• Une vie

    Simone Veil

    • Stock
    • 31 Octobre 2007

    C´est un événement. Simone Veil accepte enfin de se raconter à la première personne. De son enfance niçoise dans une famille juive complètement assimilée, et de sa déportation à Auschwitz avec sa mère et l´une de ses soeurs en mars 1944, jusqu´à ses fonctions les plus récentes, elle a su s´imposer comme une figure singulière et particulièrement forte dans le paysage politique français. Femme libre s´il en est, elle a exercé le pouvoir sans jamais le désirer pour lui-même mais pour améliorer, autant qu´elle l´a pu, les conditions de vie de ses concitoyens : à l´administration pénitentiaire, puis au ministère de la Santé dans le gouvernement Chirac sous la présidence de Valéry Giscard d´Estaing - c´est là qu´elle fait voter, contre son camp, la loi sur l´IVG ; à la présidence du Parlement européen, où elle se montre capable de tenir tête au Premier Ministre français, Raymond Barre ; comme ministre des Affaires Sociales, de la Santé et de la Ville dans le gouvernement dirigé par Balladur et présidé par François Mitterrand ; au Conseil constitutionnel ainsi qu´à la Fondation pour la mémoire de la Shoah. Fidèle à ce qu´elle estime être la fonction des rescapés des camps de la mort, elle a témoigné, chaque fois qu´elle l´a pu, en France comme partout, de son expérience d´Auschwitz. Mais cette femme de mémoire n´est jamais nostalgique, jamais passéiste, elle n´a souci que du monde de demain, celui qu´elle lèguera à ses petits-enfants et à ses arrière-petits enfants dont la place est grande dans sa vie. Elle a beaucoup voyagé, rencontré la plupart des « grands » de ce monde, vécu de près les événements majeurs du XXe siècle. Elle en parle sans forcer sa voix, mais on l´entend.

  • Depuis mai 2017, Bruno Le Maire est ministre de l'Économie et des Finances auprès d'Emmanuel Macron. Acteur des trois premières années du quinquennat, il offre un éclairage unique sur les décisions économiques, industrielles, financières et fiscales qui ont été prises durant cette période. Il en explique les intentions et la cohérence en les confrontant à notre histoire nationale. Il nous donne un accès privilégié à la pratique du pouvoir comme aux événements et crises qui ont marqué ces années. Il fournit aussi des clés de compréhension de la vie politique des grandes nations occidentales, bousculées par la crise de la Covid-19 et par l'émergence de la Chine.
    Dans ce nouveau livre, Bruno Le Maire réaffirme le lien essentiel entre littérature et pouvoir. Il définit les enjeux qui façonneront la France et l'Europe de demain.

  • «?Jadis, les rois de France étaient souvent affublés d'un surnom. Tantôt flatteurs, Philippe le Bel ou Louis XV le Bien-Aimé, tantôt moins agréables, Louis le Bègue ou Charles le Chauve. Il est tentant d'accoler aux présidents si monarchiques de la Ve République un tel surnom. Le général de Gaulle n'aura pas dédaigné de se voir honorer d'un Charles le Grand?; François Mitterrand aurait pu prétendre à François le Hutin à l'instar de Louis X ou encore Nicolas Sarkozy à Nicolas le Batailleur. Pour le président actuel, Emmanuel le Hardi semble le plus appro­prié. On aurait pu envisager aussi bien un Emmanuel le Téméraire, tant son élection relevait d'une audace presque impudente, tant son mandat se déroule sous le signe du risque perpétuel et des tensions permanentes. Mais qualifier le jeune président de «?hardi?» semble plus juste, puisque après tout la partie n'est pas jouée, l'échec n'est pas avéré, l'impasse n'est pas inévitable. Macron chevauche la stratégie du risque extrême mais aussi longtemps qu'il n'a pas renoncé, qu'il se bat, il subsiste une part de chance?; hardi plus que téméraire, même si la distance tient parfois à un fil. Car la France reste ce grand pays enviable aux orages non désirés. Y être président, c'est être impopulaire et être impopulaire, c'est être entravé. Voilà la malédiction présidentielle qu'Emmanuel Macron a la prétention d'affronter et de vaincre. Avec son courage et son énergie. Avec ses fautes et ses bourdes. Déterminé à réformer, donc en sursis perpétuel. Hardi.?» A.D.  

  • Pas une goutte de sang français Nouv.

    L'homme qui écrit ce livre n'est pas celui dont les Français croient tout connaître. Encore aujourd'hui, il suscite les moqueries, l'hostilité, rarement l'indifférence. Trop européen et libéral pour une gauche frondeuse ne se reconnaissant plus dans la social-démocratie  ; trop laïque au goût des communautaristes ; trop social pour une République en marche qui découvre - jamais trop tard - le peuple en gilets jaunes... Mais Manuel Valls est un homme surprenant, qui dissimule, sous une raideur dont il ne s'est jamais départi, une profondeur et une culture inattendues.
    Aujourd'hui apaisé,   il se livre  avec sincérité. Images de jeunesse, entre son père, peintre, sa mère et sa soeur, dans le petit appartement du Marais. Combats politiques  : de Michel Rocard à Emmanuel Macron, engagé à sa seule cause  ; du quinquennat Hollande, qu'il observe avec lucidité, au combat sans fin contre Dieudonné et Soral  ; sans oublier des pages engagées sur les Badinter, Eric Zemmour ou l'affaire Traoré.
    L'homme nous raconte aussi ses passions  : la peinture, la musique et la scène, de Vianney débutant à Blanche Gardin risquant tout ;   la littérature, dont il est fou, de Jules Verne à Camus , et en passant par Pagnol ; le football, bien sûr, depuis Battiston et Rocheteau.
    Manuel Valls regarde, s'interroge, découvre, et sa double nationalité lui donne sur la France un regard particulier  : à la fois jacobine et girondine, laïque et chrétienne. Intenable, politique, merveilleux, ce pays tant aimé.

  • Encore plus !

    Louis Maurin

    • Plon
    • 4 Mars 2021

    Un palmarès économique et social à rebours des idées reçues qui lève ainsi le voile sur cette France des " encore plus " : ceux qui traversent les crises sans embûches, tout en prétendant le contraire.Qui sont les privilégiés ? Uniquement des " super-riches " contre lesquels la gauche est vent debout ? Non, répond Louis Maurin, directeur de l'Observatoire des inégalités, qui dresse un tableau économique et social à rebours du discours ambiant.
    Entre ces super-riches et la France populaire et moyenne, les classes aisées vivent bien, voient leurs revenus progresser quand ceux des autres catégories stagnent. Elles affichent de plus en plus leur mépris pour la France des " perdants ", tout en réclamant davantage et en faisant tout pour maintenir leurs privilèges.
    Pendant ce temps, chômage et précarité font progresser l'insécurité sociale. Une armée de " flexibles ", souvent jeune et peu qualifiée, doit se soumettre pour répondre au mieux aux besoins des plus favorisés. La crise économique et sociale qui accompagne la crise sanitaire accentue encore un peu plus ces fractures.
    Pour séduire le peuple, les privilégiés détournent son attention en lui livrant des boucs émissaires " assistés " ou étrangers. Ils mettent en avant une hypocrite égalité des " chances " pour mieux défendre un système inégalitaire et célébrer les premiers de cordée. Les revendications légitimes des classes les moins favorisées sont étouffées. Mais la France d'en haut n'a pas gagné la partie, loin s'en faut. Les Français réclament instamment la justice sociale.

  • « Les Cahiers de l'Avenir en commun » permettent d'aborder le projet présidentiel de Jean-Luc Mélenchon à travers 4 thèmes : Démocratie et 6ème République, Le Progrès social et humain, La bifurcation écologique, et Pour une France indépendante.

    Après une introduction de Jean-Luc Mélenchon, chaque Cahier présente les sujets et les principales propositions. Pour terminer, un questionnaire consultatif permet aux lecteurs d'exprimer leur avis et de contribuer au programme.

    Ce mode de diffusion d'un programme et de consultation citoyenne est une première en France : il doit permettre aux lecteurs d'acquérir une vision globale du programme et d'en discuter.

    Le premier cahier traite de la crise démocratique et de la proposition phare du programme de Jean-Luc Mélenchon : convoquer une assemblée constituante en vue d'élaborer une nouvelle constitution, celle de la 6e République.

  • François Ruffin Nouv.

    Ses réseaux, ses méthodes, son plan caché pour l'Élysée...
    En quelques années seulement, François Ruffin, député de la Somme, électron libre de l'extrême gauche, a imposé son style et ses idées. Sa posture d'élu "proche du peuple" qui se paie au Smic et s'exprime sans filtre détonne. Mais est-il aussi transparent qu'il l'affirme ? Imagine-t-on l'infatigable défenseur des salariés précaires jouer finalement les patrons dictatoriaux ? Gérer seul la majeure partie des bénéfices de son documentaire à succès Merci Patron! ? Être mal à l'aise sur le thème de l'islam dans les banlieues ?François Ruffin est un personnage plus ambigu qu'il n'y paraît. Il se revendique par exemple du populisme, prône la fermeture des frontières, et répond opportunément à côté sur les questions liées à l'écologie ou au féminisme. Cette enquête de terrain, entre Amiens et Paris, révèle quelques vérités sur cet homme pressé de parvenir au pouvoir et de mener à bien ce qu'il considère comme une "mission".

  • Président cambrioleur

    Corinne Lhaïk

    • Fayard
    • 25 Novembre 2020

    « Les Français ne savent pas qui je suis. » Emmanuel Macron se plaint
    souvent de ne pas être compris. Ce livre est une enquête critique au coeur de
    sa personnalité, de son parcours, de sa manière de gouverner. Le huitième
    président de la Ve République s'est construit sur la transgression personnelle,
    familiale et politique. Son audace, son courage, son goût du risque peuvent
    fasciner. Ce président cambrioleur, on l'admire plus qu'on ne l'aime. On le
    hait plus qu'on ne le déteste.
    Son goût de la séduction jette un doute sur son authenticité. Macron prend
    la couleur du bain où il est plongé, il est l'homme de sincérités successives,
    contradictoires à force d'être multiples : quand est-il vrai ?
    Deux crises exceptionnelles, les gilets jaunes, puis la Covid-19, bouleversent
    son quinquennat. En révèlent les manques. Il tente de les combler,
    sans renier ses intentions d'origine, sans reconnaître qu'il est surpris, toujours
    dans la rationalisation a posteriori : au fond, ces choses-là, il les avait
    bien senties...
    Les crises sont pourtant un juge impitoyable et soulignent une faiblesse
    de ce président : sa difficulté à faire les choses. Elles lui offrent une scène où
    peut s'épanouir sa nature théâtrale. La normalité n'existe pas dans le métier
    de président, une bonne dose d'ego est indispensable à son exercice. À la
    condition de l'efficacité pour le pays.
    À la fois récit de l'intérieur, biographie, portrait, ce livre raconte le
    président. Il approche de près la réalité d'un homme qui verrouille
    son intimité. Fait inédit, la plupart des protagonistes de cette histoire
    romanesque, mais vraie, ont accepté de livrer leur témoignage :
    Emmanuel Macron, Brigitte Macron, leurs proches, le premier cercle
    du pouvoir, et tous ceux qui ont croisé, combattu, affronté ce président
    a-normal. Séduits ou déçus.
     
    Corinne Lhaïk est journaliste. Après avoir dirigé le service politique du
    magazine L'Express, elle rejoint la rédaction de L'Opinion en janvier 2020.
    Elle suit le parcours d'Emmanuel Macron depuis 2011.
     

  • L'engagement

    Arnaud Montebourg

    • Grasset
    • 4 Novembre 2020

    Ce voyage intérieur raconte une expérience d'accession au pouvoir jusqu'à son abandon, nous en faisant vivre et partager les espérances et les échecs.
    Un récit intime et sentimental qui passe de l'enthousiasme au doute, de l'inquiétude au conflit.   La dimension humaine de l'action politique nous fait découvrir la difficulté d'agir, de concrétiser, d'exercer sa volonté au fil de dossiers qui deviennent ici des feuilletons, des imbroglios, parfois des romans noirs
    Arnaud Montebourg est à la fois un homme sincèrement engagé dans l'action et un narrateur toujours sur le fil du doute. Les portraits qu'il dresse sont cruels et joyeux, sa peinture des situations rocambolesque, parfois trépidante, ses confessions troublantes de vérité sur ce monde des puissants qu'il faut pourtant bien contrôler, diriger et conduire.
    Le «  démondialisateur  » raconte de l'intérieur la fermeture des hauts fourneaux de Florange, la quasi-faillite de Peugeot, la vente à la découpe d'Alstom aux Américains par une poignée de dirigeants... Il se bat contre la technostructure, observe la faiblesse des individus confrontés aux rapports de force des sommets internationaux. Il assiste à la naissance du Macronisme dans le ventre de François Hollande, à l'effondrement d'un quinquennat perdu, engage la bataille de la marinière Made in France pour une reconquête industrielle, affronte le mur de l'austérité de l'Union Européenne, jusqu'à la confrontation dans le coeur du collège gouvernemental, menant à la rupture.
    Son retour à la vie au milieu des abeilles est comme un retour à la terre lointaine d'une sincérité retrouvée.
    Ce livre est le récit d'une ligne de vie brisée par les circonstances, mais une ligne de vie une et indivisible, dans la force intime de sa cohérence.

  • Ce court opuscule de Stéphane Hessel, ancien résistant, diplomate et militant politique, est devenu en 2009 un phénomène d'édition avant d'inspirer un mouvement social d'une ampleur planétaire! Indignez-vous! défend l'idée selon laquelle l'indignation est le ferment de l'esprit de résistance et constate que les raisons de s'indigner dans le monde d'aujourd'hui ne manquent pas : l'écart grandissant entre les très riches et les très pauvres, l'état de la planète, le traitement fait aux sans-papiers, aux immigrés, aux Roms, la course au "toujours plus", à la compétition, la dictature des marchés financiers, jusqu'aux acquis bradés de la Résistance - retraites et Sécurité sociale. Stéphane Hessel en appelle à une "insurrection pacifique". François Morel fait résonner les propos pleins de sagesse et d'indignation de Stéphane Hessel. En bonus, une interview de Stéphane Hessel réalisée en 2012.

  • La mise en oeuvre d'un revenu universel d'existence et la promotion de l'écologie sociale sont les deux réponses les plus adéquates pour surmonter les crises que nous traversons et assurer la relève de notre société. L'alternative au statu quo ou au repli nationaliste sous le seul prétexte de reconstituer une souveraineté industrielle disparue, est l'écologie sociale. Il faudra engager une transition écologique et énergétique radicale au niveau européen et permettre le changement d'échelle de l'économie sociale et solidaire. Mais le passage à une autre société plus tempérante, plus respectueuse des personnes et de l'ensemble du vivant suppose que nous changions aussi notre regard sur le travail. Reconnaissons que notre société s'est lourdement trompée en préférant systématiquement les biens aux liens, la valeur économique à la valeur sociale.
    Dans plusieurs pays occidentaux, la proposition d'un revenu universel d'existence ou d'un revenu de base est réapparue avec la crise du Covid. La réponse sociale française est insuffisante et reste arrimée aux cendres d'un monde qui se consume sous nos yeux. L'accès au chômage partiel est conditionnel et de surcroît réservé aux salariés. Il est loin de couvrir les besoins de tous, notamment des indépendants, dont la propagation de l'épidémie et les décisions de confinement du gouvernement ont brutalement réduit les revenus à néant. Un revenu universel et inconditionnel réparerait cette injustice. Qui peut affirmer que d'autres crises sanitaires mondiales liées aux conséquences écologiques du néolibéralisme n'auront pas lieu à court terme ?
    S'il faut bien sûr prévenir ces crises en reconstituant une réponse sanitaire efficace, il faut nous prémunir de leurs conséquences économiques et sociales tragiques. Le revenu universel et inconditionnel est l'antidote social à la répétition de ces crises sanitaires.
    Il est enfin un outil incomparable d'émancipation. On peut aujourd'hui avoir un emploi et un salaire sans vivre décemment, sans être véritablement libre ni maître de son destin. En libérant chacun d'une dépendance exclusive au revenu qu'il tire de l'emploi, le revenu universel donne une capacité de négociation et de choix à chaque individu. En ce sens, il permet l'exercice d'une citoyenneté intégrale, y compris dans l'ordre économique.
    L'émancipation sociale passe par cette pratique individuelle de la liberté. Nous ne fabriquerons pas de société plus coopérative, moins égoïste et moins cupide sans donner davantage d'autonomie et de liberté à chaque citoyen.

  • Les liquidateurs

    Olivier Marleix

    Depuis quarante ans, une élite veut liquider la France. Depuis 2017, cette élite est au pouvoir.
    Olivier Marleix a été l'un des premiers hommes politiques à dénoncer les moeurs d'une certaine élite, au moment de la vente d'Alstom. C'est à cette occasion qu'il a rencontré celui qui deviendrait un des plus grands liquidateurs du pays : Emmanuel Macron, alors ministre de l'Économie. Depuis 2017, le jeune président poursuit son projet : ouvrir les portes de la France aux capitaux et gouvernances étrangers, à une mondialisation déloyale.Dans cet essai, Olivier Marleix fait un bilan sans concession des années En Marche, où les intérêts privés et l'appétence pour l'argent ont définitivement supplanté l'intérêt général. Il nous dit ainsi combien il est urgent d'en finir avec le macronisme, au risque sinon de voir notre souveraineté défaite et notre pays et ses industries définitivement liquidés.

  • Tout ça pour ça

    ,

    • Plon
    • 21 Janvier 2021

    Couacs, déceptions, démissions : enquête au coeur de l'Assemblée nationale. C'est l'histoire d'une promesse non tenue. Celle du renouvellement de la classe politique et de ses vieilles pratiques, à l'heure où la crise de la démocratie représentative est à son paroxysme. On accusait les " anciens " députés d'être déconnectés de la réalité, ne faisant pas toujours preuve d'exemplarité. Qu'en est-il des nouveaux, élus en masse en 2017 ? S'ils ont fait leurs premiers pas à l'Assemblée nationale avec les meilleures intentions, ils ont rapidement montré leurs limites en faisant preuve d'amateurisme, de maladresse et de suivisme. Certains d'entre eux ont même commis des erreurs plus ou moins graves.
    En seulement trois ans de législature, les parlementaires de la majorité comme de l'opposition ont dû faire face aux crises majeures de l'affaire Benalla, des " gilets jaunes ", de la réforme des retraites ou du coronavirus. Des événements qui ont révélé au grand jour leur méconnaissance du rôle de député, et parfois, osons-le, leur incompétence.
    Entre erreurs de casting et grand désenchantement, ce livre relate, à travers une année d'enquête et d'entretiens, les ambitions ratées d'un " nouveau monde " qui, malgré les traits rajeunis, ressemble beaucoup à l'ancien, l'expérience en moins. L'échec n'en est que plus cuisant.

  • « Toute ma vie j'ai eu de la chance, beaucoup de chance, peut-être même trop de chance quand je pense à tous ceux qui n'ont d'autre choix que d'affronter la grisaille d'un quotidien désespérant et, souvent, douloureux. Ce n'est pas que les épreuves m'ont été épargnées. J'ai eu mon lot d'échecs professionnels et personnels. J'ai même l'impression d'avoir parfois dû payer un prix élevé au succès, et à la notoriété. Mais jamais, au grand jamais, je n'ai connu l'ennui.
    D'aussi loin que je me souvienne, j'ai pu vivre avec passion, rencontrer des interlocuteurs souvent hors normes, et me confronter à des événements dont l'histoire pourra garder le souvenir. La passion et le besoin d'engagement ont toujours été présents au coeur de mon identité. Au fond, si je ne connais pas le "pourquoi" de cette inclination si ancrée en moi, au moins ai-je eu l'envie d'expliquer le "comment". J'ai pris beaucoup de temps avant de m'engager sur ce chemin d'une vérité que je veux la plus sincère possible, même si je sais qu'elle sera, par nature, relative. »

  • La question essentielle, pour la compréhension de l'état du monde contemporain, est celle de l'inégale répartition des richesses entre les sociétés : pourquoi une telle domination de l'Eurasie dans l'histoire ? Pourquoi ne sont-ce pas les indigènes d'Amérique, les Africains et les aborigènes australiens qui ont décimé, asservi et exterminé les Européens et les Asiatiques ?
    Cette question cruciale, les historiens ont renoncé depuis longtemps à y répondre, s'en tenant aux seules causes prochaines des guerres de conquête et de l'expansion du monde industrialisé. Mais les causes lointaines, un certain usage de la biologie prétend aujourd'hui les expliquer par l'inégalité supposée du capital génétique au sein de l'humanité.
    Or l'inégalité entre les sociétés est liée aux différences de milieux, pas aux différences génétiques. Jared Diamond le démontre dans cette fresque éblouissante de l'histoire de l'humanité depuis 13 000 ans. Mobilisant des disciplines aussi diverses que la génétique, la biologie moléculaire, l'écologie des comportements, l'épidémiologie, la linguistique, l'archéologie et l'histoire des technologies, il marque notamment le rôle de la production alimentaire, l'évolution des germes caractéristiques des populations humaines denses, favorisées par la révolution agricole, le rôle de la géographie dans la diffusion contrastée de l'écriture et de la technologie, selon la latitude en Eurasie, mais la longitude aux Amériques et en Afrique.

  • Jean-Pierre Chevènement nous fait entrer, pour la première fois, dans sa vie personnelle et familiale pour mieux nous raconter cinquante ans d'histoire française, d'engagements et de combats hors du commun. D'une enfance meurtrie dans la France occupée, il tirera l'énergie de paris successifs, mû par l'idée que celui " qui veut risquer sa vie la sauvera " (saint Matthieu). Il rencontre " l'Histoire en train de se faire " durant la guerre d'Algérie. À son retour, il entreprend avec une poignée de camarades de construire une autre offre politique à gauche, qui passe par la création du CERES, la rencontre avec François Mitterrand, le congrès socialiste d'Épinay, d'où s'élance une génération avide de " changer la vie ". Le " Che " nous raconte la conquête du pouvoir de 1971 à 1981 comme un véritable roman, où se mêlent audaces stratégiques et luttes opiniâtres. Multipliant savoureuses anecdotes et portraits sans concession, il démythifie la " deuxième gauche " et croque avec une douce ironie son leader, Michel Rocard. Il évoque Mitterrand à différents moments d'une relation de trente ans, où la complicité le dispute à l'affrontement. Il dépeint aussi les figures de Laurent Fabius et de Lionel Jospin, et rappelle le rôle injustement sous-estimé de Pierre Mauroy et de Jacques Delors qui surent dire " non " à Mitterrand. Éducation nationale, Défense, Intérieur : pendant près de dix ans, Chevènement donnera une colonne vertébrale à l'État. Quand viennent, en 1989-91, le grand retournement du monde et le triomphe planétaire du capitalisme financier, il ne renonce pas : non à la guerre du Golfe et au clash des civilisations ! non à Maastricht et à une Europe coupée des peuples ! Il éclaire les raisons toujours actuelles qui le conduisirent à mettre en pratique à trois reprises sa célèbre formule " Un ministre, ça ferme sa gueule. Si ça veut l'ouvrir, ça démissionne ", contre la " parenthèse libérale " en 1983, contre la guerre du Golfe en 1991 et contre le démantèlement de l'État républicain en Corse en 2000. Bref, il nous explique comment nous en sommes arrivés là. Ce récit majeur passionnera tous ceux qui se demandent comment relever les défi s d'aujourd'hui et de demain. Il permet aussi de mesurer la dimension exceptionnelle de l'homme d'État, son exigence morale et intellectuelle qui lui valent aujourd'hui respect et considération.

  • L'immigration électrise périodiquement notre débat public. Mais son irruption sur la scène politique et médiatique se fait le plus souvent à partir de données anciennes, incomplètes ou habilement maquillées. Une méconnaissance de la réalité, entretenue par l'extrémisme d'un côté, par le politiquement correct de l'autre.Ce livre dresse le tableau de l'immigration en France depuis vingt ans. Il permet d'en finir avec le déni soigneusement orchestré par quelques démographes ayant pignon sur rue, lesquels tentent d'occulter la réalité de la vague migratoire massive qui affecte notre pays.Préfet de région et Conseiller d'État, Patrick Stefanini a consacré à ce problème une grande partie de sa vie professionnelle, dans les divers postes de responsabilité qu'il a occupés auprès de Robert Pandraud, Alain Juppé, Dominique de Villepin et enfin Nicolas Sarkozy et Brice Hortefeux. Il a retiré de cette expérience concrète des convictions fortes qu'il exprime ici sans détour. Il décrit l'impuissance de nos gouvernements à maîtriser l'immigration alors même que la France, affaiblie économiquement, a vu ses capacités d'accueil se restreindre et a laissé s'abîmer son modèle social. Il constate l'échec de nos efforts d'intégration en raison du chômage de masse, mais aussi du repli identitaire et de la poussée du fondamen-talisme islamique chez les nouveaux immigrants.Il formule aussi des propositions précises, à rebours des mots d'ordre simplistes des uns et de l'aveuglement des autres : contrôle des frontières extérieures de l'Europe, dépôt des demandes d'asile hors du territoire français, révision radicale de notre politique d'aide au développement, et enfin refonte des règles d'acquisition de la nationalité française.C'est désormais la cohésion de notre société qui est en jeu. Pour reprendre le contrôle de l'immigration, Patrick Stefanini appelle à faire les choix devant lesquels la France recule depuis vingt ans.

  • Quotidiennement, des agitateurs prennent d'assaut les tribunes pour attiser colères identitaires et passions xénophobes. Leur brutalité verbale, qui vise principalement les «migrants» et les «musulmans», rappelle la violence de ceux qui, dans la première moitié du siècle précédent, vilipendaient les «métèques» et les «juifs». De la même façon que les droites d'antan vitupéraient contre le «judéo-bolchevisme», leurs épigones fustigent l'«islamo-gauchisme», qu'ils associent à l'antisémitisme.

    Or ces mêmes accusateurs font parfois preuve d'une étonnante complaisance lorsqu'ils se trouvent confrontés, dans leurs alentours culturels et idéologiques, à des considérations pour le moins équivoques sur les juifs ou sur l'histoire de la Seconde Guerre mondiale. Soudain ils deviennent magnanimes et peuvent même trouver à leurs auteurs des circonstances atténuantes. Et ainsi se perpétue l'abject.

  • Édition enrichie de trois chapitres inédits, où François Hollande évoque l'avenir de la gauche, la place de l'écologie et la question européenne.
    Pour la première fois depuis qu'il a quitté l'Élysée, François Hollande s'explique. Il tire les leçons humaines et politiques d'une expérience unique.
    Comment vit un président au jour le jour ? Comment tranche-t-il dans le feu de l'action ? Comment agit-il sur la scène internationale ? Comment a-t-il décidé, pour redresser le pays, d'encourir l'impopularité et l'incompréhension parmi les siens ?
    Face aux épreuves qui ont ensanglanté notre pays, il donne ses sentiments intimes et nous fait partager, par les portraits saisissants des principaux dirigeants du monde, les défis majeurs de la planète. Il livre des vues aiguës sur la crise
    que traverse la démocratie européenne et sur l'avenir de la gauche réformiste.
    Dans sa vie publique, comme dans les replis de sa vie privée, sans impudeur mais sans faux-fuyant, il confesse aussi ses regrets. Il révèle enfin les raisons qui l'ont conduit à ne pas se représenter et détaille les relations complexes qu'il entretient avec Emmanuel Macron.
    Un document rare sur l'exercice du pouvoir que tout citoyen et tout lecteur curieux de l'expérience humaine des grands dirigeants lira avec passion.

  • Certaines affaires disparaissent aussi vite qu'elles ont surgi dans l'actualité, d'autres font vaciller les fondements de la République et deviennent des scandales d'État.

    Dix de ces affaires sont racontées dans ce livre : « Markovic », ou comment la femme d'un futur président a été odieusement salie ; « Boulin », ou comment une opération immobilière s'est scellée par la mort mystérieuse d'un ministre ; « les diamants de Bokassa », quand un cadeau empoisonné contribue à la défaite de Giscard ; « Clearstream », ou l'incroyable histoire d'une haine sans merci.
    Entre intrigues, corruption, et ambition, ces affaires révèlent qu'en politique, tous les coups sont permis : manipulation, complot, trahison. Et dans la course effrénée au pouvoir, rien ni personne n'est épargné.
    Mais au-delà de ce terrible spectacle politique et des machinations ; plus grave encore que les carrières ruinées, les honneurs souillés et les vies brisées, c'est l'idéal républicain qui est atteint en plein coeur et peu à peu abîmé.

  • «  C'est mon ami  !  » Nicolas Sarkozy s'est choisi un héritier, un fils spirituel  : Gérald Darmanin.
    Cette amitié influe dans la macronie tout autant qu'à droite. Les deux hommes ont tissé un lien privilégié avec Emmanuel Macron et ont un adversaire commun, Laurent Wauquiez.
    Quel sera leur avenir alors que le destin du président a pris un tour inattendu et incertain  ? Malgré les affaires, Nicolas Sarkozy, dont l'ombre reste si prégnante, peut-il être un recours  ? Dans un récit tissé de confidences inédites, Ludovic Vigogne brosse la fresque d'un monde politique en recomposition, où l'on découvre des alliances inattendues et des aspects secrets de personnalités que l'on croyait pourtant bien connaître.
     
    Ludovic Vigogne est journaliste à L'Opinion. Il suit depuis vingt ans la droite française.

  • « Cette enquête retrace, pour la première fois, l'histoire de la conversion de Jean-Luc Mélenchon au « bolivarisme », ce néo-populisme qualifié de « socialisme du XXIe siècle ». Mélenchon n'a jamais caché son admiration pour Hugo Chavez mais, jusqu'à présent, on ne connaissait pas la nature exacte de leurs liens. Tout se résumait à un acronyme opaque, l'ALBA, imprimé sur les programmes de la France Insoumise aux élections présidentielles de 2017. Mais derrière l'ALBA se dresse la personne d'Hugo Chavez et l'ombre d'une « opération d'influence » conduite en secret, depuis Caracas, par une « cellule spéciale » lovée au coeur du palais présidentiel. L'objectif de cette cellule était de fédérer en Europe un puissant réseau de soutien, puisant ses recrues dans les rangs de « l'autre gauche », que ce soit en Espagne, en Grande Bretagne, en Grèce ou en France.
    Le bolivarisme de Mélenchon ne s'arrête pas à des alliances politiques : il a façonné par mimétisme la méthode du chef des Insoumis et de ses alliés : guerre de communication, haine des médias, stratégie d'intimidation, théories du complot érigées en système. Autant de pratiques qui ont été initiées et théorisées en Amérique Latine, au début des années 2000. Cette doctrine politique a éclaté au grand jour lors des récentes crises qui ont secoué les Insoumis. L'affaire des assistants parlementaires, celle des comptes de campagnes et les perquisitions au siège des Insoumis ont jeté une lumière crue sur le mouvement de JLM. Il s'agit à présent d'en éclairer les dessous- documents à l'appui. »F.C.Revisitant les épisodes les plus significatifs du parcours politique de Jean-Luc Mélenchon, dont son passage dans les rangs du groupe trotskiste de Pierre Lambert, Frédéric Charpier souligne les influences qui ont façonné le chef des Insoumis, du trotskisme au mitterrandisme et au « bolivarisme », esquissant le profil d'un homme toujours en quête d'un mentor providentiel.

  • Le témoignage du lanceur d'alerte qui a déconcé le scandale de l'abattoir de Limoges. Mauricio Garcia Pereira a grandi dans une ferme d'élevage en Galice espagnole. Il a appris à aimer et respecter les animaux. Arrivé à Limoges, il est embauché dans le plus grand abattoir public de France, où il est le témoin de mauvais traitements sur les animaux, notamment l'abattage de vaches gestantes. Heurté, il interroge responsables et vétérinaires au sujet de cette pratique monstrueuse, mais n'obtient que des réponses évasives et gênées, accompagnées de l'injonction de continuer à faire son travail sans poser de questions. N'y tenant plus, il contacte l'association de protection animale L214 et accepte d'introduire clandestinement une caméra dans l'enceinte de l'abattoir. Les images diffusées via les réseaux sociaux déclenchent un scandale dans l'opinion publique.
    Mauricio brise l'omerta. Il dénonce les transgressions de la loi par un organisme public et la corruption de l'ensemble de la filière, qui rend possible cette barbarie. Depuis cette affaire, il a perdu son travail, mais continue à lutter pour la cause animale. Il est le parrain d'une association fondée par des vétérinaires Français pour le respect de la condition animale et a été l'invité d'honneur d'une journée consacrée à ce thème au Sénat en mai 2017.

  • « Le 13 novembre 2015 ne fut au final qu'un jour dans notre vie. Un seul jour qui a déformé l'existence d'une personne, d'une famille, d'un groupe d'amis, d'une ville, d'un pays. »
    Un seul événement peut-il déterminer toute notre existence ? Peut-on poursuivre après l'horreur ? Cette nuit-là, David est confronté à sa mort.
    Alors que l'enquête judiciaire s'achève et que le procès devrait s'ouvrir en 2021, le jeune homme revient sur ces cinq dernières années, la difficulté de se reconstruire, la force de vivre.

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