglots d'orgueil » quand il suit les combats de Bir Hakeim. Et surtout celle d'un homme intraitable, qui chaque jour doit s'opposer à Churchill et à Roosevelt qui veulent l'humilier, l'écarter, le soumettre. Il n'a, au début, pour leur résister, que les armes de la volonté et de la foi en lui-même. Puis se lèvent les héros qui le rejoignent : résistants obscurs ou illustres, tels le général Leclerc ou Jean Moulin. Et, le 26 août 1944, Paris accueille le « libérateur du territoire » : De Gaulle.
    Que faire maintenant ? Gouverner ? Mais les partis politiques ont commencé leurs petites manoeuvres. De Gaulle démissionne le 20 janvier 1946 : « On ne peut être à la fois l'homme des grandes tempêtes et des basses combinaisons. » Il emporte avec lui le rêve.

  • France

    Max Gallo

    • Grasset
    • 5 Novembre 1980

    "J'avais huit ans en 1940. Je me souviens de ce temps-là, de notre peur. Je me souviens aussi d'une petite fille qui s'appelait France. C'est d'elle que je voulais parler, de notre pays dont elle porte le nom. Mais un roman naît du hasard. Un jour, consultant les carnets de guerre de Rommel, j'ai lu qu'en mai 1940, alors que le général allemand s'enfonçait avec son armée dans la France vaincue, un officier français, un héros anonyme, avait refusé de se rendre. Qu'il avait accepté, malgré la débâcle, de mourir. Cet officier, je l'ai nommé Charles de Lignères. Et j'ai voulu dire pourquoi il avait choisi, dans la défaite, le sacrifice. J'ai cherché et raconté ce qu'il était, sa famille, ses idées, ses amours, et même - parce que le futur aussi éclaire - qui étaient ses enfants, les choix qu'à leur tour ils avaient faits. Et c'est alors que j'ai à nouveau rencontré France, la petite fille. Car tout se tient, tirez un souvenir, un autre suit. Faites surgir une vie, dix autres s'avancent. Autour de Charles de Lignères, autour de France, tous sont venus : frères, épouses, rivaux, fils, me raconter. Me parler de la France et de cette petite fille encore, au nom de France." M.G.

  • Un crime très ordinaire

    Max Gallo

    • Grasset
    • 13 Janvier 1982

    Dimanche 1er juin 1980. Deux heures du matin. Deux coups de feu éclatent au coin de la rue des Carmes, à Paris. Un homme tombe sur la chaussée ; mort. Son nom, Michel Farges. Romancier, journaliste, il fait partie de ce petit groupe de personnalités où se côtoient éditeurs, gens du spectacle, directeurs de journaux, femmes à la mode, intellectuels célèbres, mais aussi hommes de finance et de pouvoir. Sa mort est un événement. Une jeune femme, Sylvie Mertens, s'interroge. Elle a vécu avec Farges, le temps des vacances. Elle habite une ville du Sud où elle enseigne. Elle a revu Farges quelques jours avant le crime et s'étonne du silence qui peu à peu recouvre l'affaire. Elle s'inquiète de ces inspecteurs ambigus qui semblent autant vouloir l'influencer que la questionner. Elle se sent menacée. Elle cherche à comprendre qui était Michel Farges qu'elle a si peu connu, aimé pourtant. Elle recompose au fil des rencontres la "biographie" de cet homme "arrivé", issu d'un milieu modeste et parti à la conquête de la gloire. Ce livre est à sa manière la chronique de toute une époque comme dans un roman de Balzac qui à l'aide de la réalité imaginait Vautrin, Lucien de Rubempré ou Rastignac. On reconnaîtra dans Michel Farges, Sylvie Mertens et tous les personnages qui animent ce récit nos contemporains illustres ou anonymes - et on se souviendra des crimes restés impunis et inexpliqués.

  • Sorti de l'ombre de la défaite, il est devenu le sybole de la Résistance et de la Libération. Il a si fort incarné« une certaine idée de la France » que, trente ans après sa mort, son souvenir plane toujours comme une nostalgie, un regret, un espoir.
    De l'adolescent, qui en 1905 veut être officier et rêve e sauver son pays, au général de brigade qui, à Londres, le 18 juin 1940, « seul et démuni de tout, comme un homme au bord d'un océan qu'il prétendrait franchir à la nage », s'assied face au micro et lance son appel, il y a le sillon d'une volonté droite qui ne transige jamais. Il y a la certitude de orter en soi un destn. Il y a le courage d'affronter la mort - comme à Verdun en 1916 -, d'accepter la solitude - comme dans les années trente, face à des chefs conformistes -, de vivre la souffrance - celle d'un père qui berce sa petite fille handicapée. De 1890 à 1940, il y a le surgissement d'un homme qui va incarner, pour la France, le XXe siècle.
    Au delà de l'histoire, au delà du roman, découvrir la vérité de cet homme, c'est s'interroger sur le sens de l'histoire de notre nation. De Gaulle disait : « La France ne peut être la France sans la grandeur. » Illusion magnifique ? Vérité profonde ? Sa vie répond. Mais la question demeure. Voilà pourquoi le destin de De Gaulle concerne, encore aujourd'hui, chacun d'entre nous.

empty