• Les croyances, les catégories de jugement et les manières de penser le monde et l'humain qui ont fondé et inspiré les sociétés thermo-industrielles se sont effondrées. Nous sommes pris sous les décombres de cet effondrement. Comme en attestent nos malheurs actuels, - pandémie, crise climatique, crises sociale et psychique -, symptôme de notre impréparation culturelle, sociale et civilisationnelle.
    Notre sol s'est dérobé, nos fondations s'effondrent, comment alors penser l'avenir ?

  • Dans le clair-obscur des crises politiques naissent les monstres. Les meurtres de masse de DAESH nous aveuglent sur leur signification politique.  Ils naissent du vide culturel d'un monde politique sans esprit, d'un monde où les techniques sont devenues folles, d'un monde qui se nourrit des surenchères de la haine et du désespoir. Ils sont les rejetons d'un monde en décomposition culturelle.
    Le terrorisme rationnel des machines et des algorithmes, la marchandisation de la culture, du soin et de l'éducation, tendent à priver les citoyens et les peuples de leurs passés comme de leurs avenirs. Grandes sont alors les tentations de renouer avec les racismes et les populismes nationaux, tribaux ou religieux. Faute d'avoir l'audace de se reconnaître comme Peuples, les populations se laissent, parfois, séduire par les tribuns du désespoir et de la haine. Ce sont les « soupirs » des créatures opprimées d'un monde nihiliste.
    Le politique est en panne, il est en panne d'imagination autant que de courage. Il a pris le teint gris et résigné des marchés auxquels il s'est asservi. Dans ce monde de papier où règnent les chiffres et les abstractions, rien ne vit, rien de désire, sauf les passions tristes de la haine et de l'oppression. Les fascismes émergent de ces idéologies meurtrières et exténuées. Ils la barbouillent aux sombres couleurs d'un autre âge, la rythme aux chants des morts qui recouvrent les sirènes, toujours incertaines et imprévisibles, de l'amour et de la création.
     Pourtant, jamais autant qu'aujourd'hui, face à la prolétarisation généralisée de l'existence les peuples ne se sont montrés affamés de nouvelles forces symboliques, de nouvelles fictions, pour vivre, désirer et rêver ensemble. Un message d'espoir parcourt l'ouvrage, au coeur de cette hégémonie culturelle désastreuse, et des crimes de masse qu'elle favorise, l'attente d'un nouveau pacte d'humanité s'exprime. Il exige d'abord et avant tout, de réconcilier la politique et la culture, de sortir du « siècle de la peur », de renouer avec l'expérience sensible, d'empêcher ensemble que le monde se défasse, de « donner une forme à son destin ».
    C'est à la politique, guidée par le souffle de l'art, de se saisir de ce désir d'émancipation, sans trop tarder, pour éviter la tragédie qui s'annonce.

  • Au moment de sa déclaration de candidat à l'investiture à l'élection présidentielle, François Hollande s'est présenté sous la bannière de la "normalité" pour renouveler la démocratie en France. Mais une démocratie ou une société doit-elle être normale ? L'ouvrage analyse les relations ambiguës et paradoxales que la démocratie entretient avec la norme et les processus de normalisation sociale et culturelle pour comprendre l'incroyable état de résignation du politique aujourd'hui. Résignation dont l'illustration la plus éloquente est la confiscation de la pensée critique au moyen des procédures de l'évaluation et l'emprise de la "religion du marché" au coeur de nos sociétés ? et qui, en prédisposant à la dépression, fait le lit d'une société totalitaire. Par l'un de nos psychanalystes les plus importants, initiateur du fameux Appel des Appels et auteur de nombreux livres, un essai qui nous exhorte à prendre conscience du nouveau malaise de notre civilisation pour mieux le dépasser.

  • Un livre remarquable et essentiel pour comprendre pourquoi depuis plus d'un siècle, le monde occidental, fondé sur les valeurs du libéralisme, va de crise en crise !

  • Cet ouvrage démontre magistralement combien notre société est vampirisée par les chiffres, la norme et l'obsession de la performance. Relations sociales, économie, santé mentale, jamais nous nous sommes autant affranchis de l'humain - cette aptitude à accepter et sublimer sa vulnérabilité -, du psychisme, du respect de soi et des autres. Un essai remarquable qui déconstruit notre monde et pose la question de l'urgence de retrouver le sens du récit, c'est-à-dire notre capacité à penser et imaginer, hors de la soumission à l'ordre dominant de la technique et de la marchandise. Par l'auteur de De quoi la psychanalyse est-elle le nom ? (Denoël) et initiateur de L'Appel des appels (Mille et une nuits).

  • La promesse de bonheur faite aux peuples et aux individus ne constitue-t-elle pas à l'instar des religions et des idéologies un opium qui les prive de leur liberté ? En les berçant avec la vieille chanson de l'abondance et du bien être, le pouvoir démocratique aujourd'hui contraint les sujets politiques à abandonner leurs libertés publiques et privées au profit de l'automatisme    des procédures et des techniques. Les nouvelles technologies ont largement   contribué à installer ce système technicien qui récuse la démocratie, et favorise la marchandisation du vivant. Ces transformations sociales et culturelles ont considérablement accru les effets de violence de la quantification et de la marchandisation qui accompagnent la financiarisation du monde. Le déclin de la responsabilité, professionnelle autant que citoyenne, sont les conséquences de ce processus culturel qui, en nourrissant les illusions de la sécurité et en conjurant le risque, récolte les fruits de la dépendance et de l'aliénation. Il est grand temps de retrouver la liberté de désirer.

  • Nous vivons un moment politique complètement inédit dont l'élection de Macron est à la fois le symbole et l'accélérateur.
    Une verticalité renforcée du pouvoir qui défie tous les corps intermédiaires ou les institutions et une horizontalité accrue de la société par les forces conjuguées du libéralisme économique, fondées exclusivement sur l'efficacité et la rentabilité, et du numérique. Cette disjonction est-elle tenable ?... Voici une remarquable analyse du temps présent de Roland Gori qui en démontre toutes les contradictions et les périls.

  • L'ouvrage est la réédition revue et augmentée d'un livre paru en 1996 chez Dunod. Il montre que la validité de la pratique et de la théorie psychanalytiques provient de la spécificité de la situation psychanalytique conçue comme une séance particulière d'interlocution. Dans sa présentation actuelle, l'ouvrage permet de mieux comprendre les malentendus qui génèrent et alimentent la guerre des psys. Pour l'auteur, seule une épistémologie de la psychanalyse reconnaissant ce que sa méthode doit à la parole et à son pouvoir peut préserver la psychanalyse des dérives idéologiques et des tentatives de biologisation de la psyché. Les moyens dont la méthode psychanalytique se dote sont garantis par ceux dont elle se prive.

  • Doit-on dépister les schizophrènes dangereux comme on dépiste le diabète? Doit-on soigner sans consentement les malades mentaux soupçonnés de présenter un danger pour eux-mêmes ou autrui? L'imagerie médicale du cerveau dit-elle la vérité? Devrait-on y soumettre les prévenus, les conjoints adultères et les employés soupçonnés d'indélicatesse? Autant de questions que nos sociétés abordent par le fait divers et les émotions collectives pour ne pas avoir à y réfléchir.
    Face à une logique de l'audimat qui ne cesse de gagner du terrain, face à une régression sécuritaire qui atteint la vie politique, mais aussi la justice, l'école et la santé, la psychanalyse apparaît comme un antidote. Elle résiste aux nouvelles idéologies de la résignation en reconnaissant à l'humain sa dimension tragique, conflictuelle, singulière autant qu'imprévisible.
    Confrontés aux nouveaux cyniques qui veulent en finir avec elle et avec la culture qui en est issue, il nous importe plus que jamais de savoir de quoi la psychanalyse est le nom.

  • Sois sage et tais-toi  !
    Ou comment notre société drogue ses enfants
      " A lire d'urgence ! "  Psychologies Magazine
    Vous connaissez sûrement le nouveau peacemaker des parents, cette molécule qui les fait courir chez le psy pour leur progéniture : la Ritaline. Prescrit contre l'hyperactivité -  maladie du siècle -, ce psychostimulant dérivé des amphétamines est le superpouvoir  qui régule et transforme leur enfant en premier de la classe dès l'âge de six ans.
    Les consultations médicales débordent, les prescriptions explosent  : 25 % de nos jeunes ont déjà goûté aux psychotropes à 17 ans. Un chiffre colossal. Soumis aux diktats de la performance et à l'empire scientiste qui nous gouverne, nous fabriquons de petits robots boostés à la pharmacologie.
    C'est ce qu'Homo Drogus, un manifeste destiné aux parents en particulier et à la société en général, entend dénoncer. La manière dont une société prend en charge les sujets les plus vulnérables, tels les enfants, révèle sa substance éthique.  Il est plus que temps de s'en alarmer.
    Les auteurs 
    Professeur honoraire de psychopathologie clinique à l'université d'Aix-Marseille, psychanalyste,  Roland Gori  a publié de nombreux ouvrages sur les passions, le terrorisme, les imposteurs. Son dernier texte décortique l'arrivée au pouvoir et la présidence d'Emmanuel Macron.
    Auteure, réalisatrice de documentaires pour la télévision et reporter au magazine  Psychologies,  Hélène Fresnel  s'est formée à la psychanalyse après des études de lettres et de journalisme. Elle a notamment écrit avec Véronique Vasseur, ancien médecin-chef à la prison de la Santé, une enquête sur les travailleurs pauvres. 

  • À l'heure où l'idéologie de la transparence et son injonction normative du « tout dire » semble régir notre société, cet ouvrage vient rappeler les vertus du secret. Petits et grands secrets, singulier ou pluriel, vrai et faux secret, Secret story ou Secret service ? Secret de polichinelle ? Qu'est-ce donc que ce secret qui se conjugue à toutes les modes, à toutes les sauces ? Dit-il le silence, l'intime, la réserve, la discrétion et sous l'apparat du rassurant manteau de la vertu, tranquillise-t-il ? Ou tout au contraire, inquiète-t-il en désignant ce qui est opaque, caché, clandestin, ténébreux, le mensonge sous toutes ses formes, l'usurpation, la dissimulation, le complot ? Ne serait-ce pas un mot très équivoque, désignant en réalité

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Les deux auteurs, venus de disciplines complémentaires, ont essayé, dans ce dictionnaire pratique de psychopathologie clinique, de parvenir à une difficile synthèse, des théories actuelles et de leurs expériences pratiques en clinique. À une unité de vue artificielle, ils ont cependant préféré conserver des divergences enrichissantes, et la certitude de faire bon usage de ce livre pour le lecteur, qu'il soit psychiatre, psychologue ou psychanalyste de formation.

  • Les deux auteurs, venus de disciplines complémentaires, ont essayé, dans ce dictionnaire pratique de psychopathologie clinique, de parvenir à une difficile synthèse, des théories actuelles et de leurs expériences pratiques en clinique. À une unité de vue artificielle, ils ont cependant préféré conserver des divergences enrichissantes, et la certitude de faire bon usage de ce livre pour le lecteur, qu'il soit psychiatre, psychologue ou psychanalyste de formation.

  • En décembre 2008, Roland Gori et Stefan Chedri, tous deux psychanalystes et professeurs de psychopathologie, se rendent compte qu´ils sont sans cesse sollicités pour signer des pétitions qui vont se multipliant : psychanalystes, enseignants, médecins, psychologues, chercheurs, dénoncent la casse que provoquent les réformes dans leur secteur et leur métier... Les deux hommes décident de rédiger un appel qui traduirait la vive inquiétude qui s´est emparée des professionnels du soin, du travail social, de la justice, de l´éducation, de la recherche, de l´information et de la culture, et donnerait à partir de chaque coeur de métier une analyse globale de « ce grand corps malade qu´est la société française ».

  • L'adolescent est à l'image de notre société. Il agit avec violence ce que les parents n'osent pas dire, car il traduit en actes à la fois nos idéaux, nos refoulements comme aussi bien notre déni de certaines réalités. Ainsi, hélas, la guerre civile au Liban, et ailleurs, nous a montré que les adolescents étaient à la fois les victimes et les instruments de notre idéologie. Placé en cette position, au carrefour de l'engagement de l'être dans la société, l'adolescent pose les questions fondamentales pour la constitution du lien socio-familial. Faute d'un Autre pour répondre à ses questions, il n'a d'autres alternatives que la violence et l'addiction. Ces manifestations violentes convergent vers la défaillance symbolique de la fonction paternelle dans notre société. Cette défaillance n'a rien de commun avec quelques nostalgies d'un père idéal.

  • La recherche clinique atteste que toute recherche authentiquement psychopathologique provient de la clinique et ne saurait se réduire à des recherches sur la clinique. Cette recherche doit relever aujourd'hui deux défis : le premier concerne la nécessité devant laquelle elle se trouve de devoir réviser les conditions d'un travail psychanalytique en réponse à de nouvelles demandes sociales ou à des situations extrêmes éloignées du cadre traditionnel du dispositif de la cure ; et le deuxième défi concerne plus particulièrement la place de la psychanalyse et des psychanalystes à l'Université et dans la communauté scientifique.

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