Littérature générale

  • J'ai décidé d'être jeune pour l'éternité, je ne veux pas mourir sépia. Et puis, voilà, on se retrouve à trente-neuf balais, avec un regard d'adolescent qui aurait déjà vu passer la vie, un paquet de disques sous le bras... Je ne voudrais pas croire aux rêves et puis, voilà j'y crois comme à ma propre existence. Le Déchiros, déchiré, déchiqueté, épavé, meurtri, ce nain paumé se prenait pour John Lennon, mais il fait un sale temps pour les rêveurs en cette fin 1988.

  • Truculentes, culottées, allusives, moqueuses, ironiques, délirantes, titilleuses, fofolles ou gaillardes, elles sont partout, ces temps-ci, les drôlesses. Sur toutes les scènes, grandes ou petites, et sur tous les écrans. Drôlesse ? Une réjouie, qui est gaye, de bonne humeur, comme dit ce bon Philibert-Joseph Le Roux dans son Dictionnaire comique, satyrique, critique, burlesque, libre et proverbial (édition de 1750). On persiste à les appeler humoristes en dentelles, en jupons, en jupes-culottes. Elles amusent, agacent, asticotent, surprennent, innovent à qui mieux mieux avec les ingrédients de leur époque. De Muriel Robin à Anne Roumanoff, de Valérie Lemercier à Charlotte de Turckheim, de Sylvie Joly à Virginie Lemoine, c'est peu dire qu'elles sont nombreuses, celles qui ont décidé un jour de faire rire avec elles, et non plus d'elles, comme c'était si souvent le lot des drôlesses d'autrefois, également évoquées ici. De Pauline Carton à Arletty et ces dames du caf'conc', de Thérésa à Yvette Guilbert, sans se priver de jeter un petit coup d'oeil en douce aux dessous de la Goulue, parce qu'il faut ce qu'il faut, comme on dit, et qu'après tout : c'est quand même un mec qui a pondu ce babillard (livre)...

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