• Le destin de Jean Valjean, forçat échappé du bagne, est bouleversé par sa rencontre avec Fantine. Mourante et sans le sou, celle-ci lui demande de prendre soin de Cosette, sa fille confiée aux Thénardier. Ce couple d'aubergistes, malhonnête et sans scrupules, exploitent la fillette jusqu'à ce que Jean Valjean tienne sa promesse et l'adopte. Cosette devient alors sa raison de vivre. Mais son passé le rattrape et l'inspecteur Javert le traque...

  • Edition enrichie de Roger Borderie comportant une préface et un dossier sur le roman.

    Victor Hugo a vingt-six ans quand il écrit, en deux mois et demi, Le Dernier Jour d'un Condamné, roman qui constitue sans doute le réquisitoire le plus véhément jamais prononcé contre la peine de mort.
    Nous ne saurons pas qui est le Condamné, nous ne saurons rien du crime qu'il a commis. Car le propos de l'auteur n'est pas d'entrer dans un débat mais d'exhiber l'horreur et l'absurdité de la situation dans laquelle se trouve n'importe quel homme à qui l'on va trancher le cou dans quelques heures.
    Ce roman - aux accents souvent étrangement modernes - a une telle puissance de suggestion que le lecteur finit par s'identifier au narrateur dont il partage tour à tour l'angoisse et les vaines espérances. Jusqu'aux dernières lignes du livre, le génie de Victor Hugo nous fait participer à une attente effarée : celle du bruit grinçant que fera le couperet se précipitant dans les rails de la guillotine.
    Quiconque aura lu ce livre n'oubliera plus jamais cette saisissante leçon d'écriture et d'humanité.

  • Edition enrichie (préface et notes)Tant qu'il existera, par le fait des lois et des moeurs, une damnation sociale créant artificiellement, en pleine civilisation, des enfers, et compliquant d'une fatalité humaine la destinée qui est divine ; tant que les trois problèmes du siècle, la dégradation de l'homme par le prolétariat, la déchéance de la femme par la faim, l'atrophie de l'enfant par la nuit, ne seront pas résolus ; tant que, dans de certaines régions, l'asphyxie sociale sera possible ; en d'autres termes, et à un point de vue plus étendu encore, tant qu'il y aura sur la terre ignorance et misère, des livres de la nature de celui-ci pourront ne pas être inutiles.
    Hauteville-House, 1er janvier 1862.
    Victor Hugo.
    /> Présentation et notes de Guy Rosa.
    Commentaires de Nicole Savy. 

  • Edition enrichie (notes, dossier sur l'oeuvre et bibliographie)Ce livre est un livre de charité, c'est-à-dire un livre fait pour exciter, pour provoquer l'esprit de charité, c'est un livre d'une nature terrible et navrante, disant à la conscience du lecteur : « Eh bien ? Qu'en pensez-vous ? Que concluez-vous ? »
    Les Misérables sont un étourdissant rappel à l'ordre d'une société trop amoureuse d'elle-même et trop peu soucieuse de l'immortelle loi de fraternité, un plaidoyer pour les Misérables (ceux qui souffrent de la misère et que la misère déshonore), proféré par la bouche la plus éloquente de ce temps.
    Le nouveau livre de Victor Hugo doit être le Bienvenu (comme l'évêque dont il raconte la victorieuse charité), le livre à applaudir, le livre à remercier. N'est-il pas utile que de temps à autre le poète, le philosophe prennent un peu le Bonheur égoïste aux cheveux, et lui disent, en lui secouant le muße dans le sang et l'ordure : « Vois ton oeuvre et bois ton oeuvre » ?
    Charles Baudelaire.
    Présentation et notes de Guy Rosa.
    Commentaires de Nicole Savy.

  • « Qu'est-ce que les Contemplations ? C'est ce qu'on pourrait appeler, si le mot n'avait quelque prétention, les Mémoires d'une âme » (Préface).

    Peu d'oeuvres poétiques se réfèrent plus ouvertement à leur contexte historique et biographique que celle-ci. Publiées en 1856, Les Contemplations portent la marque d'un double deuil : la perte de la fille du poète, Léopoldine, et la mort symbolique que représente l'exil. Mais ce qui s'y joue touche à la puissance de la parole poétique : par la contemplation, plongée aux tréfonds de soi d'où doit émerger la poésie, Hugo fait du déchirement un acte créateur et du verbe lyrique l'instrument d'une recherche d'absolu.

    Dossier
    1. Les Contemplations et leur réception
    2. Deuil, poésie et force de vivre
    3. Écrire pour résister
    4. La littérature post-apocalyptique

  • Édition enrichie (Présentation, notes, dossier sur l'oeuvre, chronologie et bibliographie)Les Contemplations, que Hugo fait paraître en 1856, sont à un double titre marquées par la distance et la séparation : parce quele proscrit qui, dans Châtiments, vient defustiger Napoléon III, est en exil à Guernesey ;mais aussi parce que le recueil, en son centre, porte la brisure du deuil, et ses deux parties - « Autrefois », «Aujourd'hui» -sont séparées par la césure tragique de l'année 1843 où Léopoldine, la fille de Hugo, disparut noyée. La parole poétique prend naissance dans la mort, et « ce livre », nous dit l'écrivain, « doit être lu comme on lirait le livre d'un mort ».
    Mais Les Contemplations construisent aussi une destinée. Il se peut qu'elle emprunte à la biographie de l'écrivain ; on se tromperait pourtant à la confondre avec la sienne. Car si le lyrisme de Hugo touche à l'universel, c'est que le poète précisément dépouille ici l'écorce individuelle pour atteindre à l'intime : le sien propre et celui du lecteur qui saura ainsi se retrouver dans le miroir que lui tendent ces Mémoires d'une âme.

  • Claude Gueux est un voleur récidiviste condamné à une lourde peine. Le 7 novembre 1831, il tue le directeur des ateliers de sa prison. Ce crime le conduit à l'échafaud : il est guillotiné en juin 1832.
    De ce fait divers, Hugo retient le caractère exemplaire : la misère et la souffrance ont transformé un individu pacifique et « philanthrope » en meurtrier ; la justice, aveugle et implacable, l'a condamné à la peine capitale.
    Ce texte, s'il confirme l'engagement de l'écrivain contre la peine de mort, dénonce aussi violemment une société dont le système judiciaire et pénal est contraire à toute idée de progrès social.

    L'édition : découvrir, comprendre, explorer
    questionnaire de lecture
    parcours de lecture dans l'oeuvre
    groupements de textes la description réaliste, arme de la critique Hugo et la peine de mort
    pour aller plus loin l'abolition de la peine de mort en France
    culture artistique cahier photos : histoire des arts un livre, un film : à la découverte des Évadés (Frank Darabont)
    enquête sur le web

  • Hernani

    Victor Hugo

    Un brigand au grand coeur lancé dans une action tumultueuse, un amour terrible et impossible qui s'achève sur scène par une mort lyrique et collective : la pièce a gardé une part des ténèbres, des éclairs et de la folie qui enflammèrent le public du XIXe siècle, et donnèrent pourtant naissance à un théâtre nouveau. Car Hernani est aussi le nom d'une bataille, celle que déclencha Hugo en 1830 avec ce drame romantique à l'alexandrin disloqué.

  • Edition enrichie de Roger Borderie comportant une préface, des notes préparatoires et un dossier sur le roman.
    L'Angleterre a connu, cent quarante ans avant la France, une révolution, un parlement régicide, une république et une restauration fertile en règlements de comptes. Victor Hugo a choisi ce dernier épisode pour brosser un tableau épique de l'aristocratie anglaise à travers la destinée extraordinaire de Gwynplaine, l'Homme qui Rit.
    À la fois roman d'aventures, exposé historique et social, drame injouable et poème visionnaire, ce roman est le plus fou de tous les romans de Hugo. C'est aussi le plus riche de toutes les obsessions de son auteur. On a cru pouvoir, à son propos, citer Freud et le surréalisme.
    Le bateau pris dans la tempête, la vision du pendu servant de vigie, la cabane-théâtre des saltimbanques, les tirades philosophiques d'Ursus, les machinations du traître Barkilphedro, la chirurgie monstrueuse d'Hardquanonne, le portrait de la princesse perverse, l'or des palais et le scandale à la Chambre des lords sont, plus que des morceaux de bravoure, des morceaux d'anthologie.

  • Dans le Paris du XVe siècle, la belle Esméralda fait battre le coeur de tous. Mais la jeune bohémienne n'a d'yeux que pour le capitaine Phoebus. Enlevée par l'archidiacre Frollo qui la convoite, sauvée par Quasimodo, le sonneur de cloches difforme, elle sera finalement accusée de sorcellerie, puis pendue.

  • Qui sauvera la Durande ? À des milles de la côte, elle est là, empalée sur un écueil entre Guernesey et Saint-Malo. La Durande, ce bateau auquel Mess Lethierry tient tant qu'il est prêt à marier sa nièce Déruchette à qui voudra bien l'aider. Un homme accepte ce défi insensé : Gilliatt le mal-aimé, qui par amour pour Déruchette luttera seul, des semaines durant, contre les éléments en furie.

  • L'Art d'être grand-père (1877) est le testament poétique de Victor Hugo : à soixante-quinze ans, il écrit ses derniers vers. Entièrement dédié à ses petits-enfants Georges et Jeanne, le recueil marque une parenthèse intimiste au sein d'une oeuvre majoritairement engagée, et livre une ode à l'innocence enfantine.
    Longtemps méconnu, «L'Art d'être grand-père, dit Aragon, est un livre d'avenir». C'est qu'il ne s'agit pas seulement «d'obéir aux petits» et de sourire à leurs enfantillages : Hugo, parvenu à l'âge de savoir pardonner, se dévoile apaisé et plein d'espoir, lui «qu'un tout petit enfant rend tout à fait stupide».

  • Édition enrichie (Introduction, notes, chronologie et bibliographie)Dans la Vendée de 1793, trois personnages s'affrontent : l'aristocrate Lantenac, fidèle à son passé, son petit-neveu Gauvain, tourné vers l'avenir généreux de la République, et le conventionnel Cimourdain, plus durement soucieux des exigences présentes de la Révolution et de la Terreur. Dans cette épopée où le romancier mêle la fiction de l'intrigue et la réalité de l'Histoire - Danton, Robespierre et Marat sont au centre du livre -, chacun des trois héros se trouve ainsi guidé par une certaine idée du devoir et de l'honneur. Et chacun sera conduit à une forme d'héroïsme qui n'écarte pas la mort.
    L'écrivain se refuse donc à trancher, et Quatrevingt-Treize n'est pas un roman à thèse : «Je ne veux ni du crime rouge ni du crime blanc.» Mais la violence où s'achevait l'Ancien Régime était certainement un mal nécessaire, et ce qui s'affirme dans ce livre qui paraît en 1874 et sera le dernier roman de Hugo, c'est une vision de l'Histoire qui garde trace, sans doute, de la Commune récente où une même violence fit retour, mais ne s'interdit pas l'espérance.
    Edition de Bernard Leuilliot. 

  • D'abord destiné à la troisième partie des Misérables, et originellement intitulé Les Fleurs, ce texte a été retiré du manuscrit, écarté mais non oublié, l'auteur souhaitant le réserver pour un autre projet, 'mon travail sur L'Âme', note-t-il. Preuve que ces pages, venues du roman de 1862, portées par les silhouettes difformes des voleurs et des escarpes, se détachent et regardent vers un autre horizon ; elles désignent un plan supérieur, idéal, spirituel et métaphysique, auquel Hugo entendait sans doute consacrer les dimensions d'un livre. Retenons simplement l'impératif qui s'en dégage : scruter le fond de l'âme. Et pour ce faire, procéder par degrés, aller du fini à l'infini, de l'immanent au transcendant.'
    Henri Scepi.

    ' Prostitution, vice, crime, qu'importe! La nuit a beau s'épaissir, l'étincelle persiste. Quelque descente que vous fassiez, il y a de la lumière. Lumière dans le mendiant, lumière dans le vagabond, lumière dans le voleur, lumière dans la fille des rues. Plus vous vous enfoncez bas, plus la lueur miraculeuse s'obstine.

  • Les livres I à IV d'un recueil poétique majeur de Hugo, suivi d'un parcours littéraire «  Les Mémoires d'une âme  ». Dans une édition conforme aux nouveaux programmes de français du lycée, incluant notamment des prolongements artistiques et culturels et un dossier Nouveau bac.
     
    L'oeuvre
    À cinquante-quatre ans, Victor Hugo fait un premier bilan de sa vie: il est exilé, brisé par la mort de sa fille Léopoldine, hanté par le mystère de l'univers.
    Tour à tour, lyrique, satirique, visionnaire, le poète amorce avec ce recueil une véritable révolution poétique.
     
    Le parcours «  Les Mémoires d'une âme  »
    10 poèmes pour analyser comment le poète romantique épanche son âme dans ses vers et y exprime les interrogations et les tourments de toute conscience.
    La réflexion est organisée selon ce plan :
    1. L'intimité d'un moi
    2. L'attention aux autres
    3. La tentation de l'ailleurs
     
    Le dossier
    Toutes les ressources utiles au lycéen pour étudier l'oeuvre dans le cadre des nouveaux programmes  :
    o un avant-texte pour situer l'oeuvre dans son contexte
    o au fil du texte, la rubrique «  Des clés pour vous guider  »
    o après le texte  :
    - des repères sur l'oeuvre
    - un groupement de textes complémentaires «  Survivre à la mort d'un enfant  »
    - des sujets types pour l'écrit et l'oral du nouveau bac français
     
    Des prolongements artistiques et culturels
    Sur le thème du romantisme en peinture, une sélection de 7 oeuvres, et des outils pour les analyser.
     
    Et sur  www.classiques-et-cie.com, en accès gratuit
    o le guide pédagogique (réservé aux enseignants),  avec des informations complémentaire et  tous les corrigés  : des questionnaires au fil du texte, des sujets de bac, des lectures d'images
    o des extraits de l'oeuvre sonore réalisée avec HistOdio
     

  • Ruy Blas

    Victor Hugo

    À la cour des Habsbourg d'Espagne, alors que le règne de Charles II touche à sa fin, un valet revêt les habits de son maître et accède aux plus hautes sphères du pouvoir. Très vite, l'homme du peuple se révèle un être d'exception et suscite l'admiration de la reine dont il est secrètement amoureux. Mais le laquais, instrument d'une vengeance infâme, s'expose malgré lui à une chute funeste.
    En 1838, cinq ans après l'immense succès de Lucrèce Borgia, Hugo met en scène un royaume qui expire et fait d'un manant l'égal des puissants. À ses contemporains, qui ont vu 1830 succéder à 1789, il fait entendre la voix du peuple et offre une méditation sur le devenir des régimes politiques. Emblème du drame romantique, alliant le grotesque au sublime et le comique au tragique, Ruy Blas est, selon le mot de Jean Vilar, une pièce « intense ».

  • Edition enrichie (Préface, notes, commentaires sur l'oeuvre, chronologie et bibliographie)L'histoire ne marche pas à reculons. On ne fonde pas un empire bourgeois sur les ruines d'une république. Pour l'avoir clamé, Victor Hugo est exilé par celui qu'il appelait Napoléon le Petit, caricature de l'autre, celui d'Austerlitz. La République, croit-il, c'est le progrès moral, la vertu individuelle, la légitimité, le peuple justement représenté. « Dix millions, cent millions de voix scrutinant en masse ne comptent pas devant cet atome, devant cette parcelle de Dieu, l'âme du juste. » Victor Hugo sera ce juste qui se dresse devant le coup d'Etat du prince Louis-Napoléon. « Sonnez, sonnez toujours, clairons de la pensée. » Ils résonnent encore dans ces vers grandioses et passionnés, pleins d'un rêve de justice et d'égalité.
    Préface, commentaires et notes de Jean-Marie Gleize
    et Guy Rosa. 

  • Un drame de Victor Hugo particulièrement marquant, suivi d'une anthologie sur la figure de Lucrèce. Dans une édition spécialement conçue pour les lycéens.
     
    L'oeuvre
    Dans l'Italie de la Renaissance, Lucrèce Borgia fait régner la terreur. Seul Gennaro, son fils, trouve grâce à ses yeux. À travers ce portrait de femme aussi tyrannique que pathétique, Victor Hugo porte le drame romantique à son paroxysme.
     
    L'anthologie sur la figure de Lucrèce
    11 textes pour montrer la complexité de ce personnage, à mi-chemin de l'Histoire et de la légende, partagé entre amour et cruauté.
     
    Des documents complémentaires
    o Un corpus thématique  : «  La vengeance au théâtre  »
    o Des documents iconographiques en couleur
     
    Le dossier
    Avec toutes les ressources utiles au lycéen pour étudier l'oeuvre  :
    o un guide de lecture au fil du texte
    o des repères et des fiches sur l'oeuvre
    o des sujets types pour l'écrit et l'oral du bac
    o des lectures d'image
     
    Et un guide pédagogique
    Sur www.classiques-et-cie.com. En accès gratuit réservé aux enseignants, il propose une séquence de cours sur l'oeuvre et les corrigés des sujets de type bac.
     

  • Cette section des Contemplations contient certains des textes les plus connus de la poésie française. En pleurant la disparition de sa fille Léopoldine, Hugo interroge la condition humaine et, pathétique, interpelle Dieu : il atteint à l'universalité et à l'intemporalité.

    Notions littéraires : le vers.
    Contextualisation : le discours autobiographique, depuis Rousseau jusqu'au XXIe siècle.
    Histoire des arts : Les Contemplations, une nouvelle conception de la poésie ; le romantisme ; la représentation de la mort.
    Oeuvre d'art étudiée : Chatillon

  • C'est un recueil du souvenir, de l'amour, de la joie mais aussi de la mort et du deuil.
    Le souvenir y prend une place prépondérante, puisque Victor Hugo y expérimente le genre de l'autobiographie versifiée.
      Nous publions ici l'intégralité des 4 premiers livres des Contemplations. 

  • Préface de Cromwell

    Victor Hugo

    Hugo est âgé d'à peine vingt-cinq ans lorsqu'il rédige, en 1827, la Préface de Cromwell. Acclamé par nombre de contemporains, le texte acquiert, par sa force et son
    autorité, une forme d'autonomie à l'égard du drame qu'il accompagne.
    Alors que la France est prise dans l'étau de la Restauration, Hugo défie tous les conservatismes et prône avec ferveur le renouveau d'un théâtre étouffé sous le carcan des conventions classiques. Le drame, ultime forme théâtrale, a désormais la responsabilité d'être politique et de se confronter aux préoccupations de l'époque. À cette fin, son esthétique doit être révolutionnée. Mélange des genres, souplesse de la langue, liberté créatrice de l'écrivain, intrusion du grotesque par contraste avec le sublime : tels sont les principes énoncés dans ce texte polémique qui propulsa Hugo comme chef de file de l'école romantique.

    Dossier
    1. La préface théâtrale du XVIIe au XIXe siècle
    2. Préfaces hugoliennes
    3. Le grotesque dans le théâtre hugolien
    4. De la querelle du Cid à la bataille d'Hernani.

  • Ce ne devait être que l'histoire d'un homme condamné au bagne pour avoir volé un pain. Mais entre 1845, date qui figure en tête du manuscrit, et 1862, date de la publication du roman, l'histoire s'amplifie, gonfle, déborde, jusqu'à devenir une énorme machine aux innombrables intrigues. Et pourtant, tout se tient. Toutes les ficelles que Hugo s'emploie à dévider, il les réunit par un seul geste : interroger la misère, bien qu'elle échappe au discours, et lui donner un sens, bien qu'elle n'en ait pas.
    Le livre est un « chef-d'oeuvre », un « monument », l'expression du « génie » de son auteur ; mais l'écart entre le roman et nous est immense. Beaucoup de ses références ont cessé d'avoir pour nous la signification qu'elles avaient pour ses premiers lecteurs. Cette nouvelle édition se propose de restaurer les lisibilités perdues, en tenant compte de l'historicité de l'écriture. Travail tous azimuts, sur tous les plans : politique, sociocritique, économique, philosophique, poétique. Ce qui est en jeu, c'est de saisir la force symbolique de la fiction, de comprendre le texte, d'en retrouver le sens. En somme, de lire Les Misérables.

  • Edition enrichie (Présentation, notes, dossier sur l'oeuvre, chronologie et bibliographie)
    Lorsque Les Orientales paraissent en 1829, le romantisme français s'est déjà tourné vers l'Orient que la guerre d'indépendance grecque a rendu plus présent encore. Mais si Hugo n'est pas ici un précurseur, la nouveauté de son recueil éclate pourtant dans la couleur, l'étrangeté luxuriante des mots, la puissance d'images concrètes et toute la virtuosité du vers. Ainsi se compose la somptueuse image d'un monde désarrimé comme un fantasme, mais un monde ardent et sensuel, plein de désir et d'énergie. Deux ans plus tard, Les Feuilles d'automne sont d'une tonalité tout autre, ouvertes à ce lyrisme intime où Lamartine s'est imposé. Dans cette poésie « de la famille, du foyer domestique, de la vie privée » qui évoque les joies fugaces et les tristesses diffuses, une sorte d'autobiographie s'écrit, mais qui s'ouvre aussi bien à l'identité collective du siècle et à la plénitude du monde sensible. La voix que nous entendons ici, c'est bien celle que Hugo imposera désormais comme la sienne.
    Edition présentée et annotée par Franck Laurent. 

  • En 1860, Hugo reprend le manuscrit des Misérables, qu'il avait laissé de côté pendant douze ans. Mais avant de se remettre à l'écriture du roman, il consacre plusieurs mois à la rédaction d'un essai, en lui donnant pour titre Philosophie, suivi de l'indication Commencement d'un livre. De cet essai, Hugo dit qu'il « contient un quasi-ouvrage sur [sa] philosophie religieuse personnelle, pouvant servir, soit de préface spéciale aux Misérables, soit de préface générale à [ses] oeuvres ».
    Ces pages sont une méditation cosmique et politique, une réflexion sur l'organisation de l'univers et de la société, un laboratoire où Hugo cherche à penser le mystère de l'infini.
    Énumérant les singularités et les extravagances de la nature, il se heurte à l'incompréhensible, à l'inexplicable, au prodige. Parce que la réalité se dérobe à une intelligence totale, il faut en conclure qu'un principe supérieur est nécessaire à la compréhension de ce qui échappe aux seules données de l'expérience. Ce principe, c'est Dieu.

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