• De quelle Russie Poutine est-il le maître ? Pour unifier ce peuple pluriel conquis tour à tour par les Vikings et les Mongols, sans véritable frontière naturelle, aussi européen qu'asiatique, la Russie a fait de ses multiples influences son identité propre, quitte à en forger les légendes.
    Mais, en jouant de ce passé, elle s'est enfermée et contrainte dans ses rapports au monde extérieur. Telle est la thèse de Mark Galeotti qui, tout en relatant avec brio son histoire en quelques chapitres enlevés, nous donne les clés pour comprendre ce pays-continent. Une réflexion passionnante et jamais coupée de l'actuelle Russie.

  • Une synthèse globale par un spécialiste incontesté.On connaît la sentence de Churchill : " La Russie est un rébus enveloppé de mystère au sein d'une énigme. " Son histoire résulte d'une longue construction de plus d'un millénaire, élaborée sous deux dynasties, celles des Riourikides et des Romanov, avant un XXe siècle placé sous l'égide de la " grande révolution d'Octobre ". Cette dernière va générer un projet sociétal, à l'échelle mondiale, prétendant construire une société plus juste, socialiste, et capable de rivaliser avec le monde capitaliste occidental. Jean-Pierre Arrignon, étudiant aussi bien les événements politiques, économiques, militaires, artistiques et culturels qu'architecturaux, décrit avec passion les spécificités de l'édification de ce pays-continent qui, à travers les siècles, a traversé les pires épreuves et a toujours su se reconstruire. Considérant la Russie comme la fille aînée de Constantinople, il rend toute sa place à une dynamique culturelle fondatrice d'une civilisation dont l'Église orthodoxe est l'un des piliers - et la langue russe le cicérone. À travers cette vaste fresque, il s'attache à ce que l'on comprenne la Russie avant de la juger - elle qui reste en effet mal connue et souvent critiquée. À ce que l'on apprenne, aussi, à apprécier ses inépuisables richesses.
    Une somme brillante et enlevée, qui fera date.

  • Pour mieux comprendre un siècle de grandeur, de terreur et de mensonges ! Le Kremlin. Derrière ses murailles de brique rouge, combien la célèbre forteresse moscovite a-t-elle abrité de complots, de crimes et de trahisons ? Depuis la révolution de 1917, elle est le centre et le symbole de l'Empire soviétique fondé par Lénine et Trotski, conforté par Staline, géré par Khrouchtchev et Brejnev, mis à bas par Gorbatchev et restauré, tant bien que mal, par Poutine. Un siècle de grandeur, de terreur et de mensonges !
    Combien d'énigmes, d'ombres, d'interrogations et de secrets reste-t-il derrière ses remparts ? Bernard Lecomte mène l'enquête avec brio et livre seize épisodes fracassants et emblématiques de ce monde de feu et de sang, où se côtoient le drame et le romanesque.
    " Un panorama qui va de Raspoutine... à Poutine. "
    Le Temps.

  • Annexion de la Crimée, ingérence dans les élections américaines, empoisonnement de Sergueï Skripal : les services secrets russes sont bel et bien de retour. Mais, au fond, sont-ils vraiment partis ?

    Du « parapluie bulgare » au Novitchok, de l'espionnage atomique à la cyberguerre, du KGB au FSB, Andreï Kozovoï brosse une vaste fresque peuplée d'agents aux multiples facettes, lesquels ont acquis au fil des ans une expérience sans équivalent, mais aussi un considérable pouvoir de nuisance. Pilier du régime, les services secrets permettront- ils à Vladimir Poutine de maîtriser le monde ou seront-ils le monstre de Frankenstein qui provoquera sa chute ?

  • « La Russie est un rébus enveloppé de mystère au sein d'une énigme. Mais il y a peut-être une clé : l'intérêt national de la Russie. » (W. Churchill)

    Plus de 100 cartes et infographies pour comprendre les problématiques actuelles et les enjeux pour la Russie.

    o Traditions, démographie, retards d'équipements : les faiblesses d'un géant.
    o Énergies, industrie spatiale, aéronautique, nucléaire, armée : la puissance russe retrouvée.
    o Basculement vers l'Asie et tensions avec l'Europe : la dérive géopolitique du continent.

    Crise ukrainienne, évolution des frontières, nouvel équilibre mondial : cet atlas met en perspective les intérêts géostratégiques de la Russie d'aujourd'hui.

  • Le livre-référent sur la guerre civile russe (1917-1922)Après la révolution de Février et le coup d'État bolchevique d'octobre 1917, l'ancien Empire russe continue à se déchirer. Les rouges et les blancs, certes, mais aussi les verts, les paysans, les Alliés et les Allemands sont alors autant d'acteurs de cette tragique guerre civile, de ce chaos indicible dont Alexandre Jevakhoff cerne les implications profondes et les raconte avec talent et passion, fort de sa connaissance intime de l'âme russe. Le résultat de ce travail est exceptionnel, et redonne à ce moment méconnu mais essentiel de l'histoire du XXe siècle la place qui lui revient : assurément l'une des toutes premières.
    " À la lumière de recherches impressionnantes, cette somme éclaire magistralement les mille rouages d'un conflit qui se solda par 10 millions de morts. "
    Le Figaro Histoire

  • Embrasser toute l'histoire russe dégage des lignes de force et des permanences structurelles, en dévoilant les réalités complexes d'un État-continent.

    Plus de 90 cartes et infographies inédites présentent l'histoire de la Russie, mettant l'accent sur les différentes régions d'un territoire immense et sur les modalités de son contrôle par l'État.

    o La Russie impériale, puissance en expansion depuis le XVe siècle, est fragilisée par une modernisation tardive et la guerre ; elle est mise à terre par la Révolution de février 1917
    o La Russie soviétique se forge dans une immense violence politique et sociale tout en donnant naissance à un monde nouveau, urbain et industriel
    o La période postsoviétique voit la Russie, après un temps de repli et d'incertitudes, tenter de renouer avec sa grandeur passée.

    D'Ivan III, «grand-prince de Moscou et de toute la Russie» au XVe siècle, à Vladimir Poutine, président d'un pouvoir central de retour sur la scène internationale, le territoire de la Russie a ainsi connu de nombreuses évolutions.

  • - 44%

    Un des grands livres sur la Russie tsariste. La Russie sous l'Ancien régime (paru en 1974 aux Etats unis puis en Angleterre) est d'abord une formidable introduction à la civilisation russe, écrite de main de maître par un historien connu pour sa prose limpide et son sens du récit. Fondamentalement différente des pays européens, soumise à des contraintes géographiques fortes, la Russie était caractérisée par la permanence d'un système " patrimonial " : l'État, qu'il soit tsariste ou soviétique, était le propriétaire du pays et de ses habitants. C'est ensuite un livre à thèse passionnant qui rappelle utilement, que le coup d'État bolchevique de 1917 et le régime totalitaire qui en est issu, n'ont jamais fait " table rase du passé ", mais au contraire, ont bénéficié d'un terreau idéal - celui de l'autocratie tsariste que Pipes raconte et dissèque dans la lignée de L'Empire des tsars de Leroy-Beaulieu. Il semble que l'échec de la Russie à mettre en place un régime véritablement démocratique après la chute du communisme, si l'on compare son destin à celui d'autres pays d'Europe de l'Est, confirme la thèse de départ de Pipes : La Russie n'est pas condamnée à vivre éternellement sous un régime despotique ou semi-despotique, mais son héritage historique rend la rupture définitive d'avec ce dernier particulièrement difficile. Alors que la Russie de " Poutine II " s'enfonce aujourd'hui dans une nouvelle dictature, tous ceux qui s'intéressent à ce pays doivent lire cet ouvrage essentiel. "Limpide et éloquent"Le Figaro Histoire "Enfin édité en France"Le Figaro Littéraire "Le récit est passionnant, mystérieux, comme toujours. Et surtout il éclaire le présent."Point de vue "Chacun l'aura compris, on tient là, enfin, à l'ouvrage capital dont on ne voit pas qu'à ce jour il ait pu être dépassé"Les affiches de Normandie "Un portait percutant et acerbe de la Russie d'avant 1917"Le Temps

  • Historien de l'URSS stalinienne, Nicolas Werth a éprouvé le besoin d'aller sur place, à la recherche des traces du plus grand système concentrationnaire du vingtième siècle. La route de la Kolyma est le récit de cette expédition insolite et fascinante dans l'immense contrée isolée de la Sibérie orientale, à neuf heures de vol de Moscou. Région emblématique du Goulag, la Kolyma, grande comme deux fois la France, est aujourd'hui une région sinistrée, aux villes dépeuplées. Nicolas Werth a rencontré les derniers survivants des camps, mais aussi les membres de l'association Memorial qui luttent pour que cette page sombre de l'Histoire ne soit pas oubliée. Il a sillonné les pistes de la Kolyma, pour tenter de retrouver les vestiges des camps de travail forcé, où les détenus extrayaient, dans des conditions extrêmes, l'or, la grande richesse de la Kolyma. Une quête souvent vaine, tant les traces se sont effacées dans ces terres que l'homme n'a jamais véritablement conquises. Comment appréhender cette civilisation disparue ? Ce voyage à la recherche de la Kolyma perdue est aussi une réflexion sur le métier d'historien.

  • Directement associé à la dictature de Staline, le goulag enferma et soumit au travail forcé plus de 22 millions d'individus. En expansion permanente de 1930 à 1953, cette pratique ne survivra pourtant pas au petit père des peuples. Synthétique et concis, cet ouvrage explicite la place de ce système pénitentiaire au sein de la dynamique soviétique avant d'en montrer l'importance, au-delà de son contexte, pour notre compréhension historique du XX e siècle.
    Pendant la dictature stalinienne, la police politique enferma au Goulag et soumit au travail forcé plus de 28 millions de personnes. Les répressions contre les opposants politiques et les campagnes pour purger et discipliner la population soviétique alimentèrent camps et villages d'exil pendant trente ans (1930-1960). Composant une main-d'oeuvre corvéable à merci, détenus et exilés furent au service d'une entreprise productiviste sans précédent.
    Comment expliquer l'importance du Goulag dans les dynamiques de croissance extensive en URSS ? Quel type de société s'est formé dans les camps et en exil ? Quelle influence ce système pénitentiaire a-t-il exercé sur la société soviétique ? Pourquoi et comment les compagnons de Staline ont-ils démantelé le Goulag après sa mort en 1953 ?
    L'expérience du Goulag dépasse le cadre de la seule histoire de l'URSS : elle concerna non seulement des Soviétiques de toutes nationalités, mais aussi des millions d'Européens et d'Asiatiques. À ce titre aussi, elle est au coeur de l'histoire du XXe siècle.

  • En 2014, Vladimir Fédorovski a publié Poutine, l'itinéraire secret, relatant les détails de l'ascension de l'actuel président russe (1952-2000). En même temps, il annonça la parution du deuxième volet de son enquête (2000-2017). Les derniers événements ont confirmé la pertinence d'une telle publication. La tension internationale, la crise ukrainienne, le retour à une nouvelle guerre froide, la crise syrienne et, dernièrement, l'élection de Donald Trump ont porté la personnalité de Poutine au pinacle. Depuis son arrivée au pouvoir suprême, en 2000, son aura n'a cessé de croître, au point que ce qui passait pour une figure de style est devenu une réalité : Poutine le Tsar. Par-delà les appréciations et opinions, ce livre d'actualité propose de déchiffrer ce phénomène par le biais de multiples clefs. De l'ensemble surgit, tel un portrait à multiples facettes, le nouveau tsar de toutes les Russies. Y sont analysées sa psychologie, sa carrière de leader politique, mais aussi la géographie et l'histoire de son pays. Poutine devient ainsi un reflet de la Russie elle-même, avec ses hantises, ses faiblesses, ses fantasmes et sa force. Mais c'est aussi un livre de révélations sur un personnage hors normes, sur son entourage, son système, sa vie personnelle, ses méthodes, sans parler de ses liens avec les oligarques et les services secrets. Bousculant les idées reçues et l'esprit politiquement correct, Poutine de A à Z dessine le portait inattendu de l'homme fort de la Russie confronté au choc de l'élection de Donald Trump, déterminant pour l'avenir de notre planète.

  • En 1613, les Romanov ont été portés sur le trône de Russie à l´issue desiècles tragiques où le pouvoir a été transmis ou conquis par le meurtre. De 1613 à 1917, quinze souverains donttrois femmes ont incarné la dynastie. Les Romanov ont gouverné un empire devenu le pays le plus étendu du monde - ce qu´il est encore en 2013. Cette dynastie exceptionnellement brillante, certains empereurs - Pierre le Grand, Catherine II, Alexandre II - comptent parmi les plus hautes fi gures de l´histoire universelle, a permis à la Russie de devenir une très grande puissance européenne puis mondiale. Pourtant, le sang n´a cessé de couler au pied du trône. De là, trois questions, l´histoire russe a-t-elle créé les conditions de cette violence ininterrompue? Le destin tragique de cette dynastie était-il écrit dans son passé: invasions, cultures, religions diverses qui se mêlaient sur la terre russe? Ce rapport inédit du pouvoir légitime et de la violence conduisaient-ils inéluctablement à la tragédie fi nale et au système totalitaire dont la capacité de durer et la violence furent non moins exceptionnelles ? Historienne de la Russie, Hélène Carrère d´Encausse est membre de l´Académie française depuis 1991 où elle a été élue Secrétaire perpétuel en 1999. Elle a reçu le prix Aujourd´hui pour L´Empire éclaté (Flammarion) en 1978, le prix Louise-Weiss en 1987, et le prix Comenius en 1992 pour l´ensemble de son oeuvre. Sa biographie de Nicolas II (Fayard 1996) a obtenu le prix des Ambassadeurs en 1997.

  • Une synthèse originale sur l'histoire russe de la mort de Staline jusqu'à nos jours. Vladimir Poutine est-il l'homme d'État qui redonnera à la Russie son statut de grande puissance ou n'est-il qu'un dictateur qui rêve d'empire ? La crise économique actuelle pourrait-elle plonger le pays dans un nouveau cycle de violences, un siècle après la révolution de 1917 ? Doit-on voir dans la Russie notre alliée naturelle contre le terrorisme, au risque d'oublier que sa législation a rétabli le délit de blasphème ? Pour tenter de répondre à ces questions, et bien d'autres, l'auteur entame son récit en mars 1953, alors que Staline est à l'agonie et l'Union soviétique à la croisée des chemins. De Khrouchtchev à Poutine, tous ses successeurs seront des réformateurs qui sentiront sur leur nuque le souffle glacé du Commandeur. Une histoire enrichie de nombreux textes et documents inédits traduits du russe par l'auteur.

  • Ce document passionnant nous fait découvrir ces héroïnes qui ont combattues les nazis et ont affronté l'horreur de la Seconde guerre mondiale. À la fois essai méticuleusement documenté et récit romanesque, Les Femmes tireurs d'élite de l'Armée rouge permet de redonner la parole à ces oubliées de l'histoire.
    À partir de 1942, l'Armée rouge décide de faire appel à de plus en plus de femmes pour compenser ses pertes catastrophiques. Si certaines sont volontaires, la plupart sont en réalité mobilisée d'office. Majoritairement très jeunes, elles se retrouvent auxiliaires dans les états-majors, infirmières, assistantes mitrailleuses et, pour beaucoup, tireuses d'élite. Soumises à un entrainement brutal et intensif d'à peine quelques mois, elles sont ensuite envoyées directement sur le front. Grâce à des archives inédites ainsi que de nombreux entretiens, Liouba Vinogradova retrace leur histoire et nous entraîne à leur côté dans leurs vies quotidiennes au sein des unités, à côtoyer la mort, confrontées non seulement à la violence de la guerre mais également aux discriminations liées à leur sexe.

  • Ce qui s'est affublé du nom de communisme depuis 1917 est une catastrophe historique qui continue à produire ses effets les plus sombres sur l'humanité en la privant d'alternative. Si l'avenir est confisqué par le néolibéralisme, c'est en grande partie dû à la figure odieuse de la forme hyper-étatique du communisme au XXe siècle qui hypothèque toute sortie émancipatrice du capitalisme. Or l'idéal communiste de l'auto-émancipation n'était pas vain. Pour le raviver, il faut se défaire de toute illusion rétrospective, étudier les pratiques des bolcheviks et comprendre comment le communisme en est arrivé à ce retournement étatiste. On sera dès lors à même de trouver les nouvelles pratiques et théories qui permettent d'envisager une ouverture des futurs.

  • « Lors de mon premier séjour en URSS, au début des années 1960, je me trouvais seul à Léningrad, et, comme il est d'usage dans ce pays, je m'assis au restaurant à une table où il y avait déjà un convive, un offcier de la marine marchande. Bientôt, nous bavardions.
    "Qu'êtes-vous venu faire en Russie ?
    - Je suis historien et je prépare une thèse de doctorat.
    - Sur quel sujet ?
    - Sur la révolution en Russie.
    - Intéressant, intéressant..."
    Alors, quittant la table, il passa derrière moi, me caressa doucement la nuque et murmura : "Pauvre petit..."
    Commisération pour un jeune naïf qui croit qu'on le laissera librement travailler ? Qui imagine pouvoir pénétrer le secret du passé du pays ? Cette caresse était un message. »
    Premier historien à avoir eu accès en URSS aux archives du parti communiste, Marc Ferro a été le témoin direct du stalinisme et de la perestroïka. Comment les Russes ont-ils vécu ces bouleversements ? Comment envisagent-ils l'avenir ? En prenant à son habitude des chemins de traverse - ses propres souvenirs de scènes vécues, la politique, le cinéma et la littérature -, Marc Ferro renouvelle l'analyse de la révolution de 1917 et du régime soviétique et nous fait entrer dans la vie et l'esprit des Russes, un peuple qu'il connaît si bien.

  • L'histoire bi-séculaire de l'une de ces grandes familles qui contribuèrent à faire l'Europe de la finance, de la politique et de la culture. Une saga franco-russe.La dynastie russe des barons de Gunzburg a tenu une place considérable dans l'Europe du xixe et de la première moitié du xxe siècle tant par ses entreprises économiques que ses activités philanthropiques, son mécénat et ses engagements politiques. En mêlant approche intime et grande histoire, Lorraine de Meaux fait surgir de l'oubli l'une après l'autre les figures emblématiques de cette famille qui joua un rôle de chef de file au sein de la communauté juive de Russie : le rabbin et le banquier, le propriétaire de mines d'or et le chasseur émérite, le savant orientaliste et l'aventurier, le peintre et l'impresario des Ballets russes, le comédien à Hollywood et le résistant de premier plan... Dès le Second Empire, les Gunzburg s'installent dans un fastueux hôtel particulier de la place de l'Etoile et choisissent la France pour seconde patrie. Chacune à sa manière, les générations successives viennent enrichir cette saga entre Russie et France. Et si la fortune leur sourit souvent, elles n'échappent pas à la tragédie, subissant faillite, pogroms et antisémitisme. Des somptueux palais de Saint-Pétersbourg à la Seconde Guerre mondiale, de la révolution de 1917 à la Shoah, succès et épreuves ressuscitent un monde disparu, où se croisent grands-ducs et talmudistes du shtetl, peintres et hommes politiques, écrivains et artistes...
    Ce livre rend ainsi pour la première fois aux Gunzburg la dimension qui leur revient aux côtés des grandes familles juives telles que les Ephrussi, les Camondo, les Warburg ou les Rothschild.
    Agrégée et docteur en histoire, Lorraine de Meaux est spécialiste de la Russie. Elle a notamment publié La Russie et la tentation de l'Orient, Saint-Pétersbourg. Histoire, promenades, anthologie et dictionnaire
    et, en 2017, avec Patrice Gueniffey, Les Couples illustres de l'histoire de France.

  • La chronique de Moscou est emplie de grandeur et de sang, de complots, de folies et de mystères. Dans ce livre riche en révélations, Vladimir Fédorovski nous dévoile les coulisses du Kremlin, de la fin du stalinisme aux années Poutine. Acteur et observateur privilégié des événements qui ont entraîné la fin du communisme, sa longue familiarité avec les arcanes politiques lui a permis de recueillir des témoignages inédits et de se plonger dans des archives confi dentielles. C'est ainsi qu'il nous conte aussi bien l'histoire de l'espionnage russe
    en Occident, avec ses épisodes parfois comiques, que les secrets du pouvoir suprême où certains accédaient à la gloire, tandis que d'autres finissaient en exil ou en prison.
    Vladimir Fédorovski retrace ici une épopée hors du commun où la réalité dépasse souvent la fiction, avec certains souvenirs personnels qui font parfois songer à Game of Thrones. Enfin, à la lumière de l'élection présidentielle de 2018, l'auteur nous éclaire sur la guerre de succession autour de Vladimir Poutine.

  • Entre 1905 et 1922, l'Empire russe a connu une série d'épisodes révolutionnaires qui ont abouti à la chute de l'empire tsariste et à la création de l'Union soviétique. L'ouvrage se consacre à cette quinzaine d'années qui ont métamorphosé la Russie de Nicolas II et le monde tout entier en présentant et analysant les différentes phases du processus révolutionnaire.
    Le soulèvement en 1905 contre le régime autocratique des Romanov est le premier de ces événements. Il bouleverse les anciens équilibres et fait entrer le pays dans une profonde crise d'identité politique, entre maintien de l'autocratie et expérience constitutionnelle. L'entrée de l'empire dans la Grande Guerre, les échecs militaires, la crise économique et les grèves aboutissent à la révolution de Février 1917, à l'abdication du tsar et à la formation d'un gouvernement provisoire. Enfin, la révolution d'Octobre 1917 voit la prise du pouvoir par les bolcheviks, l'instauration d'un gouvernement communiste et le début d'une guerre civile qui durera jusqu'en 1922, date de la création de l'Union soviétique.
    Cette analyse politique, institutionnelle et économique propose une vision ample de la période et montre la pérennité d'un domaine impérial russe, non pas dissous, mais reconfiguré par les nouveaux maîtres du pays.

  • Le nom de Iejov, ministre du NKVD, la police politique soviétique, est associé pour toujours au moment le plus sinistre de l'histoire russe, celui de la Grande Terreur (1937-1938) et de ses millions de victimes. Alexeï Pavlioukov a eu accès aux archives centrales du FSB (les services de police politique), habituellement fermées aux chercheurs, et en particulier aux dossiers d'instruction de Iejov lui-même et de ses plus proches collaborateurs, quand ils furent à leur tour arrêtés. Cherchant à se disculper, tous racontèrent dans le détail comment la machine avait été mise en marche sur ordre de Staline, et comment elle avait fonctionné pendant un peu moins de deux ans avec ses quotas de victimes planifiés. Iejov, personnalité banale, sinon falote, apprenti tailleur, soldat adhérant pendant la révolution au parti bolchevik dont il devient un fonctionnaire, s'élève peu à peu à l'intérieur de l'appareil grâce à une vertu que très vite relèvent ses chefs : l'aptitude à exécuter coûte que coûte les ordres reçus, sans états d'âme autres que la promesse d'une promotion. Petit, timide, piètre orateur, inculte, il serait probablement depuis longtemps oublié s'il était resté un homme de l'appareil du parti responsable des cadres et n'avait pas été, par la volonté de Staline, appelé à s'occuper de la police politique.Le lecteur suit pas à pas cette ascension, puis la chute quand Staline décide de mettre fin à la Grande Terreur et de se débarrasser de ses exécutants. Iejov fut un rouage essentiel de la Grande Terreur ; sa biographie est en réalité celle d'un système avec la part de hasards, de rencontres, d'opportunités de carrière, de logique bureaucratique et d'effets sanguinaires, dictés tant par l'aveuglement idéologique que par les circonstances d'une réalité qui échappe aux plans et se montre rétive aux programmes. C'est, somme toute, la biographie scrupuleuse d'une criminalité de bureau.

  • Les 500 derniers jours du dernier tsar racontés par lui-même. " C'est un document exceptionnel. Unique. Et presque inédit : depuis sa parution il y a plus de quatre-vingts ans, il n'a jamais été réédité en France. Durant plus de cinq cents jours, entre l'assassinat à Petrograd, en décembre 1916, de son prophète de malheur, Grigori Raspoutine, et la semaine précédant sa propre exécution, en juillet 1918, dans le sous-sol d'une maison d'Ekaterinbourg, en Sibérie occidentale, le tsar Nicolas II a tenu un journal presque quotidien. On y lit non seulement le témoignage anxieux d'un autocrate assistant, impuissant, à l'écroulement d'un empire séculaire dont il était le maître et le garant, mais aussi le récit froid, clinique [...], des derniers jours d'un père, d'un mari, d'un homme. Un homme blessé. Prisonnier. Humilié. Menacé. Condamné. Et bientôt assassiné. "
    Pour enrichir et mettre en valeur ce texte oublié, Jean-Christophe Buisson ne s'est pas contenté de le doter d'un appareil critique d'envergure. Il l'encadre par une préface inédite et une postface constituée d'une version revue du percutant chapitre qu'il a consacré à l'exécution du tsar dans son ouvrage
    Assassinés publié chez Perrin.

  • Avec la même veine narrative que Minuit au Pera Palace et le même talent pour embrasser la grande histoire à partir de destins singuliers, Charles King retrace l'histoire chaotique et fascinante d'Odessa, port russe conçu par l'impératrice Catherine II comme la perle de la mer Noire entre Orient et Occident. Une ville tour à tour géniale, berceau de Pouchkine, d'Isaac Babel et d'Eisenstein, et tragique, théâtre du massacre en 1941 de la quasi totalité de sa population juive.

  • Vingt ans après la Révolution russe, les fameux «  procès de Moscou  » (1936-1938) représentent l'acte fondateur du totalitarisme stalinien. En quelques mois, hauts dirigeants et militants de la première heure sont éliminés en nombre à l'issue de procédures kafkaïennes qui préfigurent les «  grandes purges  » de 1937 et 1938.Tout commence le 1er  décembre 1934 avec l'assassinat de Sergueï Kirov, seul rival de Staline en popularité au sein du Comité central. Un mois plus tard, 13  coïnculpés en plus de son meurtrier sont fusillés, au nom d'un improbable complot. Ce premier procès servira de matrice aux suivants  : accusation de haute trahison, de sabotage et d'espionnage  ; documents à charge créés de toutes pièces par le NKVD  ; torture physique et psychologique des prévenus  ; orchestration implacable des audiences destinée à les rendre crédibles auprès d'un public trié sur le volet. Il s'agit tout à la fois de se débarrasser de concurrents gênants, de fournir au «  Petit Père des Peuples  » une mainmise totale sur l'appareil du Parti et d'ériger un paravent médiatique aux exécutions de masse perpétrées dans l'ombre.Enrichi de témoignages et de documents d'archives déclassifiés après la dissolution de l'URSS, cet ouvrage propose un récit poignant de ces procès-spectacles, en intégrant les apports de la recherche historique des dernières décennies.  Historien et auteur de documentaires, Alain Frerejean est notamment l'auteur chez Fayard de C'était Georges Pompidou (2011) et chez Perrin de deux biographies croisées  : Churchill-Staline (2013) et Staline contre Trotski (2016). 

  • La déflagration de Petrograd provoqua des destinées extrêmes. Des femmes et des hommes se jetèrent à corps perdu dans cette envie révolutionnaire, portant leurs engagements jusqu'à l'incandescence. Beaucoup s'y consumèrent. Voici quatorze portraits de destins exceptionnels, forgés dans la tourmente d'Octobre-17.
    Ils ne sont pas tous acteurs de premier plan, mais chacun se saisit de l'événement pour l'amplifier ou pour se construire une vie nouvelle. La future diplomate Alexandra Kollontaï imposa à Lénine la libération des femmes. L'affairiste truand Naftali Frenkel participa à la construction du Goulag. Nestor Makhno organisa le premier grand soulèvement anarchiste. Yakov Blumkine, tout à la fois poète, espion, tueur et martyr de Staline. Jeanne Labourbe, l'institutrice française tuée à Odessa, Larissa Reisner, déesse guerrière de l'Armée rouge, Roman von Ungern-Sternberg, le baron fou de Sibérie, Isaac Babel, l'écrivain juif s'enrôlant comme soldat sur les conseils de Gorki, pour " courir le monde "...

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