Eres

  • L'ouvrage est la réédition revue et augmentée d'un livre paru en 1996 chez Dunod. Il montre que la validité de la pratique et de la théorie psychanalytiques provient de la spécificité de la situation psychanalytique conçue comme une séance particulière d'interlocution. Dans sa présentation actuelle, l'ouvrage permet de mieux comprendre les malentendus qui génèrent et alimentent « la guerre des psys ». Pour l'auteur, seule une épistémologie de la psychanalyse reconnaissant ce que sa méthode doit à la parole et à son pouvoir peut préserver la psychanalyse des dérives idéologiques et des tentatives de biologisation de la psyché. Les moyens dont la méthode psychanalytique se dote sont garantis par ceux dont elle se prive.

  • À l'heure où l'idéologie de la transparence et son injonction normative du « tout dire » semble régir notre société, cet ouvrage vient rappeler les vertus du secret. Petits et grands secrets, singulier ou pluriel, vrai et faux secret, Secret story ou Secret service ? Secret de polichinelle ? Qu'est-ce donc que ce secret qui se conjugue à toutes les modes, à toutes les sauces ? Dit-il le silence, l'intime, la réserve, la discrétion et sous l'apparat du rassurant manteau de la vertu, tranquillise-t-il ? Ou tout au contraire, inquiète-t-il en désignant ce qui est opaque, caché, clandestin, ténébreux, le mensonge sous toutes ses formes, l'usurpation, la dissimulation, le complot ? Ne serait-ce pas un mot très équivoque, désignant en réalité

  • L'adolescent est à l'image de notre société. Il agit avec violence ce que les parents n'osent pas dire, car il traduit en actes à la fois nos idéaux, nos refoulements comme aussi bien notre déni de certaines réalités. Ainsi, hélas, la guerre civile au Liban, et ailleurs, nous a montré que les adolescents étaient à la fois les victimes et les instruments de notre idéologie. Placé en cette position, au carrefour de l'engagement de l'être dans la société, l'adolescent pose les questions fondamentales pour la constitution du lien socio-familial. Faute d'un Autre pour répondre à ses questions, il n'a d'autres alternatives que la violence et l'addiction. Ces manifestations violentes convergent vers la défaillance symbolique de la fonction paternelle dans notre société. Cette défaillance n'a rien de commun avec quelques nostalgies d'un père idéal.

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