• Mission divine Nouv.

    On les prenait pour des doux dingues.
    Elle était Sa Majesté. Il était le roi d'Australie. Ils se disaient investis d'une mission divine et se livraient à d'étranges cérémonies. La reine et son bouffon se déplaçaient en auto-stop, avec un chat en laisse.
    Leur errance, d'une départementale à l'autre, a duré vingt ans. Jusqu'à ce que le roi d'Australie croise, dans un bourg, un petit garçon sur son vélo rouge. Le fait divers a mis l'opinion publique en émoi et les politiques s'en sont mêlés. Après le procès, l'un des plus marquants auquel il ait assisté, Stéphane Durand-Souffland s'est plongé dans le dossier.
    Il a reconstitué toute l'histoire. Un roman noir haletant, écrit au plus près du réel, qui interroge la Justice, son pouvoir et ses limites.

  • Le 27 février 2000, Suzanne Viguier disparaît à Toulouse. Les soupçons de la police se portent rapidement sur son mari, professeur agrégé de droit public. Celui-ci sera acquitté à deux reprises par des cours d´assises, en 2009 et 2010.

    En réalité, Jacques Viguier a été jugé non tant pour les faits qui lui étaient reprochés qu´en fonction de sa personnalité. Sa conduite totalement erratique - on pense, entre autres, au matelas de Suzanne qu´il va jeter le 8 mars 2000 sans raison apparente -, son obstination à ne jamais fournir ce qu´on attend de lui pour prouver son innocence, en font un personnage extrêmement intriguant. Brillantissime face à ses étudiants, il se révèle terne, voire nul, dans la vie quotidienne. L´amant et le policier sont également des personnages riches, en ce sens que l´un et l´autre veulent avoir le dessus, coûte que coûte, face au brillant universitaire, comme s´ils étaient obsédés par un complexe d´infériorité sociale. Enfin, le mystère perdure sur le destin de Suzanne Viguier.

    Avec un sens remarquable de la dramatisation, Stéphane Durand-Souffland relate les deux procès de Jacques Viguier, dans un style totalement hitchcockien.

  • Tous les grands procès d'assises connaissent un point de bascule, un moment précis qui résume l'audience et, parfois, en détermine l'issue. Revirement spectaculaire d'un témoin, aveux inattendus d'un accusé, plaidoirie d'un avocat, ces instants constituent un condensé d'émotion et de tragédie. Ils font de la cour d'assises un théâtre du réel.
    Guy Georges, Michel Fourniret, Yvan Colonna, Jacques Viguier, Jean-Michel Bissonnet, Outreau... Les procès importants de ces dix dernières années ont donné lieu à des scènes d'anthologie judiciaires, racontées dans ce livre par un journaliste qui les a vécues. Témoin privilégié de ces procès, toujours très informé du dossier d'instruction, Stéphane Durand-Souffland sait en reconstituer l'histoire, les personnages et l'atmosphère. Au-delà de son métier de chroniqueur, il parvient à en restituer le ressort dramatique, la finesse souvent diabolique des rouages et surtout l'intense émotion.

  • Non, il n'est pas fasciné par le mal, mais il défend autant la présomption d'innocence que le droit - pour les criminels de tout bord - à une juste peine qui ne varie pas du simple au double d'une cour d'assises à l'autre.
    Non, il n'est pas l'ennemi des magistrats, mais il s'interroge sur l'absence de la notion d'humanité dans leur serment, alors qu'elle figure dans celui des avocats. Car ceux qui lui confient leur destin sont aussi des êtres humains, dont la ligne de vie a parfois de quoi inspirer aux jurés une certaine clémence.
    Non, il n'est pas contre l'État, mais il est souvent révolté par le fonctionnement de la Justice. Comme personne ne l'a fait auparavant, il raconte les petits arrangements, les influences et les pièges qui peuvent biaiser un verdict. À travers les anecdotes et les souvenirs édifiants des grands procès d'assises auxquels il a participé, il dresse le portrait d'un système judiciaire implacable, au sein duquel la défense n'est guère que tolérée, même quand elle tente désespérément d'éviter les erreurs judiciaires.
    " J'ai décidé de devenir avocat à quinze ans. C'était le 28 juillet 1976 et j'avais entendu à la radio que Christian Ranucci, l'homme du "pull-over rouge", avait été exécuté à l'aube. Ce n'est pas le récit d'une vocation que je fais ici, mais d'une sorte de fatalité. Je suis condamné à plaider. "

  • Quatre ans après Bête noire, le plus célèbre des avocats pénalistes reprend la plume. Avocats placés sur écoutes ou perquisitionnés au risque de voir dévoilés les dossiers de tous leurs clients, irruption de la morale dans la procédure, pression de certains médias qui jouent les procureurs, Éric Dupond-Moretti dénonce une dérive dangereuse : quand les droits de la défense sont rognés de toute part, la démocratie est en danger. À travers le récit de plusieurs affaires dans lesquelles il est intervenu, pour la plupart inconnues du grand public, il pointe les absurdités et les tricheries de l'institution judiciaire. Est-il normal, au xxie siècle, qu'un juge d'instruction, pour confondre deux innocents, demande à un expert de sonder l'opinion d'un chien ? Qu'un président d'assises, pour obtenir une condamnation plus lourde, tente de manipuler les jurés pendant le délibéré ? Qu'un homme soit condamné pour tentative d'assassinat alors qu'il peut prouver qu'il ne se trouvait pas en France le jour du crime ? Un livre coup de poing, qui concerne tous les citoyens désireux de savoir comment, aujourd'hui, fonctionne vraiment la justice dans " la patrie des droits de l'homme ". Ce livre a été écrit avec Stéphane Durand-Souffland, le chroniqueur judiciaire du Figaro.

  • " "Celui-là, je vais le tuer.'
    L'accusé est un homme - plus rarement une femme - qui, un beau jour, s'est dit que la seule chose à faire pour rendre sa vie
    meilleure était d'en supprimer une autre. Peu à peu, l'idée du crime s'est imposée, un
    scénario s'est élaboré, la main s'est armée. "
    Ici, tout est vrai. Les mots d'une fillette face à l'homme qui a tué sa mère, les confessions d'un fou, le vertige d'un aveu. On voit Guy Georges, Yvan Colonna, les
    innocents d'Outreau, des juges, des avocats, des jurés. La gouaille des
    voyous se mêle à la verve des grands
    du barreau. On pleure et on rit, on éprouve de la colère ou de la tendresse, on est devant le nu de la vie. Car aux assises, la justice décape, même ceux qui n'ont rien à cacher.

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