• Le portrait dit des Époux Arnolfini a été peint par Jan Van Eyck en 1434 : énigmatique, étrangement beau, sans précédent ni équivalent dans l'histoire de la peinture... Cet ouvrage offre un voyage au coeur de ce tableau, qui aimante par sa composition souveraine et suscite l'admiration par sa facture. Touche après touche, l'auteur décrypte les leurres et symboles semés par l'artiste sur sa toile, à l'image d'un roman policier à énigmes. Alors le tableau prend corps, son histoire se tisse de manière évidente et les personnages qui nous regardent dans cette scène immuable prennent vie devant nous...

  • Giacometti

    Charles Juliet

    Giacometti est l'exemple type de l'artiste aux prises avec les difficultés de la création.
    À la fois dessinateur, peintre et sculpteur, il a édifié l'essentiel de son oeuvre au cours des vingt dernières années de son existence.
    Bien que tragique, sa vision de l'homme n'a rien de désespérée. Ses portraits aux regards effarés et qui interrogent, ses sculptures filiformes expriment certes notre solitude, la douleur d'être, la précarité de notre condition, mais ils affirment aussi avec autorité que la vie est finalement plus forte que tout ce qui la ronge et cherche à l'abattre.


  • IL A ÉTÉ LE GÉNIE LE PLUS CRÉATIF DE L'HISTOIRE. QUELS SECRETS PEUT-IL ENCORE NOUS APPRENDRE? Léonard de Vinci était enfant illégitime, homosexuel, gaucher, végétarien, distrait et parfois hérétique. Cette inadéquation aux moeurs de l'époque a décuplé sa créativité. À travers les milliers de pages de ses carnets et les plus récentes découvertes des historiens, Walter Isaacson dépeint l'émergence de son génie, alimenté par une curiosité passionnée, une capacité d'observation de tous les instants et une imagination sans limites. La créativité de Léonard de Vinci trouve sa source à la croisée des sciences et de la technologie. Il a épluché la chair des cadavres, dessiné les muscles des lèvres, puis peint le plus mémorable sourire de l'Histoire sur La Joconde. Il a exploré les mathématiques de l'optique, montré comment les rayons lumineux frappent la rétine et produisent les perspectives changeantes de La Cène. Sa capacité à combiner l'art et la science reste, aujourd'hui encore, la recette ultime de l'innovation. Son exemple nous rappelle l'importance, pour nous-mêmes et pour nos enfants, de remettre en question nos connaissances, de faire preuve d'imagination et, à l'instar de tous les rebelles talentueux, de penser différemment.

  • Klimt

    Serge Sanchez

    "Le goût, c'est bon pour les amateurs de vin et les cuisiniers. L'art n'a rien à voir avec le goût."
    Figure centrale de la Sécession viennoise, Gustav Klimt (1862-1918) est le peintre emblématique de la Vienne fin de siècle, celle de Sigmund Freud, Gustav Mahler et Arthur Schnitzler, tous fondateurs de la modernité européenne. Il fit exploser les normes académiques et permit à l'art autrichien de s'ouvrir à l'impressionnisme et au symbolisme. Il fut aussi l'ami et le protecteur des jeunes expressionnistes Oskar Kokoschka et Egon Schiele. Ornemaniste de génie, portraitiste renommé de la haute société et paysagiste introverti, Klimt, enfin, ne cessa de représenter les métamorphoses de la femme. À la fois classique et scandaleux, il restera comme le peintre des grands mystères de la sexualité et de la mort. Son Baiser vient se placer au premier rang des oeuvres les plus célèbres de l'histoire de l'art.

  • Entre courbes et contre-courbes, Mucha créa, à la fin du XIXe siècle, une égérie nouvelle qui devait hanter les rues de Paris. Au fil des représentations de Sarah Bernhard, cette muse voluptueuse devint un véritable emblème de l'Art nouveau et offrit à l'affichiste succès et renommée.

    Néanmoins, le talent de l'artiste ne se limita jamais à la lithographie. Nourri par cette passion d'exalter, au mieux, la sensualité du monde qui l'entourait, l'art de Mucha, s'exprima indifféremment tant sur les monumentaux panneaux décoratifs des salles à manger que sur les petites pièces délicates de porcelaine. C'est toute la richesse et la variété de cet artiste fin-de-siècle que nous fait redécouvrir ici l'auteur.

  • "Le beau court les rues : il y est désespérant, et la peinture ou plutôt la rage de peindre paraît la plus grande des folies."

    Eugène Delacroix (1798-1863) a connu une gloire paradoxale. Si sa Liberté guidant le peuple est sans doute un des tableaux les plus célèbres du monde, si son portrait ornait naguère les billets de cent francs, sa personnalité reste mal connue. Peintre génial, passant indifféremment d'oeuvres d'inspiration religieuse ou littéraire à d'autres plus en rapport avec l'actualité de son temps, il n'hésita pas à sacrifier le dessin au profit de la couleur. Peintre officiel du Second Empire, tantôt honni tantôt follement admiré, il fut l'un des tout premiers artistes à peindre l'Orient d'après nature. Romantique malgré lui, dandy et sauvage, misanthrope et mondain, ce grand mélancolique admiré par Baudelaire influença de nombreux peintres tels Signac, Van Gogh ou Cézanne, lequel observant Femmes d'Alger affirma : "Nous y sommes tous dans ce Delacroix."

  • Magritte

    Michel Draguet

    En dehors de quelques brouilles passagères, René Magritte (1898-1967) resta toute sa vie celui dont Breton écrivait que le surréalisme lui devait "une de ses premières et dernières dimensions". Rejetant les procédés d'écriture automatique, Magritte emprunte les éléments de son vocabulaire pictural au quotidien. Abordant la peinture "dans l'esprit des leçons de choses", il fait subir aux espaces et aux objets une infinité de modifications. Il fragmente l'échelle onirique, invente des territoires nouveaux, transforme des espaces connus, pratique une utilisation incongrue des titres : Ceci continue à ne pas être une pipe, Le Salon au fond d'un lac, La Philosophie dans le boudoir. En un mot, il ajoute, avec humour, de nouvelles dimensions au malaise humain : "Je peins l'au-delà, mort ou vivant. L'au-delà de mes idées par des images".

  • Au centre du parcours de Viviane Forrester dans la vie et dans l'oeuvre du peintre génial, « suicidé de la société » selon la formule d'Antonin Artaud, il y a un fait biographique précis et lourd de conséquences : Vincent Van Gogh est né le 30 mars 1853,

  • Le Capital de Van Gogh est la démonstration d'une vérité qui dérange : les frères Van Gogh, connus pour leur position sacrificielle dans l'histoire de l'art, étaient en vérité des entrepreneurs brillants dotés d'un sens aigu des opportunités. De par l'acquisition d'oeuvres de Gauguin, de Degas, de Monet et de bien d'autres, ainsi que par la création des tableaux de Vincent van Gogh, les deux frères ont patiemment constitué une collection d'une valeur inestimable. Ainsi faisant, ils ont donné naissance à une entreprise dont le succès est inégalé à ce jour, qui emploie des milliers de personnes à travers le monde et sécurise des milliards d'euros, de dollars et de yens bien investis.
     

  • Considéré comme un classique par les historiens de l'art, le Léonard de Vinci de Kenneth Clark fut publié en 1939. Certes, d'autres points de vue ont depuis été développés à propos de cet artiste hors normes, mais l'ouvrage n'a rien perdu de son intérêt ni de son originalité. Avec une passion communicative, Clark présente la vie et l'oeuvre de Léonard de Vinci (1452-1519) selon une approche chronologique, de ses débuts dans l'atelier de Verrocchio à Florence jusqu'à ses dernières années en France, en passant par ses longs séjours à la cour des Sforza à Milan. Plus que ses recherches scientifiques, c'est son génie pictural qui est ici analysé et décrypté de façon lumineuse, ainsi que son apport unique dans l'histoire de l'art.

  • Sonia Delaunay s'est longtemps effacée derrière l'oeuvre de son mari Robert qu'elle vénérait. Mais qui est-elle vraiment ? Moderne, exigeante et visionnaire, du couple Delaunay, la vraie créatrice, c'est elle. Seule femme peintre parmi l'avant-garde du XXe siècle naissant, Sonia souffre toutefois d'une réputation de « touche à tout ». Avec ses tissus imprimés, ses meubles, ses objets, ses vêtements, elle fait vivre sa famille, mais surtout crée l'art d'embellir le quotidien. Généreuse, elle se lie d'amitié avec les artistes majeurs de son époque - Apollinaire, Cendrars, Tzara, Diaghilev, Kandinsky... - qui s'invitent à sa table et avec lesquels elle collabore dans une camaraderie joyeuse et inventive.
    Sophie Chauveau raconte avec passion le destin d'une artiste exceptionnelle, une vie magnifique, bousculée par deux guerres et toutes les révolutions picturales du XXe siècle. De l'Ukraine des shtetls au Saint-Pétersbourg des tsars, en passant par Berlin, Paris ou l'Espagne, voici le destin de celle qui ne vécut, jusqu'à 94 ans, que pour son art.

  • Plasticien singulier dans l'histoire de l'art du xxe siècle, Victor Vasarely a laissé une oeuvre riche de plus de dix mille tableaux. C'était aussi l'artiste phare d'une époque, celle des années 60 et 70. Cet ancien étudiant du Mühely de Budapest, fasciné par le Bauhaus, devenu artiste-graphiste dans des agences publicitaires comme Havas, a su créer son propre style, l'op art ou art optique qui promeut la volonté d'un art social, accessible à tous. Il devient de son vivant une véritable star, peu à peu tombé dans l'oubli, alors que ses oeuvres sont incontournables :
    on retrouve sa patte dans l'architecture, la mode, la musique - David Bowie utilise un de ses tableaux pour la pochette de son album Space Oddity -, la littérature - Jacques Prévert lui dédie le poème « Imaginoires » - et même l'automobile, avec
    le logo Renault. Au sommet de sa gloire, il ouvre deux musées en Hongrie et une fondation en France. Il y fait don de ses oeuvres, sans imaginer qu'il ouvre ainsi la porte à une guerre de succession qui se déclenche après sa mort en 1997.
    Pierre, son unique petit-fils, nous raconte son grand-père pour la première fois : son incroyable parcours, son art, ses amours, et la saga familiale et judiciaire entourant son héritage.
     

  • Rembrandt van Rijn (1606-1669) a longtemps été considéré comme l´un des plus grands artistes européens. Ses peintures suscitèrent de nombreuses imitations et hommages, dont des romans à succès, des séries télévisées récentes ainsi que quelques films populaires. Pour la première fois, le texte d´Émile Michel va de pair avec une sélection soigneuse du répertoire d´oeuvres de Rembrandt qui illustrent le travail de ce célèbre maître de la lumière.

  • Das vorliegende Werk zeichnet Velázquez' Leben sowohl anhand seiner Werke als auch anhand seiner Reisen nach und berücksichtigt dabei neben der künstlerischen auch die knigliche Szenerie im Spanien des 17. Jahrhunderts. Von seinen Anfängen bei Pacheco bis zu den letzten Jahren als Hofmaler porträtiert der mit einer unglaublichen Energie und Hingabe ausgestattete Maler die einflussreichsten Persnlichkeiten seiner Zeit und amtiert gleichzeitig als Reformer der prächtigen spanischen Paläste. So wie Velázquez durch sein Leben und seine erstaunliche Technik unvergessen bleibt, ist es ebenso eindrucksvoll, wie viele Porträts er hinterlassen hat. Mit dem Anspruch, seinen Text von den sonst üblichen Monographien abzugrenzen, behandelt Professor Carl Justi die Werke Velázquez' in einem historischen Kontext, der das Goldene Zeitalter der Spanischen Malerei beschreibt. Durch die Fülle und Vielseitigkeit der Illustrationen ist Velázquez und sein Jahrhundert auf dem besten Wege, das Standardwerk auf seinem Gebiet zu werden.

  • « Le développement de Cézanne » est aujourd'hui réédité dans sa langue d'origine. Il s'agit d'un article paru en français dans la revue «L'amour de l'art» en 1926. Roger Fry y explore le lent passage qui s'opère chez le peintre à partir de sa rencontre avec Pissarro, son aîné, son maître, son « cher Pissarro ». Les deux peintres vont travailler côte à côte pendant quelques saisons à Auvers-sur-Oise, et cette relation aura un effet réel sur le peintre provençal pour la suite de son parcours. De l'inspiration romantique et héroïque des débuts, il restera peu de traces après une très lente évolution qui le conduira à se retirer en Provence.

  • Le Douanier Rousseau (Henri Rousseau) (Laval, 1844 - Paris, 1910) Les galeries marchandes à Paris fleurissant, on créa en 1884, le Salon des Indépendants. Cette exposition sans jury fut organisée pour ceux qui étaient ou se considéraient professionnels - alors très nombreux -, mais qui ne pouvaient satisfaire les critères des salons officiels. C´est lors d´un des Salons des Indépendants qu´ Henri Rousseau créa la surprise. Rousseau occupait un poste à l´octroi de Paris, à Vanves. A ses moments libres, il peignait des toiles, tantôt sur la commande de ses voisins, tantôt en guise de paiement pour de la nourriture. Chaque année, de 1886 à sa mort en 1901, il exposa ses toiles au Salon des Indépendants. Là, il se présentait sans savoir-faire professionnel, mais avec le fier sentiment d´être peintre et d´avoir le droit de rivaliser avec n´importe quelle autorité. Rousseau est un des premiers de sa génération à s´être rendu compte de l´arrivée d´une nouvelle époque de liberté dans l´art, y compris celle de pouvoir accéder au rang de peintre, et ce, indépendamment de la manière de peindre et du niveau de formation artistique.
    Les oeuvres du Douanier Rousseau aidèrent d´autres peintres, peut-être moins talentueux mais tout aussi originaux, à être remarqués et appréciés d´un public qui apprit à voir l´art d´une façon nouvelle. Avec lui, apparaît toute une série de découvertes. Désormais, qu´elles soient naïves ou primitives, les oeuvres d´art étaient partout et il y aurait toujours un regard d´artiste pour les révéler.

  • Peintre de génie ou faussaire " habité " par son maître ? L'énigme van Meegeren.
    Han Van Meegeren est sans doute le plus grand faussaire de tous les temps. Un peintre hollandais du XXe siècle qui a " inventé " des Vermeer si parfaits que si un accident historique ne l'avait contraint à se dénoncer lui-même, certaines de ses oeuvres seraient toujours accrochées aux cimaises des plus prestigieux musées du monde. Et d'ailleurs est-on certain que tous les Vermeer authentifiés sont réellement des Vermeer ? Et ne peut-on imaginer, comme d'aucuns le pensent toujours, que quelques-uns des faux peints par Van Meegeren sont en fait de vrais tableaux du maître de Delft ?
    Si une telle ambiguïté demeure possible, c'est qu'il a existé entre les deux peintres, au-delà des siècles, une véritable connivence artis-tique, une étrange alchimie qui a conduit le faussaire à entrer dans le personnage de Vermeer et peut-être même à devenir Vermeer lui-même, le temps de l'élaboration de l'un de ses faux.
    L'une de ses toiles, Le Christ et la femme adultère, fut achetée très cher par le maréchal Goering, impénitent collectionneur et pilleur d'oeuvres d'art. Après la Libération, lorsque ce tableau fut retrouvé parmi le trésor caché du Feldmarshall, la police hollandaise vint demander des comptes à Van Meegeren, convaincu d'avoir été le vendeur de la toile : le peintre, soupçonné d'avoir dépossédé son pays d'un tableau inestimable au profit de l'ennemi, risquait alors une lourde condamnation pénale. Pour se disculper, Van Meegeren révéla alors que l'oeuvre était en réalité un faux. Mais emporté par son désir fou de reconnaissance, il s'accusa aussi d'avoir peint tous les Vermeer qui avaient mystérieusement surgi au cours des dernières années. Oui, il avait trompé les meilleurs experts et prouvé par l'absurde combien ils étaient faillibles !
    Le paradoxe fut qu'il ne fut pas immédiatement cru et qu'il dut exécuter un faux Vermeer sous l'oeil de la police pour convaincre les enquêteurs de sa bonne foi.
    En un tournemain, Van Meegeren passa donc du statut de traître à son pays à celui de patriote puisqu'il avait berné Goering lui-même et obtenu pour paiement de son faux 200 tableaux de maîtres de la peinture hollandaise.

  • La collection Biographics vous fait découvrir les grands artistes et penseurs de notre histoire. À travers des infographies ludiques, chaque titre décrypte la vie et l'oeuvre d'une figure qui a marqué à jamais notre culture. Vous savez sans doute que Claude Monet (1840-1926) est l'un des fondateurs de l'impressionnisme, peintre de champs de coquelicots et de bassins de nymphéas. Mais savez-vous : - Qu'il possède une collection d'estampes japonaises dont il s'inspire ? - Que c'est de son tableau Impression, soleil levant que vient le nom de l'impressionnisme ? - Qu'adolescent, il manifeste sa fougue rebelle en dessinant des caricatures de ses professeurs ? - Que sa palette ne contient que très peu de couleurs, car il exprime les nuances en mélangeant la peinture à même la toile ? - Qu'au cours de ses 60 ans de carrière, il peint 2500 tableaux dont 250 de ses célèbres Nymphéas ? Cette biographie visuelle de Claude Monet vous plongera au coeur de l'univers de l'artiste.

  • SEPTEMBRE 1901. PAUL GAUGUIN S'INSTALLE AUX ÎLES MARQUISES POUR RÉALISER LE RÊVE DE SA VIE : CONSTRUIRE UNE MAISON ATELIER OUVERTE SUR LA NATURE, PEINDRE, SCULPTER, ÉCRIRE, FAIRE DE LA MUSIQUE... LOIN DE L'EUROPE, IL VEUT RETROUVER UNE VIE LIBRE ET SAUVAGE.

    Envouté par l'austère beauté des Marquises, Gauguin découvre un peuple d'artistes. Ils sont sculpteurs, danseurs, tatoueurs. Mais la colonisation est à l'oeuvre, et Gauguin choisit son camp, celui des indigènes. Il s'engage pour défendre leurs droits et surtout leur culture que les missionnaires combattent. Un aspect méconnu de la vie de Gauguin qui meurt aux Marquises, incompris et seul. La valeur des arts premiers sera reconnue cent ans plus tard.

    Paul Gauguin a fait découvrir les Marquises au monde entier, il les a sublimées dans ses toiles, si bien que, suivant ses traces et celles de Jacques Brel, on reconnaît les paysages familiers de l'artiste : des montagnes bleues, des cascades et des rivières où jouent les enfants, une plage rose où galopent des chevaux, comme si on entrait dans le tableau.

  • Gauguin

    David Haziot

    • Fayard
    • 18 Octobre 2017

    Son oeuvre mise à part, la vie de Paul Gauguin est un extraordinaire roman. Le Pérou, Orléans, Copenhague, Paris, la Bretagne, Arles, la Méditerranée, le Brésil, le Chili, Panama, Cap Nord et Cap Horn, la Baltique, la Martinique, la Nouvelle-Zélande, Tahiti, les îles Marquises... Combien d'hommes au xixe  siècle ont pu errer ainsi sur la planète à la recherche d'eux-mêmes  ? Et ses ascendances ne le cèdent en rien à la géographie, un aïeul vice-roi du Pérou, une arrière-grand-mère intime de Simon Bolivar, une grand-mère féministe et révolutionnaire, Flora Tristan, un père au coeur battant de la Révolution de 1848, tant de figures croisées, George Sand, Pissarro, Degas, Manet, Seurat, Émile Bernard... Et le face-à-face tragique avec Van Gogh. Lui-même officier de marine, fusilier marin, boursier, conspirateur, père de famille nombreuse au destin tourmenté, peintre, sculpteur, journaliste, écrivain. Personnage hors normes, dont les ombres ne seront pas estompées. Le roman vrai conté ici défie parfois l'imagination.
    Gauguin fut aussi un créateur puissant, majeur, lent à s'épanouir, dont l'oeuvre irrigue le xxe  siècle et notre avenir, car il comprit le premier en pleine clarté les racines inconscientes de la beauté et ouvrit l'art occidental à l'imaginaire des autres peuples et civilisations. Un artiste-monde qui chercha à agréger toutes les formes héritées des hommes pour donner des éclats de lumière neufs.

  • Une jeune fille rêve près de la fenêtre. Le jour entre à flots, caresse les surfaces, épouse les reliefs et dore son visage... Dans cette intimité ouverte et recluse à la fois, les murs et les êtres reçoivent, comme une grâce, l'ondoiement de la lumière, et tout évoque un ailleurs dont le chemin s'est perdu. En un mot, le monde est beau. C'est l'unique leçon de Vermeer. Encore faut-il ouvrir les yeux... Mais comment faire ? Comment regarder ce qu'en général nous voyons sans y prêter attention ? Ou comment voir ce qu'ordinairement nous regardons sans y penser ? En donnant la parole à ces éducateurs du regard qui empruntent le chemin de la connaissance pour en venir à la simplicité même. Au bout du savoir, c'est l'évidence qui nous attend. Et la saveur inaltérée d'un monde stupéfiant, lumineux et serein : le nôtre. Jacques Darriulat a enseigné la philosophie en classe de Lettres supérieures au lycée Henri IV, à Paris, puis la philosophie de l'art à la Sorbonne (Paris-IV). Il est l'auteur d'un site consacré à la philosophie : www.jdarriulat.net Raphaël Enthoven enseigne la philosophie autant que possible, sur toutes les estrades qu'on lui prête. Le goût de transmettre lui vient (entre autres) des cours de Jacques Darriulat dont il fut l'élève en hypokhâgne.

  • Peintre, sculpteur, inventeur, scientifique, musicien, architecte, metteur en scène... Le génial Léonard de Vinci demeure un des personnages les plus énigmatiques de l'histoire.
    Pour déchiffrer la vie et l'uvre du grand artiste, l'auteur nous entraîne à travers ses mystérieux tableaux et nous fait parcourir les innombrables domaines de recherche, de l'anatomie à l'étude de la nature, de l'ingénierie à la musique et au spectacle, que Vinci a explorés et marqués à jamais de son empreinte.
    Captivant et fascinant, ce livre est un parcours pour comprendre l'homme aux inépuisables secrets, un itinéraire qui déconstruit les mythes et révèle une vérité cachée. Un véritable voyage dans le monde d'un génie, envoûtant et mystérieux comme ses chefs-d'oeuvre.

  • La collection Biographics vous fait découvrir les grands artistes et penseurs de notre histoire. À travers des infographies ludiques, chaque titre décrypte la vie et l'oeuvre d'une figure qui a marqué à jamais notre culture. Vous savez sans doute que Vincent Van Gogh (1853-1890) se coupe l'oreille au cours d'une crise de démence, passe une partie de sa vie dans une maison jaune à Arles et peint des tournesols. Mais savez-vous : - Qu'avant de devenir artiste, il se lance dans une carrière de prédicateur évangélique ? - Qu'il est l'auteur d'une correspondance de près de 1 000 lettres ? - Qu'il peint plus de 2 000 tableaux, mais n'arrive à en vendre qu'un de son vivant ? - Que son amour du jaune est peut-être dû à sa consommation d'absinthe ? - Qu'il a l'habitude singulière et dangereuse de manger de la peinture ?  Cette biographie visuelle de Vincent Van Gogh vous plongera au coeur de l'univers de l'artiste.

  • Faisant suite et complément à ses essais déjà traduits sous le titre Questions d'art, les études sur la peinture française qui composent De Monet à Picasso sont en réalité le premier ouvrage théorique à avoir été publié en 1913 par Max Raphael (1889-1952). Ce tenant d'une théorie matérialiste de l'art, au regard infatigablement fixé sur la matière des oeuvres, tente d'y faire parler les formes et d'y esquisser une « science empirique de l'art ». Marquant une manière de dépassement définitif du subjectivisme impressionniste, il décrit ainsi à la veille de la Première Guerre mondiale la mutation de la peinture moderne. Et cela, après avoir découvert Cézanne puis rencontré, à Paris, Rodin, Matisse ainsi que Picasso, ce dernier l'ayant occupé toute sa vie. À la fois pionnier et critique de la modernité, Max Raphael y remet également en perspective l'histoire de l'art traditionnelle non sans tenter une audacieuse refondation de l'esthétique. C'est assez dire la lacune que vient combler la traduction de ce livre qui apparait aujourd'hui comme une féconde et radicale percée philosophique au sein de la psychologie de la création. Et de nous permettre de mieux apprécier l'importance, dans le panorama si riche de la réflexion sur l'art en Allemagne, de l'oeuvre considérable de son auteur surgie à l'époque difficile de la République de Weimar puis déracinée par le nazisme.

empty